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Membre du collectif issu de la société civile Kulluna Irada, Henri J. Chaoul a pris en février 2020 la fonction de conseiller du ministre des Finances, « en tant que citoyen concerné, motivé par une forte volonté d’aider le Liban à sortir de ses crises économique et financière ».

Il considère que le plan global de réforme du gouvernement approuvé à l’unanimité par le Conseil des ministres le 30 avril 2020 est bon : « C’était la première fois qu’un diagnostic quantitatif des multiples crises économiques, fiscales, financières et monétaires du Liban était établi, en prélude à l’identification des réformes correctives profondes. »

Il estime qu’il n’existe actuellement pas d’alternative concrète, sous-entendant que le plan présenté par l’Association des Banques du Liban (ABL) ainsi que d’autres plans présentés par la société civile ne peuvent pas être considérés comme « un plan B ou un plan Z ».

Hier, il a confirmé sur son compte Twitter avoir décidé de démissionner alors que le Liban négocie avec le Fonds monétaire international (FMI) une assistance financière pour redresser son économie et son système bancaire et financier.

M. Chaoul dénonce l’absence « de réelle volonté de mettre en œuvre des réformes ou une restructuration du secteur bancaire, y compris de la Banque centrale » (ce dont ne semblent pas vouloir le gouverneur de la Banque du Liban Riad Salamé et ses soutiens comme l’ABL et certains partis comme le Courant du Futur des anciens Premiers ministres Fouad Siniora et Saad Hariri et le mouvement Amal du Président du Parlement Nabih Berri dont le ministre des Finances Ghazi Wazni était le conseiller jusqu’à sa nomination). Il accuse ainsi les « gens au pouvoir » d’« inaction préjudiciable » et de constituer « une résistance institutionnelle » à des « réformes profondes et douloureuses » sans lesquelles « nous nous embarquerions dans une décennie (ou deux) perdue et marquée par un environnement social chaotique et une hausse de la pauvreté qui augmente déjà à un rythme alarmant ».

Il ajoute dans son communiqué : « Les gens au pouvoir ne semblent pas comprendre que chaque jour de retard est un jour perdu, un prix lourdement supporté par les citoyens d’aujourd’hui, puis par les générations futures. Chaque jour qui passe sans s’attaquer aux causes profondes de la crise et à la mise en œuvre des bonnes solutions augmente le risque d’implosion économique : les salariés perdent leur emploi, les entreprises ferment leurs portes, la dépréciation de la livre libanaise s’accélère, l’hyperinflation, le non-fonctionnement des secteurs vitaux, tels que les hôpitaux et l’éducation, l’absence de soutien au secteur privé, aux services, à l’agriculture et à l’industrie manufacturière : l’espoir de reprise s’estompe ».

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