La résidence de Walid Joumblatt à Moukhtara dans le Chouf. Crédit Photo: Francois el Bacha pour Libnanews.com. Tous droits réservés.
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Après l’annonce hier d’une possible suspension du ramassage des ordures et de discussions entre celles-ci et le ministère des finances, certaines des entreprises du secteur ont annoncé la reprise de leurs activités.

Il s’agit notamment du cas de la société City Blue qui opère dans le caza du Chouf.

En cause, selon les entreprises de ramassage des ordures, la circulaire 573 de la Banque du Liban dont l’objectif est de viser à diminuer la masse monétaire, les empêchant disposer de liquidités suffisantes en devises pour acheter le fioul nécessaire aux opérations de ses camions ou encore au paiement des salaires de leurs employés.

Cette nouvelle circulaire de la Banque du Liban est largement dénoncée, non seulement par les sociétés de ramassage des ordures, mais également par le secteur médical, des hôpitaux aux pharmaciens.

Une crise chronique des ordures depuis la fermeture de la décharge de Naameh en 2015

Pour rappel, les ordures avaient commencé à s’accumuler dans les rues de Beyrouth et du Mont-Liban à partir du 17 juillet 2015 suite à l’annulation du contrat avec la compagnie de ramassage Sukleen et de l’expiration du mandat d’exploitation de la décharge de Naameh.

Face à l’impossibilité de trouver une solution pérenne à l’époque, les autorités d’alors avaient décidé de la réouverture de la décharge de Bourj Hammoud au nord de Beyrouth et de l’ouverture de la décharge de Costa Brava au sud de la capitale en dépit de la signature en 1994 du traité de Barcelone qui interdit de jeter des ordures en mer. Cette crise avait amené à la mobilisation d’une frange de la population, avec de nombreuses manifestations qui se sont ainsi déroulées durant l’été 2015 au centre-ville de Beyrouth.

Les Forces de Sécurité ont été déjà critiquées pour un usage inapproprié de la violence, alors que certaines sources indiquaient que des éléments proches de partis politiques s’étaient infiltrés parmi les manifestants pour provoquer des incidents.

La crise des ordures refait son apparition aujourd’hui alors que le Liban traverse une grave crise financière symbolisée par la détérioration de la monnaie nationale.

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