Les mensonges: On vit dans une République démocratique qui  respecte ses obligations et défend le droit des citoyens. La majorité de nos responsables politiques écoutent et défendent en priorité les justes revendications des libanais. La conscience chez nous relève d’une méticuleuse application des obligations quel que soit le poste, la religion, le rite, l’appartenance communautaire de la personne. Les ministres révisent régulièrement leurs projets dans le souci de la mise à jour, du soutient et de l’adaptation aux évolutions du XX e et XXI e siècles. Les politiques des partis oeuvrent sans relâche pour promouvoir la force du verbe et les déterminantes actions au service des gens.  Toute tendance partisane demeure sous les lois de la République quelque soit sa notoriété. Tout va très bien tant que des touristes continuent à nous visiter, que les boîtes de nuit fonctionnement pour certains privilégiés,  que la mer et la montagne sont accessibles rapidement et que le pays demeure pour la région et le monde un message universel de coexistence remarquable!

Les vérités: Nous avons des millions de vues personnelles de la « démocratie » taillées aux mesures de la famille, du quartier, de la communauté, de la région, du territoire, de 18 confessions et des diverses variables pour sa défense. On ne tolère souvent que les diversités de goûts, de couleurs et des formes esthétiques et rarement les avis, les convictions et les richesses de pensées différentes. La « conscience » individuelle de nombreuses personnes se permet de confondre l’intégrité des fonctions avec le laisser faire inégal dans le contexte des institutions publiques. Elle retrouve  pourtant facilement, l’acuité tenace lors des affaires privées. La refonte de vieux projets ministériels manque d’une rigoureuse adaptation aux donnes du XX e et XXl siècle. La mer sent mauvais et la montagne a perdu ses neiges occasionnelles. Le tourisme et le « fun » nocturne ne peuvent attirer que certains inconditionnels du pays des Cèdres. Le vrai atout attractif qu’on perd tristement au fil de nos conflits concerne le précieux temps de vivre la qualité ensemble et paisiblement. Elle a été remplacée par tant de laids mensonges et si peu de réalisme face aux drames vécus mais souvent réprouvés!

On devra décider, plus tôt que irrémédiablement tard, le sens de notre allégeance à la patrie: Va t-on le promouvoir par l’attentisme et l’inertie pour une mort lente de la citoyenneté ou par la volonté de gérer enfin nos lâchetés et passer des absurdes dénis à une ordinaire cohérence?!!   

Joe Acoury. 

1 COMMENTAIRE

  1. Merci de discerner si bien mensonges et vérités. C’est la base de toute pensée, et il importe d’avoir une base solide.

    On dit chez les arabes, « la corde du mensonge est courte », chez les libanais on pourrait dire « les ficelles du mensonge sont longues et nombreuses ». Le temps n’est-il pas venu de couper les ficelles ? Et de voir tomber sur les planches tous les rouages de la mascarade nationale ?

Comments are closed.