Les autorités libanaises, par l’intermédiaire d’Amal Mudallali, l’ambassadrice du Liban à l’ONU, ont vivement réagi aux propos de son homologue israélien qui avait accusé le Hezbollah d’avoir pris le contrôle du port de Beyrouth, estimant qu’il s’agissait de menaces directes à la paix et aux infrastructures du Pays des Cèdres.

Pour rappel, Danny Danon avait accusé l’Iran et la force Al Qouds d’exploiter les infrastructures civiles libanaises et en particulier le port de Beyrouth qu’il avait décrit comme le port du Hezbollah.
« Il est difficile de voir où Beyrouth s’arrête et où Téhéran commence« , estimait le diplomate, accusant par ailleurs le mouvement chiite de recevoir des équipements militaires via les installations portuaires libanaises.

L’ambassadrice du Liban auprès de l’ONU a, pour sa part, estimé que ces allégations constituent une manière de détourner l’attention de la communauté internationale vis-à-vis de l’occupation de la Palestine. Elle a indiqué que Beyrouth reste inquiet par la politique israélienne visant également à changer les statuts légaux, démographiques du plateau du Golan.

Revenant sur les accusations israéliennes, la diplomate a souligné que « s’ils (les autorités israéliennes) les utilisent pour préparer le terrain et la communauté internationale à une attaque contre le port et l’aéroport civils du Liban et contre son infrastructure comme ils l’ont fait en 2006, ce conseil ne devrait pas rester silencieux et devrait assumer sa responsabilité d’empêcher Israël de lancer une nouvelle guerre. sur le Liban« .

Abordant le volet des violations israéliennes du territoire libanais, Amal Mudallali a également rappelé que ces dernières, qu’elles soient terrestres, maritimes ou aériennes constituent une menace à la stabilité du Liban. Elle a souligné que l’état hébreu continue à occuper une partie du territoire libanais, notamment au niveau de points litigieux où des travaux de construction se poursuivent jusqu’à présent.

« Ces violations sont une source de tension et d’instabilité et entraînent une fragilité accrue le long de la frontière et doivent cesser », a conclu la diplomate devant le Conseil de Sécurité de l’ONU.

Il ne s’agit pas des premières accusations israéliennes selon lesquelles le Hezbollah utiliserait des infrastructures civiles. Déjà l’année dernière, le Premier Ministre Israélien Benjamin Netanyahu avait accusé le mouvement chiite de produire des missiles à proximité de l’aéroport international de Beyrouth. Elles avaient alors été rejetées par le Ministre des AF Gébran Bassil qui avait organisé une tournée des ambassadeurs présents au Liban aux différents lieux désignés par Benjamin Netanyahu afin qu’ils puissent par eux-mêmes constater l’absence de telles structures.

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1 COMMENTAIRE

  1. La destabilisation progressive et diplomatique du Liban par les autorites israeliennes constitue une entrave à la stabilité economique et financiere et c EST peut etre de l avis de la communauté internationale de ramener le Liban à un pays du tiers monde.

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