S’exprimant pour la première fois depuis que des informations font état de la vente par les banques libanaises d’une partie des obligations arrivant à maturité le 9 mars prochain à des fonds vautours, le Président de la République a indiqué que les banques et les personnes ayant manipulé ces instruments financiers seront tenus responsables.

Le chef de l’état a également indiqué que des mesures seront prises contre toute personne ayant contribué à la crise financière via notamment le transfert de fonds à l’étranger.

Ces informations interviennent alors que la Ministre de la Justice, après avoir demandé l’ouverture d’une enquête sur les transferts financiers depuis octobre, a demandé au juge Ghassan Oweidat, l’extension des investigations sur les fonds transférés hors du Liban depuis le mois de juillet.

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Par ailleurs, une enquête parallèle a été lancée à l’encontre des banques libanaises suite à la demande de Marie Claude Najm, qui s’interroge sur les conditions de vente d’obligations libanaises à des fonds étrangers

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On avait appris, début février, que des banques libanaises avaient refusé le SWAP proposé par la Banque du Liban pour les obligations arrivant à maturité en mars prochain, pour les revendre sur les marchés à des créanciers étrangers en dépit d’une chute du cours de ces obligations.  Ainsi, certaines de ces banques libanaises se seraient débarrassés d’une partie de ces obligations, auprès de 2 fonds en particuliers, Ashmore Group et Fidelity Group. Selon certaines informations, ces derniers tenteraient de faire pression sur les autorités libanaises alors que celles-ci envisagent d’annoncer un défaut de paiement.

Les banques libanaises tenteraient ainsi également de faire ainsi pression sur les autorités afin de voir les obligations libanaises être honorées, et ainsi probablement de financer une partie de l’augmentation de leurs capitaux, conformément à une demande déjà véhiculée par l’Association des Banques du Liban (ABL).

Cependant, cette stratégie pourrait encore aggraver l’endettement public, un des plus importants au monde avec une dette atteignant 91.6 milliards de dollars alors que les experts indépendants notent que les réserves monétaires devraient plutôt servir à assurer le financement des produits de première nécessité, blé, médicaments ou essence à destination de la population libanaise durement impactée par la crise économique. Pour rappel, la mise en défaut de paiement est un préalable nécessaire à l’ouverture de négociation avec les principaux créanciers et à la restructuration de la dette publique

Alors que certains créanciers tenteraient actuellement de constituer un groupe pour négocier une restructuration de la dette publique, Ashmore Group ferait bande à part et exigerait un remboursement des obligations arrivant à échéance en mars prochain dont il détiendrait pour près de 300 millions de dollars.

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