En frappant le Liban, Israël a déjà sapé le cessez-le-feu avec l’Iran
Le cessez-le-feu conclu entre Washington et Téhéran se heurte déjà au front libanais. Israël affirme que la trêve ne s’applique pas au Liban, mais le Pakistan, l’Iran et plusieurs partenaires européens soutiennent qu’il doit en faire partie. En poursuivant ses frappes sur le territoire libanais, l’État hébreu a non seulement contesté cette lecture, mais aussi ravivé un historique de violations de trêves, depuis les survols de l’après-2006 jusqu’aux violations dénoncées après la trêve de 2024.
Zugzwang dans le Golfe : quand toutes les options mènent à la perte
Face à l’affrontement entre Israël, les États-Unis et l’Iran, les monarchies du Golfe entrent dans un véritable zugzwang géopolitique. Quelle que soit l’issue du conflit, elles risquent un repli stratégique, économique et psychologique, contraignant leurs ambitions régionales et révélant la fragilité d’un modèle fondé sur sécurité externalisée et expansion.
Israël a perdu la bataille du Liban
Le cessez-le-feu conclu entre Washington et Téhéran change profondément la lecture de la guerre au Liban. Israël a frappé massivement, déplacé des centaines de milliers de civils et cherché à imposer une profondeur stratégique jusqu’au Litani. Pourtant, l’État hébreu n’a ni détruit le Hezbollah, ni consolidé une victoire politique. Pis, le règlement a été engagé par Donald Trump malgré les pressions de Netanyahu et de plusieurs alliés arabes. L’influence iranienne, loin de reculer, sort renforcée au Liban, y compris dans la définition du cessez-le-feu. La séquence révèle aussi une usure israélienne croissante, sur le plan humain comme sur les capacités de défense.
Israël et le Golfe, autres grands perdants de la séquence iranienne
La décision de Donald Trump d’aller vers un règlement avec l’Iran, malgré les pressions de Netanyahu, de l’Arabie saoudite, des Émirats et d’alliés républicains, rebat les cartes au Moyen-Orient. Selon Axios, J. D. Vance et Steve Witkoff ont plaidé dans le cercle rapproché pour accepter l’accord. Cette séquence fait d’Israël et du Golfe les autres grands perdants : ils n’ont pas obtenu la poursuite de la pression maximale, tandis que l’Iran, lui, reste au centre du jeu et impose ses conditions.
Pourquoi les États-Unis sortent perdants de la guerre du Golfe
Pourquoi les États-Unis sortent perdants de la guerre du Golfe : Ormuz, alliés, sécurité régionale et isolement diplomatique.
Pâques à Washington : l’ayatollah Trump et la victoire divine avec lapin officiel
À Washington, Donald Trump met en scène une prétendue victoire divine sur fond de Pâques, de menace militaire et de communication mystique. Entre trêve avec l’Iran, symboles religieux et lapin officiel, cette séquence absurde révèle une sacralisation du pouvoir où la guerre devient décor, récit et spectacle politique total.
Les autorités libanaises, grandes perdantes du cessez-le-feu
Le cessez-le-feu entre Washington et Téhéran a révélé bien plus qu’une tentative de désescalade régionale. Il a surtout exposé l’affaiblissement de l’État libanais. Beyrouth n’a pas pesé au centre de la négociation, l’Iran a défendu plus visiblement l’inclusion du Liban dans la trêve, Israël a poursuivi ses opérations, et l’armée libanaise n’a pas restauré la crédibilité souveraine que promettait son déploiement au sud. Contestées par leurs adversaires comme par leurs alliés, les institutions apparaissent aujourd’hui plus vulnérables que jamais.
Les États-Unis et Israël franchissent-ils le seuil du crime de guerre ?
Les États-Unis et Israël risquent-ils des accusations de crimes de guerre en visant ponts, électricité et gaz ? Analyse juridique et politique.
Masnaa, la frontière vitale du Liban
Masnaa, axe vital du Liban : commerce, civils, souveraineté et diplomatie se jouent sur ce poste-frontière menacé.
La trahison silencieuse du hezbollah : comment l’héritage de Moussa Sadr a été renversé
L’article analyse la rupture entre la vision nationale de Moussa Sadr et l’orientation régionale incarnée par le Hezbollah. Il décrit un renversement doctrinal majeur au sein du chiisme libanais, où l’intégration dans l’État aurait cédé la place à une logique transnationale, redéfinissant profondément le rôle du Liban aujourd’hui.
États-Unis d’Amérique et Israël contre l’Iran
René Naba analyse l’offensive israélo-américaine contre l’Iran comme une guerre aux ressorts électoralistes, stratégiques et géopolitiques. Entre rivalités régionales, hégémonie nucléaire, calculs occidentaux et coût militaire croissant, le conflit pourrait redéfinir durablement l’équilibre du Moyen-Orient. Article publié en partenariat avec Madaniya.info pour éclairer cette confrontation majeure.
Les dégâts collatéraux de Palantir — quand l’algorithme se trompe d’étage
À Aïn Saadé, une frappe guidée par un système algorithmique censé garantir la précision a tué une famille au mauvais étage. À travers l’exemple de Palantir, l’article interroge les limites de l’intelligence artificielle dans la guerre moderne et la responsabilité des erreurs technologiques aux conséquences irréversibles.
Le Liban n’est pas au bord du gouffre. Il y est déjà tombé.
Le Liban n’est plus menacé d’effondrement : il est déjà tombé. Face à un État vidé de sa substance, à la fragmentation territoriale et à l’emprise d’influences extérieures, l’enjeu n’est plus le retour au passé, mais la construction pragmatique d’un nouvel équilibre politique, sans sombrer dans la dislocation violente.
Pâques au Moyen-Orient : que vienne enfin le temps de la résurrection
En ce temps de Pâques, il est difficile d’adresser de simples vœux comme si le monde allait bien, comme si notre région n’était pas accablée, comme si les peuples du Moyen-Orient n’avaient pas traversé, une fois encore, leur part de feu, de deuil et d’angoisse. Pourtant, c’est peut-être précisément dans de tels moments que ces mots doivent être dits. Joyeuses fêtes de Pâques. Non par convenance. Mais parce qu’il faut continuer à souhaiter la lumière là où l’obscurité s’est installée trop longtemps.




















