Epilogue dans l’affaire de la Lebanese Canadian Bank, accusée par le Trésors Américain de blanchiment d’argent lié à un trafic de drogue et à des liens avec le mouvement chiite Hezbollah, organisation considérée comme terroriste par les USA. L’établissement bancaire libanais se ferait racheter pour un montant estimé entre 500 à 600 millions de dollars par la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), a annoncé le gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé ce soir, à la LBCI.

Pour rappel,les autorités américaines avaient dernière serait liée à un supposé trafiquant de drogue dénommé Ayman Joumaa qui n’est qu’autre que le gendre du président de la Chambre Nabih Berri et qui s’était empressé de démentir toutes ses accusations. Ces accusations intervenaient alors que le président de la chambre faisait parti de l’opposition de l’époque.Riad Salamé, au moment des faits en tournée aux USA, avait également affirmé que la Banque, classée au 9ème rang des institutions bancaires libanaises avec des dépôts estimés à 5 milliards de dollars, joui toujours du soutien total de la BDL, qui avait également démenti tout lien face à ces accusations.

Certains analystes avaient vu une relation directe entre la mise en place de ses sanctions et l’attitude de ce dernier dans la chute du gouvernement Saad Hariri.

4 établissement bancaires s’étaient portés acquéreur de la LCB, la Banque Byblos, la Libano-Française, la SGBL ainsi qu’une banque française.

Le nouvel ensemble cumulerait 15 milliards d’actif total, lui permettant d’accéder à la 4ème place du classement Alpha des Banques Libanaises, derrière la Banque Audi, la BLOM, la Banque Byblos et devancerait de peu la Bank Med. La nouvelle banque issue de la fusion serait également classé au 4ème rang en terme de dépôt, et cumulerait 112 millions de dollars de profit annuel.