L'ambassadrice américaine Elizabeth Richards accompagnée par une délégation américaine à la rencontre du Premier Ministre Libanais Saad Hariri, 19 février 2019. Crédit Photo: Dalati & Nohra
L'ambassadrice américaine Elizabeth Richards accompagnée par une délégation américaine à la rencontre du Premier Ministre Libanais Saad Hariri, 19 février 2019. Crédit Photo: Dalati & Nohra

Selon certaines sources diplomatiques occidentales, la participation du Hezbollah et les derniers contrats accordés à des entreprises russes pourraient nuire à l’aide économique et militaire accordée au Liban, a annoncé le quotidien anglophone The Daily Star dans son édition du 20 février 2019.

Ce diplomate faisait notamment allusion aux contrats passés avec les entreprises Novatek participant au consortium formé avec l’entreprise française Total et italienne ENI, concernant l’exploitation des blocs 9 et l’exploitation des capacités de stockage en hydrocarbure par l’entreprise Rosnef du port de Tripoli au Nord Liban pour une durée de 20 ans.

Pour rappel, le bloc 9 situé dans l’espace maritime libanais, fait l’objet d’un litige avec Israël.

Selon le diplomate dont l’identité n’a pas été révélée, le Liban semble de plus en plus s’aligner sur un axe formé par la Russie, la Syrie et l’Iran.

Par ailleurs, les pays occidentaux s’inquiéteraient du rôle grandissant du Hezbollah au sein des administration libanaises. L’Ambassadrice Américaine, Elizabeh Richards aurait évoqué ce sujet avec le Premier Ministre Libanais Saad Hariri au cours d’un entretien qui s’est déroulé ce mardi.
Le Hezbollah a obtenu 3 portefeuilles dans le nouveau gouvernement Hariri III dont celui de la Santé. Les Etats-Unis avaient déjà prévenu devoir cesser leurs coopérations avec les ministères et les administrations libanaises considérées comme proches du mouvement chiite.

À l’issue de sa réunion avec le Premier Ministre, Elizabeth, accompagnée par le directeur d’USAID et par l’attaché militaire américain au Liban, a estimé avoir exprimé « l’inquiétude des États-Unis devant le rôle croissant au sein du Cabinet d’une organisation qui continue à maintenir une position qui n’est pas sous le contrôle du gouvernement, qui continue de prendre ses propres décisions en matière de sécurité nationale. mettre en danger le reste du pays, ce qui continue de violer la politique de dissociation du gouvernement en participant à un conflit armé dans au moins trois autres pays« 

Elle faisait allusion à la présence de la branche militaire du Hezbollah au Liban, en Syrie et au Yémen considérant que cela mettait en danger la politique de dissociation du Pays des Cèdres face aux conflits régionaux.

Elle a également accusé le Hezbollah d’avoir empêché l’Armée Libanaise à se rendre au niveau des points d’origine des tunnels qui traversent la ligne bleue.

Elizabeh Richards a rappelé que Washington a fourni pour plus de 850 millions de dollars d’aide au Liban, essentiellement à l’Armée Libanaise en 2018 et a exprimé sa désapprobation concernant la déclaration d’intention du nouveau gouvernement sur la question des armes de la branche militaire du mouvement chiite

Ces propos interviennent alors que les tensions avec Israël ne se sont pas dissipées suite notamment à la construction d’un mur par Tsahal au niveau de parties litigieuses de la ligne bleue, la découverte de tunnels en partance du Liban vers les territoires occupés ou encore les revendications israéliennes sur les ressources maritimes des blocs maritimes 4 et 9.

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