Le Ministre de l'Energie et des Ressources Hydrauliques César Abi Khalil. Crédit Photo: Dalati & Nohra.
Le Ministre de l'Energie et des Ressources Hydrauliques César Abi Khalil. Crédit Photo: Dalati & Nohra.

Après la conclusion de l’appel d’offre des blocs 9 et 4 en février, le Ministre de l’Énergie et des Ressources Hydrauliques a annoncé avoir demandé à l’administration pétrolière libanaise ce mardi, de lancer un prochain appel d’offres sur d’autres blocs sans donner plus de détails.

Le Ministre, César Abi Khalil, en fait l’annonce lors de l’ouverture du 4ème sommet annuel sur le pétrole et le gaz qui a lieu à Beyrouth.

Pour rappel, les compagnies françaises Total, italiennes ENI et russes Novatek avaient remporté un appel d’offre de l’octroi de l’exploration et de l’exploitation des blocs 4 et 9 du gouvernement libanais, l’année dernière, provoquant une grave escalade verbale entre le Liban et Israël. Ce exploitation de ces blocs devrait commencer d’ici 2019.

Le litige entre les 2 pays porte notamment sur les blocs 8 et 9 à la frontière sud, l’état hébreu en revendiquant une partie longeant ses territoires maritimes.

Les blocs 8 et 9 revendiqués par Israël qui menace le Liban d’une guerre

La carte des différents blocs dans les zones maritimes libanaises. Source Lebanese Petroleum Authorities
La carte des différents blocs dans les zones maritimes libanaises. Source Lebanese Petroleum Authorities

Les blocs 8 et 9 se situent le long de la ligne de démarcation maritime avec Israël . Ces 2 zones posent un problème, l’état hébreu en revendiquant une partie longeant ses territoires maritimes.

Le Ministre israélien de la défense Avigdor Lieberman était allé jusqu’à menacer les 3 compagnies, Total, ENI et Novatek, ayant remporté le précédant appelle d’offre ainsi que le Liban d’une guerre dans ce dossier. Le responsable israélien aurait même déclaré que l’état hébreu possède le bloc 9.

Au total, la zone disputée entre les 2 pays est estimée à plus de 800 kilomètres carrés.
Les autorités américaines ont offert leurs médiations pour résoudre cette crise.
L’ancien Secrétaire d’Etat américain de l’époque, Rex Tillerson, s’était rendu au Liban, pour y présenter les propositions américaines de règlement de ce conflit. Elles consistaient notamment à accorder 60% de la zone revendiquée au Liban et 40% à Israël, soit 560 kilomètres carrés au Liban et le solde à Israël. La limitation proposée se faisait selon la ligne Hoff portant le nom d’un ancien responsable américain, Frederick Hoff.
Les autorités libanaises ont cependant refusé ces propositions indiquant posséder des cartes internationales accordant toute la zone au Pays des Cèdres.
Cette zone hébergerait d’importantes ressources gazières et pétrolières que le Liban compte bien exploité, conformément au droit internationale qui le lui accorde. Le Liban avait cependant proposé la démarcation de ces zones en conformité des solutions de l’ONU. Cette démarche a été refusée par l’État Hébreu.
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