Le Logo du Fonds Monétaire International (FMI)
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Répondant à une série de questions concernant les négociations avec le Liban, le porte-parole du Fonds Monétaire International Gerry Rice a évoqué les différences de chiffres concernant les pertes de la Banque du Liban et quel serait l’impact des mesures préconisées sur les populations les plus vulnérables.

Selon Gerry Rice, les discussions actuelles seraient ainsi décrites comme constructives, visant à mieux connaitre le plan de réforme du gouvernement. Le FMI estime les défis auxquels fait face le Liban comme complexes et nécessitant le bon diagnostic et les bonnes réformes.

Pour l’heure, le FMI s’attend à ce que les discussions se poursuivent en raison de la complexité déjà évoquée.

Par ailleurs, abordant la différence entre les pertes estimées de la Banque du Liban par le gouvernement et le gouverneur de la banque centrale, plusieurs réunions ont déjà été effectuées. Sont prises en compte, les pertes liées à la restructuration de la dette publique, de la dépréciation de la monnaie locale et d’autres facteurs.

Les pertes évoquées par le plan de réforme, soit 83.5 milliards de dollars pour le secteur financier, seraient à priori exactes, indique Gerry Rice, selon les hypothèses présentées. Il s’agira cependant d’affiner ces estimations.

Concernant la lutte contre la corruption, le FMI souligne que la transparence et la responsabilisation dans la conduite de la politique économique et du secteur public est nécessaire pour réinstaurer la confiance et ainsi renforcer l’économie locale.

Enfin, le poids des réformes menées ne devrait pas incomber sur les classes les plus vulnérables et les classes moyennes, insiste l’institution internationale.

Le Liban en crise demande une aide financière de 10 milliards de dollars

Pour rappel, le Liban et le FMI mènent depuis maintenant 3 semaines une série de discussion. Beyrouth demanderait ainsi une aide économique de 10 milliards de dollars afin de faire face à la crise économique et financière alors que la récession économique pourrait atteindre jusqu’à 12% cette année.

Le Liban a déclaré un état de défaut de paiement début mars en raison d’une importante dette publique qui a atteint 92 milliards de dollars alors que le pays serait entré depuis 2018 en récession. Plus de 60% de la population vivrait ainsi sous le seuil de pauvreté, soit avec moins de 6 dollars par jour. Par ailleurs, plus de 40% de la population active serait au chômage, la situation économique ayant été encore dégradée suite à l’instauration de manière unilatérale d’un contrôle des capitaux début novembre par l’Association des Banques du Liban.

Rapidement, des différences de chiffrage des pertes économiques étaient apparues entre gouvernement libanais qui estime les pertes du secteur financier à 83.5 milliards de dollars dont 63.7 milliards pour la Banque du Liban seule et le gouverneur de la Banque du Liban qui récuse ces pertes, estimant qu’elles seront effacées notamment par les profits fiduciaires à venir. Par ailleurs, le plan de sauvetage du gouvernement Hassan Diab prévoyant un approvisionnement au total des capitaux des actionnaires, ce dernier est combattu par l’Association des Banques du Liban qui a présenté un plan concurrent.

Face à ces divisions, des sources proches du dossier estiment que les négociations feraient ainsi face à plusieurs obstacles.

Ce jeudi 4 juin, une réunion s’est ainsi déroulée au Palais Présidentiel de Baabda pour unifier la position des différents protagonistes. Un accord aurait ainsi été conclu pour unifier les estimations face au FMI.

Extrait de la conférence de presse (en anglais)

So, that’s the status with Sudan. There are many, many questions on Lebanon. I’m turning to the Middle East. Emma Graham, CNBC; Lin Noueihed, Bloomberg; Odette Ayoub, Addiyar; and once again, Matthew Lee, all asking questions about Lebanon, what’s the status of IMF negotiations. “The Prime Minister has said he thought talks with the IMF would be wrapped up within a month. Again, can we confirm? We know central banks numbers and government numbers are different, what’s the IMF’s view? What’s the IMF’s view on corruption? In Lebanon it’s said that the IMF is asking to decrease government expenditures, will these costs of reforms fall on the poorest?”

Those are the questions. Let me try and take them. On the status of discussions, I would characterize them as I did last time here, as constructive. They’ve been focused on a better understanding of the government’s reform plan and its implications. We all recognize the challenges facing Lebanon are difficult, they’re complex, and they will require the right diagnostic and the right set of comprehensive reforms, and of course implementation is key. This needs to be underpinned strong government ownership of its economic program, and support for across the political spectrum and civil society.

There was a question about the timeline. I don’t have a timeline for the conclusion of the discussions. We do expect them to be rather lengthy due to the complexity of the issues that I just mentioned.

On the difference in numbers question, between central banks’ numbers, government numbers: we have had several rounds of technical meetings with senior officials in Lebanon, to better understand the estimated losses stemming from the assumed public debt restructuring, exchange rate depreciation and other factors, as presented in the government’s plan, and these discussions, as I said have helped us improve our understanding of many specific technical issues.

Having said this, the preliminary view from Fund’s staff, is that the estimated losses presented in the reform plan, are broadly in the right order of magnitude, given the assumptions presented. Nevertheless, further technical work will be needed ahead to refine these estimates, particularly as specific reforms are implemented.

On the question of corruption, of course this is an issue the IMF is addressing in many countries. In the context of Lebanon, there is significant scope to strengthen the transparency and accountability of economic policies, and public sector entities. And this will be critical, in our view, to restore confidence, and ensure that loss-making sectors are reformed and help strengthen overall economic performance in the year ahead.

Finally, the question about reforms falling on the poor: we are discussing with the authorities how they can implement their economic reform plan in a way, and I want to be clear on this. In a way to ensure that the burden of adjustment does not fall on the poor and middle class, while the proposed fiscal adjustment strategy is successfully implemented.

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