La centrale électrique de Zouk Michael au nord de la capitale Beyrouth. Crédit Photo: François el Bacha, pour Libnanews.com, tous droits réservés.
La centrale électrique de Zouk Michael au nord de la capitale Beyrouth. Crédit Photo: François el Bacha, pour Libnanews.com, tous droits réservés.

Le Premier Ministre Saad Hariri a indiqué que son gouvernement présentera d’ici 3 mois, un plan visant à améliorer la fourniture d’électricité publique.

Pour rappel, le Liban connait une pénurie chronique d’électricité depuis le milieu des années 1980. Une partie du déficit public actuel, qui se monte à plus de 150% du PIB est notamment dû aux subventions accordées. Ainsi, alors que le coût de production au kilowatt est de 17 cents, elle serait revenue à 9 cents aux consommateurs.

Ainsi, un programme de rationnement d’électricité publique a été mis en place, alors que les périodes ou elle est désormais absente, des générateurs de quartiers prennent le relais.

Un précédent plan avait été présenté en 2010, alors que le Ministre actuel des Affaires Etrangères, Gébran Bassil, était le Ministre de l’Energie et des Ressources Hydrauliques. Ce plan consistait notamment à louer des barges de production d’électricité, le temps que soient voter en conseil des ministres, la construction de nouvelles centrales électriques à partir de 2011, pour un coût de 4 870 millions de dollars.

Il s’agissait alors de permettre un retour à 24h sur 24 de la fourniture d’électricité d’ici 2014.

Les différentes polémiques au sein de la classe politique libanaise ont retardé la mise en place de ce plan, seules les barges de production d’électricité ayant été mises en place au niveau des centrales de Zouk et de Jiyyeh.

La plupart des experts ainsi que les agences de notation estiment nécessaires, la mise en place de nouvelles structures de production d’électricité afin de relancer la croissance économique.

Un plan peut-être déjà présenté lors de la conférence CEDRE

Lors de la conférence d’aide au Liban qui s’était déroulé à Paris en mai 2018, le Premier Ministre Saad Hariri avait présenté un plan quelque similaire.

Il s’agissait avant tout d’augmenter la productivité de l’économie libanaise en diminuant les coûts pour les entreprises et les foyers. Cette partie est financée par le secteur privé, à l’exception d’une usine de production non spécifiée. Il s’agit aussi de faire entrer le Liban dans une nouvelle aire, avec des énergies dites propres, solaires et éolienne.

Le Liban ne fournit actuellement que 2066 MW pour une demande de 3400 au maximum et en moyenne pour une demande de 2945 selon les documents fournis. Il s’agira de réhabiliter les structures existantes notamment à Zouk et de construire de nouvelles structures, à Salata et à Zahrani pour 1000 MW.

En attendant, l’état – toujours selon CEDRE – compte louer 2 navires pour fournir 825 MW supplémentaires. A ces unités thermiques, se rajoutent 450 MW d’énergie photovoltaïques, 450 MW d’énergie éolienne et 473 MW d’énergie hydrauliques. Il y devrait également y avoir des essais d’énergie géothermiques, en phase 1 pour un cout de 5 millions de dollars pour 1.3 Mégawatt de production et en phase 3 pour une production de 15 Mégawatt pour 50 millions de dollars.

Selon les spécialistes, ces coûts sont multipliés par 5 par rapport aux coûts habituels sur le marché international, on peut s’interroger sur les raisons de ce surcout au Liban. Par ailleurs, le réseau de distribution fera aussi l’objet d’une réhabilitation nécessaire.