L'entrée principale de la Banque du Liban (BDL) Crédit Photo: Libnanews.com, tous droits réservés
L'entrée principale de la Banque du Liban (BDL) Crédit Photo: Libnanews.com, tous droits réservés

Menace sur l’économie libanaise menacée de paralysie en raison de la grève des fonctionnaires de la Banque du Liban (BDL) ou encore de la Sécurité Sociale qui protestent contre les mesures d’austérité qui pourraient les toucher. Par ailleurs, le gouvernement poursuit l’examen du budget 2019 ce lundi.

Ainsi la Bourse de Beyrouth a dû clôturer ses opérations, alors que le syndicat des pompistes ont mis en garde contre une possible pénurie d’essence.

Côté BDL, les fonctionnaires demandent le retrait de l’article 61 (sur les 69 que comporte le budget).
Ces derniers protestent contre l’annulation de dispositions leurs accordant 16 mois de salaire annuellement. Ils n’obtiendraient ainsi plus que 12 mois de salaire selon les mesures d’austérité du budget 2019 présentées par le Ministère des Finances.

Le syndicat des pompistes indiquent que les compagnies de distribution ont demandé aux propriétaires des stations essence de payer en dollars en raison de la grève de la BDL et de l’arrêt des opérations de compensation des chèques.
Autre difficulté pour les pompistes, l’impossibilité de changer leurs livres libanaises contre les dollars.
Ils appellent ainsi les compagnies distributrices à accepter pour le moment des chèques sans encaissement, le temps que la grève de la BDL puisse être achevée.

Les fonctionnaires de la Sécurité Sociale ont également débuté un mouvement social avec sit-in devant le siège de l’institution, Corniche Marzaa à Beyrouth. Ils protestent contre une possible diminution de leurs salaires.

Côté gouvernement, le Ministre des Finances Ali Hassan Khalil a indiqué être en faveur d’une augmentation des taux d’intérêts sur la livre libanaise, qui passeraient de 7% à 10% pour maintenir la balance budgétaire.

Des contacts sont en cours pour demander la fin de cette grève en raison des répercussions sur l’ensemble du système bancaire désormais paralysé.

Pour rappel, le Liban s’est engagé à réduire son déficit budgétaire à 9% du PIB lors de la conférence CEDRE qui s’est déroulée en avril 2018 à Paris. En contrepartie de cette politique d’austérité, il pourrait alors disposer de 11 milliards de dollars d’aide pour relancer son économie.

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