Le bureau du Président de la République, le Général Michel Aoun, a publié un communiqué à l’issue de la rencontre entre le Chef de l’état et le sous-secrétaire d’état américain en charge du Moyen-Orient, David Hale, actuellement en visite officielle au Liban.

Le Président a ainsi souligné “l’importance de poursuivre les négociations sur la démarcation des frontières maritimes entre le Liban et Israël” appelant les Etats-Unis à assumer le rôle d’un médiateur honnête et juste”. Il a également estimé que “le Liban a la droit de tenir sa position selon son intérêt et conformément au droit international et aux principes constitutionnels”, avant d’appeler à l’accréditation d’experts internationaux pour délimiter les zones exclusives entre le Liban et Israël.

Répondant indirectement à la volonté de Tel Aviv de lancer prochainement l’exploration d’une partie revendiquée par le 2 pays, le Président de la République a souligné qu’il souhaiterait également obtenir un engagement à ne pas mener d’activités pétrolières ou gazières et à ne commencer aucun travail d’exploration tant qu’un accord n’a pas pu être obtenu. Aucun compromis sur la souveraineté, le droit ou les intérêts des libanais ne pourra être conclu, notant par ailleurs que ce dossier fait l’objet d’un concensus interne au Pays des Cèdres.

Pour sa part, David Hale a indiqué s’être déplacé au Liban à la demande du secrétaire d’état américain Anthony Blinken pour souligner le soutien des Etats-Unis au Liban avant d’estimer que les libanais souffrent “parce que les dirigeants ont failli à résoudre les problèmes économiques”. 

“La mauvaise gestion du Liban a mené à cette situation et il reste possible de former un gouvernement qui arrête l’effondrement. Les Etats-Unis sont prêts à aider mais nous devons voir des réformes”, souligne David Hale, allusion aux conditions de la communauté internationale pour le déblocage de l’aide économique au Pays des Cèdres. 

Le responsable américain a également dénoncé le Hezbollah “et les activités illégales qui empêchent l’établissement d’un état pacifique”. Il s’en est également pris à l’Iran, accusé de financer le mouvement chiite. 

“Les Etats-Unis ne laisseront pas tomber ses amis et le Liban”, nous faciliterons les négociations concernant les frontières maritimes (avec Israël) qui aura un bénéfice économique capable de résoudre la crise”, a-t-il conclu. 

Hier, le sous secrétaire d’état américain en charge du Moyen Orient David Hale avait rencontré successivement plusieurs dirigeants libanais dont le ministre sortant des affaires étrangères Charbel Wehbé, le président de la chambre des députés Nabih Berri et le premier ministre désigné Saad Hariri – peu avant son départ pour Moscou – pour aborder la crise politique actuelle. Il a ainsi communiqué à ces derniers les inquiétudes américaines face à la détérioration des conditions sociales et économiques locales, les appelant à de la flexibilité dans leurs exigences. Il est également attendu par le Président de la République, le général Michel Aoun au Palais de Baabda. 

Ceci est une accumulation de décennies de mauvaise gestion, de corruption et d’incapacité des dirigeants libanais à mettre en avant l’intérêt de leur pays, avait alors estimé David Hall à l’issue d’un entretien avec Nabih Berri, rappelant que la communauté internationale et les Etats-Unis sont prêts à aider si un partenaire local – allusion à l’absence de gouvernement – existait. Il a également appelé à la mise en place de réformes économiques qui devraient être transparentes et mises en oeuvres.

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