Al Akhbar : un accord jugé déséquilibré au profit d’Israël
Al Akhbar du 18 juillet 2026 place au premier plan les limites de l’accord-cadre concernant le Sud-Liban. Le journal compare le dispositif actuel aux engagements conclus en 2024. Il estime que l’ancien mécanisme reposait sur une forme de simultanéité. Le cessez-le-feu, le retrait israélien et le déploiement de l’armée libanaise devaient progresser ensemble. Le nouvel accord imposerait, au contraire, une suite d’obligations au Liban avant toute contrepartie israélienne vérifiable. L’État libanais devrait déployer ses forces, contrôler les secteurs concernés et fournir des preuves de son action. Israël pourrait ensuite décider du rythme de ses propres mesures.
Cette lecture conduit Al Akhbar à considérer le report de la réunion militaire comme un signe politique. Le journal ne le réduit pas à une difficulté technique. Il y voit la confirmation d’un rapport de force défavorable au Liban. La réunion devait préciser le fonctionnement des zones expérimentales, les procédures de contrôle et les étapes du retrait. Son ajournement laisse les obligations libanaises au premier plan, tandis que les engagements israéliens restent sans calendrier ferme. Le quotidien souligne aussi que la définition des menaces demeure largement liée aux demandes israéliennes. La souveraineté libanaise risque ainsi d’être évaluée par des acteurs étrangers, avant que le Liban n’obtienne la restitution de son territoire.
Al Akhbar du 18 juillet 2026 consacre également une large place à la guerre entre les États-Unis et l’Iran. Le journal décrit une confrontation que Washington chercherait à maintenir sous le seuil d’une guerre totale. Selon une analyse publiée par le quotidien, Donald Trump privilégierait des frappes répétées pour affaiblir progressivement l’Iran. Il voudrait aussi neutraliser le détroit d’Ormuz comme moyen de pression iranien. Téhéran estimerait, de son côté, que les États-Unis ne disposent pas des conditions nécessaires pour lancer une vaste opération terrestre. Cependant, le journal relève que la poursuite d’une guerre limitée n’est pas favorable à l’Iran. Elle use ses moyens, perturbe ses infrastructures et maintient une forte pression militaire.
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Al Bina’ : le retrait israélien reste la condition centrale
Al Bina’ du 18 juillet 2026 présente le report de la réunion militaire comme une nouvelle manœuvre dilatoire. Selon le journal, les discussions techniques sur les zones expérimentales éloignent le débat de la question principale. Celle-ci reste le retrait des forces israéliennes des territoires libanais occupés. La publication estime que l’absence de calendrier précis prive l’accord de tout équilibre. Le Liban est appelé à prendre des mesures visibles. En revanche, Israël conserve la liberté de reporter son retrait, de maintenir ses positions ou de modifier les conditions de leur évacuation.
Le journal accorde une place importante aux critiques exprimées par des députés du bloc de la Fidélité à la Résistance. Ali Fayad reproche aux autorités de poursuivre les négociations alors que les frappes et les destructions continuent dans le Sud. Selon lui, l’action gouvernementale ne répond pas à la situation vécue par les habitants des villages frontaliers. Rami Abou Hamdan critique, quant à lui, l’idée que l’armée libanaise puisse transmettre des rapports réguliers sur ses opérations. Il considère que cette procédure soumettrait l’institution militaire nationale à une surveillance extérieure incompatible avec son rôle.
Al Bina’ du 18 juillet 2026 relie ainsi le dossier territorial au débat sur les armes du Hezbollah. Le journal considère que la pression internationale vise d’abord à imposer des mesures libanaises, sans garantie équivalente contre les opérations israéliennes. L’application du dispositif dans certaines localités pourrait devenir, selon cette lecture, un précédent pour des demandes plus larges. La publication défend donc une logique fondée sur la réciprocité. Toute progression de l’armée libanaise devrait correspondre à un retrait israélien réel. Toute procédure de contrôle devrait aussi concerner les violations israéliennes. Sans ces conditions, l’accord serait réduit à un instrument de pression sur le Liban.
Al Sharq : la visite de Joseph Aoun à Washington comme levier politique
Al Sharq du 18 juillet 2026 adopte un traitement plus institutionnel. Le journal attribue officiellement le report de la réunion à la nécessité de compléter les dossiers techniques, les plans d’application et les mesures opérationnelles. Il souligne que l’armée libanaise a déjà commencé à préparer le terrain. Des unités ont été déployées à Frun. Des patrouilles et des points de contrôle ont aussi été renforcés à Ghandouriyé, Qalawiyé, Bourj Qalawiyé, Kfar Dounine, Qaaqaiyet al-Jisr et Srifa. Ces mouvements doivent montrer que l’État est prêt à assumer ses responsabilités dans les zones frontalières.
Le journal met cependant en évidence l’absence de contrepartie israélienne visible. La réunion devait préciser les localités concernées par la première phase. Elle devait aussi organiser les procédures de vérification et l’ordre des déploiements. Son report maintient donc l’incertitude. Al Sharq présente la prochaine visite du président Joseph Aoun à Washington comme une étape majeure. Le chef de l’État pourrait demander à l’administration de Donald Trump des garanties sur le retrait israélien. Il chercherait aussi à renforcer le soutien militaire et politique accordé à l’armée libanaise.
Al Sharq du 18 juillet 2026 décrit en parallèle la poursuite des opérations israéliennes. Le journal rapporte des frappes contre Mifdoun, Chawkin, Mansouri et Naqoura. Il mentionne également des destructions d’habitations à Bint Jbeil et un important dynamitage à Hadatha, près d’Aïta al-Jabal. Des véhicules blindés israéliens ont avancé sur l’axe reliant Mansouri à Bouyout al-Sayyad. Ils se sont approchés d’une position de l’armée libanaise avant de se retirer. Pour le quotidien, ces actions compliquent l’application de l’accord. Elles exposent aussi les soldats et les habitants à des risques persistants, alors que le Liban tente de préparer une phase de stabilisation.
Al Joumhouriyat : la crainte d’une nouvelle politique de temporisation
Al Joumhouriyat du 18 juillet 2026 insiste sur l’inquiétude provoquée par le report de la réunion militaire. Un responsable cité par le journal attribue ce retard à la partie israélienne. Selon cette lecture, Israël chercherait à gagner du temps tout en maintenant ses positions dans le Sud. La publication rappelle les déclarations israéliennes évoquant une présence militaire susceptible de durer plusieurs années. Ces déclarations entrent en contradiction avec l’idée d’un retrait progressif lié à l’application de l’accord-cadre.
Le quotidien estime que le Liban place désormais une grande partie de ses espoirs dans l’intervention américaine. Joseph Aoun devrait demander à Donald Trump d’exercer une pression directe sur Israël. Le président libanais chercherait à obtenir des engagements portant sur le calendrier du retrait, l’arrêt des attaques et la possibilité pour l’armée de se déployer sans être exposée aux frappes. Pour Al Joumhouriyat, le résultat de cette démarche déterminera la crédibilité de l’accord. Sans décision américaine ferme, les réunions techniques risquent de se succéder sans produire de changement territorial.
Al Joumhouriyat du 18 juillet 2026 traite également la confrontation entre les États-Unis et l’Iran comme une guerre sans victoire totale prévisible. La publication cite des analyses occidentales selon lesquelles Washington peut infliger des pertes importantes à l’Iran, mais ne peut pas facilement imposer un nouvel ordre politique. L’Iran conserve, pour sa part, des moyens de riposte régionale. Il peut perturber la navigation, viser des intérêts américains ou soutenir des opérations menées par ses alliés. Le journal présente donc le conflit comme une épreuve d’usure. Cette guerre accroît les risques pour le Liban, car toute extension régionale peut retarder les discussions sur le Sud et modifier les priorités américaines.
Al Sharq Al Awsat : Washington conserve la maîtrise du calendrier
Al Sharq Al Awsat du 18 juillet 2026 décrit le report de la réunion comme une décision américaine soudaine. Celle-ci retarde le lancement de la première phase des zones expérimentales. Des sources citées par le journal évoquent la possibilité d’une nouvelle réunion lors de la visite à Beyrouth de Brad Cooper, commandant du Commandement central américain, prévue le 23 juillet. Cette hypothèse place le dossier sous une supervision militaire américaine plus directe. Elle montre aussi que le calendrier dépend largement des décisions de Washington.
Le journal rapporte que les discussions portent sur la sélection des premières localités. La partie libanaise voudrait que l’expérience commence par le retrait israélien d’une zone réellement occupée. L’armée libanaise pourrait ensuite appliquer le dispositif prévu dans une autre localité. Israël chercherait plutôt à présenter comme des retraits certaines modifications apportées dans des secteurs qu’il contrôle principalement par le feu. Or, un contrôle par les frappes, les drones ou l’artillerie ne correspond pas à une occupation terrestre permanente. Cette différence permettrait à Israël d’afficher une concession limitée sans abandonner une position effective.
Al Sharq Al Awsat du 18 juillet 2026 accorde aussi une large place à l’escalade entre les États-Unis et l’Iran. Le journal rapporte des frappes américaines contre cinq ponts dans le sud de l’Iran, une gare proche de Bandar Khamir et un aéroport à Iranshahr. Le Commandement central américain affirme également avoir détruit une tour de surveillance dans le port de Shahid Kalantari, à Chabahar. Selon la version américaine reprise par la publication, cette installation servait aux gardiens de la révolution pour surveiller les navires traversant le détroit d’Ormuz. Le journal signale enfin que l’administration Trump envisage d’élargir ses opérations et pourrait viser de nouveau des installations nucléaires.
Al Liwa’ : l’armée libanaise ne peut pas se déployer sous le feu
Al Liwa’ du 18 juillet 2026 souligne la disponibilité de l’armée libanaise. L’institution militaire serait prête à entrer dans toute localité du Sud, qu’elle soit libérée, occupée ou placée sous la menace directe d’Israël. Toutefois, le journal précise que les frappes, les incursions et les destructions empêchent un déploiement complet. L’armée ne peut pas installer durablement ses unités dans des secteurs où les soldats et les habitants restent exposés. Le quotidien refuse donc de dissocier le déploiement libanais du retrait israélien.
La publication s’interroge sur la volonté réelle des États-Unis de contraindre Israël. Washington exerce une forte pression sur les autorités libanaises pour obtenir des mesures concrètes. En revanche, aucune pression équivalente n’apparaît clairement au sujet des positions israéliennes. Al Liwa’ estime que cette différence entretient la méfiance. L’accord risque d’être perçu comme un ensemble d’obligations imposées à une seule partie. Le journal soutient le renforcement de l’armée, mais considère que celle-ci ne doit pas servir de couverture à la prolongation de l’occupation.
Al Liwa’ du 18 juillet 2026 relie aussi le dossier du Sud à l’escalade régionale. Le quotidien rapporte l’envoi d’avions ravitailleurs vers Israël. Ce mouvement pourrait annoncer une campagne aérienne américaine ou israélienne plus vaste contre l’Iran. Le journal rappelle que des infrastructures civiles et logistiques sont désormais visées. Ces opérations élargissent la portée du conflit. Elles augmentent aussi le risque de réactions contre des bases américaines ou contre des intérêts liés à Washington. Dans ce contexte, le Liban cherche à éviter une implication directe. Toutefois, la poursuite de la guerre peut réduire les chances d’un règlement rapide à la frontière sud.
Al Quds : les frappes israéliennes démentent la logique de désescalade
Al Quds du 18 juillet 2026 met en évidence le désaccord portant sur la définition des zones expérimentales. Selon le journal, le Liban demande le retrait d’une localité où des forces israéliennes sont réellement présentes. En échange, l’armée libanaise appliquerait le nouveau mécanisme dans une localité qui n’est pas occupée de manière permanente. Israël chercherait, au contraire, à inclure des secteurs soumis à son contrôle par le feu. Cette formule lui permettrait de présenter l’arrêt ou la réduction de certaines opérations comme un retrait, sans évacuation terrestre comparable.
Le quotidien décrit une journée marquée par des attaques contre onze localités ou secteurs du Sud. Les opérations comprennent des frappes aériennes, des tirs d’artillerie, des destructions, des ratissages et des largages de produits incendiaires. Un travailleur syrien a été blessé. Des incendies ont touché des terrains agricoles. Le complexe des écoles Al Mahdi, dans le secteur de Saf al-Hawa à Bint Jbeil, a été détruit. Des maisons ont également été visées. À Hadatha, une importante opération de dynamitage a été signalée. Des tirs ont touché Baraachit, tandis qu’une explosion a été provoquée près de Zawtar al-Gharbiyah.
Al Quds du 18 juillet 2026 considère que ces opérations contredisent directement le discours sur la désescalade. Les préparatifs de l’armée libanaise se déroulent alors qu’Israël maintient une forte capacité d’intervention. Le journal relève aussi un changement dans les opérations américaines contre l’Iran. Les premières frappes paraissaient dispersées. Les opérations plus récentes visent davantage les voies de transport, les ports et les réseaux logistiques. Cette évolution pourrait préparer une campagne plus longue. Certaines analyses évoquent même la possibilité d’actions terrestres limitées, sans qu’une invasion générale soit engagée.
Nida’ Al Watan : la démarche présidentielle au centre des attentes
Nida’ Al Watan du 18 juillet 2026 place la visite annoncée de Joseph Aoun aux États-Unis au cœur de son traitement. La qualité technique du document rend plusieurs passages difficiles à restituer avec certitude. Toutefois, la première page établit clairement un lien entre le déplacement présidentiel, les arrangements de sécurité au Sud et les attentes envers Washington. Le président de la République doit porter le dossier du retrait israélien auprès de l’administration américaine. Il doit aussi chercher des garanties sur le soutien à l’armée et sur le respect des engagements conclus.
Le journal présente la démarche présidentielle comme un test pour les relations libano-américaines. Les États-Unis attendent du Liban un renforcement de l’autorité de l’État et un contrôle plus étendu du territoire. Le Liban attend, en retour, une action contre les violations israéliennes. L’équilibre de cette relation dépend donc des résultats concrets obtenus. Une visite sans engagement précis affaiblirait la position libanaise. À l’inverse, un calendrier de retrait ou une réduction vérifiable des attaques donnerait un contenu politique à l’accord-cadre.
Nida’ Al Watan du 18 juillet 2026 accorde aussi une place aux dangers liés à l’élargissement du conflit régional. La guerre entre les États-Unis et l’Iran risque d’imposer de nouvelles priorités à Washington. Elle peut reléguer le dossier libanais derrière les questions nucléaires, maritimes et militaires. Le Liban cherche donc à obtenir des résultats avant une nouvelle aggravation. Le traitement du journal souligne ainsi l’urgence diplomatique. Les autorités doivent profiter des contacts prévus pour transformer les déclarations américaines en engagements applicables.
Ad Diyar : des positions israéliennes préparées pour durer
Ad Diyar du 18 juillet 2026 insiste sur le contraste entre les mesures libanaises et les actes israéliens. L’armée libanaise prépare son déploiement et renforce sa présence dans plusieurs localités. Dans le même temps, Israël consolide ses positions. Le journal affirme que certains sites ont été aménagés pour permettre aux soldats israéliens de passer l’hiver. Cette information suggère une occupation durable. Elle affaiblit la perspective d’un retrait rapide après la mise en œuvre des zones expérimentales.
Le quotidien estime qu’Israël cherche à lier toute évacuation à des conditions plus larges. Celles-ci concerneraient le désarmement du Hezbollah au sud et au nord du Litani. Elles porteraient aussi sur l’interdiction du retour de ses combattants dans les régions frontalières. Pour Ad Diyar, ces demandes dépassent le cadre local initialement présenté. Elles transforment un mécanisme territorial limité en processus politique portant sur l’ensemble de l’équilibre militaire libanais. Le journal craint que chaque mesure accomplie par Beyrouth soit suivie d’une nouvelle exigence.
Ad Diyar du 18 juillet 2026 accorde néanmoins une valeur symbolique au déploiement de l’armée. La présence des soldats dans les villages du Sud représente une affirmation de souveraineté. Toutefois, cette souveraineté ne peut pas être complète tant que les positions israéliennes restent en place. Le journal espère que Donald Trump traduira ses déclarations en mesures concrètes. Même un retrait limité aurait une portée politique importante. Il montrerait que l’accord produit une contrepartie réelle. Sans ce geste, le dispositif risque d’apparaître comme un processus à sens unique, fondé sur les engagements libanais et la liberté d’action israélienne.
Politique locale : la séance législative ravive les fractures sur l’amnistie, la méthode parlementaire et l’autorité de l’État
Al Akhbar : les choix de l’État relus à travers le rapport de force sur la souveraineté
Al Akhbar du 18 juillet 2026 aborde la politique intérieure à partir du déplacement progressif du centre de décision vers les institutions de l’État. Le journal analyse ce mouvement avec méfiance. Il considère que les nouvelles obligations acceptées par les autorités libanaises dépassent la seule gestion de la frontière sud. Elles touchent aussi au rôle de l’armée, au statut des armes du Hezbollah et aux conditions dans lesquelles l’État exerce sa souveraineté.
Le quotidien estime que le dispositif négocié en 2026 impose au Liban de démontrer sa capacité à contrôler son territoire. Cette démonstration doit précéder toute contrepartie israélienne ferme. Pour Al Akhbar, cette logique transforme une question nationale en procédure soumise à une évaluation étrangère. L’armée doit se déployer, présenter ses résultats et répondre aux demandes de vérification. Israël conserve, dans le même temps, une marge de décision sur son retrait.
Cette lecture éclaire le débat intérieur entre les institutions et le Hezbollah. Le président Joseph Aoun et le gouvernement de Nawaf Salam veulent renforcer l’autorité de l’État. Ils présentent le déploiement de l’armée comme une étape nécessaire. Al Akhbar ne conteste pas le principe de la souveraineté. Toutefois, le journal refuse qu’elle soit définie par les seules exigences américaines et israéliennes. Il estime que l’État risque d’appliquer des engagements sans obtenir la fin de l’occupation.
Le traitement proposé par Al Akhbar place donc la politique locale dans un rapport de force plus vaste. Le débat ne porte pas seulement sur la présence militaire au Sud. Il concerne la capacité des autorités à préserver leur liberté de décision. Il touche aussi à la manière dont les institutions définissent l’intérêt national. Pour le quotidien, une souveraineté réelle suppose que les obligations soient réciproques. Elle ne peut pas se réduire à l’exécution de mesures contrôlées de l’extérieur.
Al Bina’ : l’amnistie générale devient le terrain d’un affrontement entre partis
Al Bina’ du 18 juillet 2026 accorde une place importante à la polémique qui a suivi la séance législative. Le journal rapporte la réponse d’Ali Hassan Khalil à Samir Geagea. Le président des Forces libanaises avait dénoncé la manière dont la Chambre avait traité plusieurs textes. Il avait aussi critiqué les conséquences financières de certaines lois adoptées. Ali Hassan Khalil l’accuse, en retour, de défendre les institutions dans ses discours tout en contribuant à leur blocage dans les faits.
Le député de la coalition Amal affirme que les élus des Forces libanaises ont quitté la salle au moment où ils auraient dû rester pour débattre et voter. Selon lui, leur départ a participé à la perte du quorum. Il rejette donc l’idée que Samir Geagea puisse ensuite présenter l’épisode comme une faute commise par les autres groupes. Son accusation porte autant sur la méthode que sur le contenu. Il reproche aux Forces libanaises de soutenir publiquement certains principes, puis de se retirer lorsque leur mise en œuvre exige un compromis parlementaire.
La question de l’amnistie générale se trouve au cœur de cette confrontation. Plusieurs députés sunnites ont refusé une formule jugée incomplète ou sélective. Ils craignent qu’elle exclue certains détenus tout en bénéficiant à d’autres catégories. La séance est ainsi devenue le lieu d’une rivalité entre plusieurs définitions de la justice. Certains élus défendent une mesure large pour mettre fin à des détentions prolongées. D’autres refusent un texte qui pourrait inclure des trafiquants ou des personnes impliquées dans des crimes graves.
Al Bina’ du 18 juillet 2026 présente surtout la polémique comme une crise de cohérence politique. Les partis affirment vouloir légiférer, mais utilisent le quorum comme moyen de pression. Ils défendent l’institution parlementaire, puis quittent l’hémicycle lorsqu’ils ne disposent pas des garanties recherchées. Le journal met ainsi en évidence une pratique ancienne. La participation à la séance dépend moins d’un accord sur la méthode que de la possibilité d’influencer le résultat final.
Al Sharq : une séance accusée de produire des lois sans débat suffisant
Al Sharq du 18 juillet 2026 donne une large place aux critiques formulées contre le fonctionnement de la Chambre. Le député Nadim Gemayel dénonce une méthode qu’il qualifie d’aberration législative et d’usure institutionnelle. Il s’interroge sur la possibilité d’examiner plus de quarante textes en vingt-quatre heures. Selon lui, la rapidité du processus empêche une étude sérieuse des effets juridiques, financiers et sociaux des lois.
Nadim Gemayel précise qu’il a participé à la séance parce qu’un député doit être présent. Il affirme également que sa participation a permis de bloquer plusieurs propositions contestées. Toutefois, son jugement sur le niveau des débats reste très sévère. Il décrit des discussions désordonnées et accuse certains auteurs de propositions de chercher l’effet politique plutôt qu’une réforme solide. Son intervention place la qualité de la législation au centre de la polémique.
Al Sharq rapporte aussi les désaccords sur l’amnistie générale. Une partie des députés sunnites rejette les accusations selon lesquelles elle aurait fait échouer une mesure attendue. Ces élus affirment avoir refusé une formule qui aurait pu profiter à des trafiquants de drogue et à des contrebandiers, tout en laissant de côté des détenus dont les affaires ont acquis une dimension politique. Ils disent défendre une solution équitable, sans sélection fondée sur les appartenances ou sur les rapports de force.
Le quotidien présente donc la crise comme une combinaison de plusieurs problèmes. Le premier concerne la rapidité du travail parlementaire. Le deuxième porte sur la préparation des textes. Le troisième tient à l’usage du quorum. Enfin, le quatrième concerne la confiance entre les groupes politiques. Chaque camp soupçonne l’autre de vouloir glisser des dispositions favorables à ses intérêts. Dans ce climat, la séance ne produit pas seulement des lois. Elle produit aussi de nouvelles accusations sur la légitimité du processus.
Al Sharq du 18 juillet 2026 rattache par ailleurs la politique intérieure au choix de l’État de poursuivre le désarmement du Hezbollah. Le journal estime que les États-Unis voient dans cette orientation un signe d’indépendance politique. Selon cette lecture, la présidence et le gouvernement cherchent à affirmer que la décision de guerre, de paix et de négociation appartient aux institutions. Cette orientation renforce le rôle de Joseph Aoun et de Nawaf Salam, mais elle accroît aussi les tensions avec les forces qui refusent de dissocier le désarmement du retrait israélien.
Al Joumhouriyat : les institutions libanaises sous la pression de l’incertitude régionale
Al Joumhouriyat du 18 juillet 2026 décrit une scène politique intérieure dominée par l’attente. Les autorités suivent l’escalade entre les États-Unis et l’Iran, tout en tentant de maintenir le Liban à distance de la confrontation. Le journal souligne cependant que cette neutralisation demeure fragile. Elle dépend du comportement des acteurs régionaux, des décisions du Hezbollah et de l’évolution des opérations israéliennes.
Dans ce contexte, la présidence cherche à préserver une ligne institutionnelle. Joseph Aoun mise sur ses contacts avec Washington pour obtenir un retrait israélien et renforcer l’armée. Le gouvernement de Nawaf Salam veut, pour sa part, montrer que l’État peut respecter ses engagements. Cette démarche vise à restaurer la confiance internationale. Elle sert aussi à convaincre les partenaires étrangers que les institutions peuvent reprendre le contrôle des dossiers militaires et diplomatiques.
Al Joumhouriyat relève toutefois que les déclarations israéliennes fragilisent cette stratégie. Plusieurs responsables israéliens évoquent une présence durable dans le Sud. Ces annonces alimentent les critiques internes contre le gouvernement. Les adversaires de l’accord affirment que le Liban accomplit ses obligations sans garantie équivalente. Les soutiens de la présidence répondent qu’une rupture du dialogue laisserait Israël libre de poursuivre ses opérations sans cadre politique.
Le quotidien présente donc la politique locale comme un exercice d’équilibre. Les autorités doivent éviter l’affrontement intérieur avec le Hezbollah. Elles doivent aussi répondre aux demandes américaines. Enfin, elles doivent obtenir des résultats visibles face à Israël. L’absence de progrès sur l’un de ces fronts peut affaiblir l’ensemble de la démarche. Une pression excessive sur le Hezbollah risque de provoquer une crise nationale. Une absence de mesures peut, à l’inverse, réduire le soutien international au Liban.
Al Joumhouriyat du 18 juillet 2026 met ainsi en évidence l’étroite dépendance entre les dossiers. La politique intérieure ne peut pas être séparée de la guerre régionale. Le fonctionnement des institutions dépend de leur capacité à éviter une nouvelle confrontation. Le débat sur l’armée, la résistance et la souveraineté reste donc ouvert. Il se déroule sous la menace d’une évolution militaire que les responsables libanais ne contrôlent pas.
Al Sharq Al Awsat : le désarmement du Hezbollah au centre des attentes américaines
Al Sharq Al Awsat du 18 juillet 2026 traite la politique libanaise à travers les attentes exprimées à Washington. Le journal cite une analyse américaine qui considère le désarmement du Hezbollah comme une condition de la souveraineté de l’État. Cette analyse estime cependant que le mouvement ne renoncera pas facilement à son arsenal. Elle juge qu’une opération imposée par la force exigerait un soutien américain bien plus important à l’armée libanaise.
Le texte évoqué par le quotidien recommande également une action contre les circuits financiers du Hezbollah. Il appelle à viser les sociétés de change et les intermédiaires accusés de transférer des fonds iraniens. Il demande aussi des sanctions contre des responsables qui protégeraient le mouvement contre des poursuites. Cette approche ne limite donc pas le dossier aux armes. Elle propose une pression militaire, financière, judiciaire et politique.
Dans la vie politique libanaise, une telle stratégie soulève de fortes réserves. L’armée reste l’une des rares institutions bénéficiant d’un large respect national. Lui confier une mission coercitive contre le Hezbollah pourrait menacer sa cohésion. Cela pourrait aussi transformer un désaccord politique en affrontement interne. Les responsables libanais cherchent donc à renforcer l’État sans provoquer un conflit entre l’armée et une partie de la population.
Al Sharq Al Awsat du 18 juillet 2026 souligne indirectement cette difficulté. Les États-Unis attendent des actes concrets. Pourtant, la capacité de l’État dépend d’un équilibre interne complexe. Le président Joseph Aoun doit préserver l’unité de l’armée. Nawaf Salam doit maintenir la cohésion du gouvernement. Les partis doivent aussi éviter que le débat sur les armes ne paralyse les institutions.
Le journal relie enfin le dossier libanais aux négociations régionales. Washington considère que l’affaiblissement de l’Iran peut réduire la capacité d’action du Hezbollah. Cette lecture transforme le Liban en l’un des terrains du rapport de force avec Téhéran. Les choix intérieurs deviennent ainsi liés à l’évolution du détroit d’Ormuz, du dossier nucléaire et des frappes américaines.
Al Liwa’ : le quorum parlementaire reflète une crise plus large de confiance
Al Liwa’ du 18 juillet 2026 présente les tensions parlementaires comme le symptôme d’une crise institutionnelle durable. Le problème ne réside pas seulement dans le départ d’un groupe de députés. Il tient à l’absence de confiance entre les blocs. Chaque formation craint qu’un texte apparemment général ne cache des avantages particuliers. Cette méfiance transforme les séances en épreuves de force.
La question de l’amnistie illustre cette situation. Les députés sunnites demandent une formule qui traite les dossiers politiques et les longues détentions. Ils refusent que la mesure soit utilisée pour libérer des personnes impliquées dans le trafic de drogue ou la contrebande. D’autres groupes veulent protéger leurs propres catégories de détenus. Faute de définition commune, le débat sur la justice se transforme en négociation entre communautés et partis.
Le quotidien insiste aussi sur le rôle du Parlement dans une période de crise financière. Toute loi qui augmente les dépenses publiques doit être étudiée avec prudence. Le Liban reste marqué par l’effondrement commencé en 2019. Pourtant, plusieurs textes sont adoptés sans estimation claire de leur coût. Cette méthode nourrit les accusations de législation improvisée.
Al Liwa’ du 18 juillet 2026 place également l’armée au centre du débat national. L’institution se dit prête à se déployer dans toutes les localités du Sud. Cependant, elle ne peut pas accomplir cette mission sous les frappes israéliennes. Le journal estime que le soutien à l’armée doit s’accompagner d’une pression réelle pour mettre fin à l’occupation. Sans cette contrepartie, le renforcement de l’État risque de devenir un discours sans effet territorial.
Cette position situe le journal entre deux camps. Il soutient le retour de l’autorité publique. Toutefois, il refuse que l’armée soit utilisée contre une composante libanaise pendant qu’Israël poursuit ses attaques. Le règlement doit donc associer le déploiement de l’État, le retrait israélien et un accord intérieur sur les armes.
Al Quds : l’amnistie générale fracture les députés sunnites et provoque la chute du quorum
Al Quds du 18 juillet 2026 consacre un traitement précis à la fin de la séance législative. Le journal rapporte que le quorum a été perdu après le retrait des députés des Forces libanaises. Il souligne aussi qu’une majorité de députés sunnites avait choisi de ne pas participer ou de contester la formule proposée pour l’amnistie générale.
Selon le quotidien, ces élus craignaient un texte piégé. Ils estimaient que la proposition ne permettrait pas à Ahmad al-Assir de bénéficier de l’amnistie. Ils redoutaient également que la formule ne règle pas les dossiers des détenus islamistes dans leur ensemble. Leur opposition ne portait donc pas sur le principe de l’amnistie. Elle concernait les catégories retenues et les exclusions prévues.
Al Quds cite l’avocat Mohammad Sablouh, qui suit les dossiers des détenus islamistes. Celui-ci salue la position de Fayçal Karamé et des députés ayant refusé la formule. Il affirme ne pas entretenir de bonnes relations politiques avec les Forces libanaises, mais reconnaît que leur retrait a empêché l’adoption d’un texte jugé défavorable. Cette déclaration montre que des alliances ponctuelles peuvent apparaître autour d’un dossier précis, malgré des oppositions profondes sur d’autres sujets.
Le journal met ainsi en évidence la dimension communautaire et politique de l’amnistie. Les familles des détenus attendent une solution depuis des années. Les députés veulent répondre à cette attente sans apparaître favorables à l’impunité. Le moindre déséquilibre dans le texte peut donc provoquer une rupture du consensus.
Al Quds du 18 juillet 2026 montre enfin que le recours au quorum reste un instrument central de la politique libanaise. Lorsqu’un groupe ne peut pas modifier un texte par le vote, il peut tenter d’empêcher son adoption par le retrait. Cette pratique protège parfois une minorité. Elle contribue aussi à paralyser l’institution et à reporter les décisions difficiles.
Nida’ Al Watan : la présidence cherche à convertir le soutien américain en résultats intérieurs
Nida’ Al Watan du 18 juillet 2026 place la démarche de Joseph Aoun au centre de la scène politique. La qualité du document ne permet pas de restituer avec certitude tous les détails. Toutefois, le traitement éditorial relie clairement la visite présidentielle aux États-Unis, la souveraineté de l’État et les arrangements de sécurité au Sud.
Le président de la République cherche à obtenir des engagements américains sur le retrait israélien. Il veut aussi consolider le soutien à l’armée. Sur le plan intérieur, un résultat concret renforcerait la ligne institutionnelle. Il permettrait à Joseph Aoun de défendre l’idée que la diplomatie de l’État peut protéger le territoire sans engager le pays dans une nouvelle guerre.
À l’inverse, une visite sans résultat affaiblirait cette position. Les adversaires du processus pourraient affirmer que les concessions libanaises ne produisent aucune contrepartie. Le débat sur les armes du Hezbollah deviendrait alors plus difficile. Il serait compliqué de demander au mouvement de réduire son rôle militaire alors que l’occupation se poursuit.
Nida’ Al Watan présente donc la politique locale comme dépendante de la crédibilité de l’action présidentielle. Joseph Aoun doit obtenir un soutien étranger tout en préservant un équilibre intérieur fragile. Nawaf Salam doit traduire cette orientation dans l’action gouvernementale. Les deux responsables sont attendus sur leur capacité à transformer les déclarations de principe en décisions mesurables.
Ad Diyar : la polémique entre Samir Geagea et Ali Hassan Khalil révèle l’épuisement parlementaire
Ad Diyar du 18 juillet 2026 développe les deux versions de la polémique parlementaire. Samir Geagea critique l’échec du Parlement à adopter une amnistie qu’il juge nécessaire. Il accuse aussi la Chambre d’avoir voté plusieurs lois sans étude sérieuse. Selon lui, ces textes peuvent imposer au Trésor des charges de plusieurs centaines de millions de dollars, alors que le pays n’a pas surmonté la crise commencée en 2019.
Le président des Forces libanaises craint un retour aux pratiques qui ont conduit à l’effondrement financier. Il annonce que le groupe de la République forte étudiera la possibilité de présenter une proposition visant à raccourcir le mandat du Parlement. Il rappelle que ce mandat a déjà été prolongé et estime que les raisons de cette prolongation ne sont plus valables.
Ali Hassan Khalil répond en accusant Samir Geagea de contradiction. Il affirme que les députés des Forces libanaises ont quitté la séance au lieu de rester pour débattre. Selon lui, ils ont contribué à faire tomber le quorum, puis ont dénoncé l’échec de l’institution. Le député accuse ainsi son adversaire de défendre les institutions dans les médias tout en utilisant le blocage parlementaire.
Ad Diyar rapporte aussi les déclarations d’Ali Fayad. Le député du Hezbollah accuse le pouvoir d’avoir abandonné une partie de la population et de conduire le pays vers une situation dangereuse. Sa critique vise la poursuite des négociations pendant que les attaques israéliennes continuent. Elle s’adresse donc autant à la présidence qu’au gouvernement.
Le traitement d’Ad Diyar du 18 juillet 2026 fait apparaître trois crises liées. La première est une crise de méthode parlementaire. La deuxième concerne l’équilibre financier des lois. La troisième porte sur la souveraineté et les choix de l’État. Dans les trois cas, les institutions sont accusées soit d’agir trop vite, soit de ne pas agir, soit d’accepter des contraintes extérieures. La polémique sur le quorum devient ainsi le reflet d’un malaise politique beaucoup plus large.
Citations et discours des personnalités politiques : la souveraineté, le rôle du Parlement et les armes du Hezbollah au cœur des prises de position
Al Akhbar : la souveraineté ne peut pas être soumise à une validation étrangère
Al Akhbar du 18 juillet 2026 place les déclarations politiques libanaises dans le cadre du rapport de force autour du Sud. Le journal insiste sur les discours qui refusent de séparer les obligations de l’État du retrait israélien. Selon cette lecture, les autorités ne peuvent pas présenter le déploiement de l’armée comme une avancée suffisante. Elles doivent aussi obtenir l’arrêt des frappes et l’évacuation des positions israéliennes. Le quotidien considère que la souveraineté perdrait son sens si elle dépendait d’une évaluation menée par les États-Unis ou par Israël.
Cette position traverse le traitement des propos tenus par les responsables proches du Hezbollah. Ceux-ci ne rejettent pas le rôle de l’armée libanaise. Ils contestent plutôt les conditions imposées à son action. Ils refusent qu’elle soit appelée à prouver ses résultats devant une partie étrangère. Ils rejettent aussi l’idée que les mesures libanaises doivent précéder toute contrepartie israélienne. Al Akhbar du 18 juillet 2026 présente donc leur discours comme une défense de la réciprocité. Le Liban ne devrait pas avancer seul dans l’application de l’accord.
Le journal met également en cause le vocabulaire utilisé par les médiateurs. Les expressions liées aux zones expérimentales, aux mécanismes de contrôle et aux étapes de vérification semblent techniques. Pourtant, elles portent des choix politiques majeurs. Elles fixent l’ordre des obligations. Elles définissent aussi qui décide qu’une mesure a été correctement appliquée. Al Akhbar estime que le discours officiel libanais ne doit pas masquer cette réalité. Une procédure présentée comme neutre peut consacrer un rapport de force défavorable.
Dans ce cadre, la parole présidentielle est observée avec prudence. Joseph Aoun défend le retour de l’autorité de l’État et le renforcement de l’armée. Al Akhbar du 18 juillet 2026 ne remet pas en cause ces objectifs. Toutefois, le journal considère que leur mise en œuvre ne doit pas servir à satisfaire les seules demandes américaines. Le président doit, selon cette logique, obtenir des engagements précis sur le retrait israélien. Sans résultat territorial, le discours sur la souveraineté risquerait d’être réduit à une obligation interne imposée au Liban.
Le quotidien applique le même raisonnement au gouvernement de Nawaf Salam. Celui-ci veut convaincre les partenaires étrangers que les institutions peuvent agir. Cependant, Al Akhbar souligne que la crédibilité de l’État dépend aussi de sa capacité à protéger les habitants du Sud. Le langage de la responsabilité ne peut donc pas concerner uniquement les armes du Hezbollah. Il doit également viser les frappes, les destructions et les occupations israéliennes.
Al Bina’ : Ali Hassan Khalil accuse Samir Geagea de défendre les institutions tout en les paralysant
Al Bina’ du 18 juillet 2026 reproduit longuement la réponse d’Ali Hassan Khalil à Samir Geagea après la séance législative. Le député du mouvement Amal rejette les accusations lancées par le président des Forces libanaises. Il estime que le véritable scandale ne réside pas dans le fonctionnement de la séance. Il réside, selon lui, dans le comportement des députés qui ont quitté l’hémicycle au moment où ils devaient débattre et voter.
Ali Hassan Khalil reproche à Samir Geagea une contradiction entre son discours et sa pratique. Il l’accuse de soutenir une loi devant les médias, puis de contribuer à la chute du quorum lors de la séance appelée à l’examiner. Il lui reproche également de brandir la défense des institutions, avant d’utiliser leur paralysie comme instrument politique. Al Bina’ du 18 juillet 2026 présente ces déclarations comme une attaque directe contre la crédibilité des Forces libanaises.
Le ton employé par Ali Hassan Khalil est particulièrement dur. Il affirme que Samir Geagea continue à se croire capable de fabriquer seul l’événement et la position politique. Selon lui, cette attitude affaiblit la crédibilité de ses propres députés devant leurs collègues et devant l’opinion publique. Il conclut en lui demandant de ne plus miser sur une capacité d’influence qu’il juge exagérée. Cette formule transforme le désaccord parlementaire en affrontement personnel entre deux pôles politiques.
La portée de cette déclaration dépasse pourtant la rivalité entre Amal et les Forces libanaises. Elle pose la question de l’usage du quorum. Le retrait de députés peut empêcher l’adoption d’un texte jugé dangereux. Toutefois, il peut aussi être présenté comme une forme de blocage. Al Bina’ du 18 juillet 2026 relaie clairement la seconde interprétation. Le journal considère que les élus doivent rester dans la salle, défendre leurs objections et assumer leur vote.
Le quotidien accorde aussi une place aux déclarations d’Ali Fayad et de Rami Abou Hamdan. Ali Fayad reproche aux autorités de poursuivre les négociations pendant que les destructions continuent au Sud. Son discours vise le décalage entre les échanges diplomatiques et la réalité vécue par les habitants. Il estime que le pouvoir ne répond pas assez fermement aux attaques israéliennes.
Rami Abou Hamdan critique, pour sa part, l’éventualité de rapports réguliers de l’armée libanaise sur ses opérations. Il refuse que l’institution militaire soit placée dans une position qu’il juge humiliante. Selon lui, l’armée ne doit pas rendre compte de sa mission souveraine à une partie étrangère. Al Bina’ du 18 juillet 2026 rapproche ces deux prises de position. Elles défendent une même idée : le renforcement de l’État ne doit pas conduire à la soumission de ses institutions à un contrôle extérieur.
Al Sharq : Joseph Aoun veut faire de la visite à Washington un moment de clarification
Al Sharq du 18 juillet 2026 accorde une place centrale au discours attendu de Joseph Aoun lors de ses contacts avec les États-Unis. Le président de la République entend défendre la capacité de l’État à assumer ses responsabilités au Sud. Il doit aussi demander des garanties sur le retrait israélien. Le journal présente ce déplacement comme une étape décisive pour la relation entre Beyrouth et Washington.
La ligne présidentielle repose sur plusieurs messages. Le premier concerne le rôle de l’armée. Joseph Aoun veut montrer qu’elle est prête à se déployer dans les localités frontalières. Les mouvements déjà engagés dans plusieurs villages doivent soutenir cette affirmation. Ils constituent une preuve concrète de la volonté de l’État. Toutefois, le président doit rappeler que ce déploiement ne peut pas être complet sous les frappes israéliennes.
Le deuxième message porte sur la souveraineté. Al Sharq du 18 juillet 2026 présente Joseph Aoun comme le défenseur d’un retour progressif de l’autorité publique sur tout le territoire. Cette orientation inclut le contrôle des armes et la décision de guerre et de paix. Elle répond aux attentes américaines. Elle doit néanmoins être accompagnée d’une action contre l’occupation et les violations israéliennes. Sans cette contrepartie, le discours présidentiel serait difficile à défendre sur la scène intérieure.
Le troisième message concerne le soutien international. Joseph Aoun cherche à renforcer l’aide accordée à l’armée. Il veut également obtenir une implication américaine plus ferme dans l’application de l’accord-cadre. Al Sharq considère que la réussite de sa démarche sera mesurée à l’aide de résultats précis. Un calendrier de retrait, l’arrêt de certaines attaques ou la libération d’une localité constitueraient des avancées visibles.
Le journal relaie aussi les critiques de Nadim Gemayel contre la méthode parlementaire. Le député dénonce la volonté d’examiner plus de quarante textes en une période très courte. Il estime qu’une telle cadence empêche une étude sérieuse. Il qualifie le fonctionnement de la séance d’usure institutionnelle. Selon lui, les députés ne peuvent pas mesurer les effets juridiques et financiers de chaque proposition dans de telles conditions.
Nadim Gemayel affirme pourtant avoir participé à la séance par respect pour son mandat. Il précise que sa présence a permis de bloquer plusieurs propositions contestées. Al Sharq du 18 juillet 2026 met ainsi en évidence une position différente de celle des élus qui ont quitté l’hémicycle. Nadim Gemayel critique durement la méthode, mais défend la présence et le vote comme moyens d’action parlementaire.
Al Joumhouriyat : Joseph Aoun doit obtenir une pression américaine réelle sur Israël
Al Joumhouriyat du 18 juillet 2026 rapporte que les autorités libanaises placent de fortes attentes dans la démarche de Joseph Aoun auprès de Donald Trump. Le président libanais doit demander aux États-Unis de contraindre Israël à respecter ses engagements. Le journal souligne que les déclarations américaines en faveur de la stabilité ne suffisent plus. Beyrouth attend désormais des mesures capables de modifier la situation sur le terrain.
Le discours présidentiel doit donc combiner fermeté et prudence. Joseph Aoun ne veut pas rompre le dialogue. Il considère la médiation américaine comme indispensable. Cependant, il ne peut pas accepter que les réunions soient sans cesse reportées pendant que les attaques se poursuivent. Al Joumhouriyat du 18 juillet 2026 présente ce dilemme comme le principal défi de sa visite. Le président doit préserver le canal américain sans apparaître dépendant de décisions prises ailleurs.
Le journal insiste également sur la nécessité de protéger l’unité intérieure. Toute déclaration sur les armes du Hezbollah peut provoquer une réaction politique immédiate. La présidence défend le monopole de l’État sur les décisions militaires. Toutefois, elle cherche à éviter une confrontation directe avec le mouvement. Joseph Aoun doit donc présenter le renforcement de l’armée comme un projet national, et non comme une mesure dirigée contre une seule composante.
Nawaf Salam se trouve confronté à la même difficulté. Le premier ministre veut appliquer les engagements pris par le Liban. Il souhaite aussi restaurer la crédibilité du gouvernement auprès des partenaires étrangers. Cependant, il doit tenir compte du poids politique du Hezbollah et du mouvement Amal. Al Joumhouriyat du 18 juillet 2026 décrit ainsi un pouvoir exécutif obligé de progresser sans rompre les équilibres internes.
Les déclarations israéliennes compliquent encore cette tâche. Des responsables israéliens évoquent une présence durable dans le Sud. De tels propos affaiblissent les responsables libanais qui défendent la voie diplomatique. Ils offrent aussi des arguments à ceux qui refusent toute discussion sur les armes avant le retrait. Le journal montre ainsi que chaque parole israélienne produit des effets directs dans le débat politique libanais.
Al Sharq Al Awsat : les demandes américaines associent les armes, les finances et la justice
Al Sharq Al Awsat du 18 juillet 2026 présente le débat libanais à travers les déclarations et les recommandations formulées à Washington. Une analyse américaine citée par le journal considère que le désarmement du Hezbollah constitue une condition de la souveraineté de l’État. Elle reconnaît toutefois que le mouvement ne renoncera pas facilement à son arsenal. Cette évaluation souligne la difficulté politique et militaire du dossier.
Le discours américain ne se limite pas aux armes. Il demande aussi une action contre les réseaux financiers attribués au Hezbollah. Les sociétés de change et les intermédiaires soupçonnés de transférer des fonds iraniens sont particulièrement visés. L’analyse recommande également des sanctions contre les responsables qui empêcheraient des poursuites. Ainsi, la pression envisagée combine plusieurs moyens. Elle associe le contrôle militaire, les mesures financières et l’action judiciaire.
Al Sharq Al Awsat du 18 juillet 2026 montre que ces propositions placent les autorités libanaises devant un choix délicat. Répondre entièrement aux demandes américaines pourrait provoquer une crise interne. Les rejeter risquerait de réduire l’aide internationale. Le président Joseph Aoun et le premier ministre Nawaf Salam cherchent donc une voie progressive. Ils veulent renforcer les institutions sans déclencher un affrontement national.
La question du rôle de l’armée occupe une place particulière. Les responsables américains lui attribuent une mission centrale. Toutefois, ils reconnaissent qu’elle aurait besoin d’un soutien beaucoup plus important pour imposer par la force le désarmement du Hezbollah. Cette remarque révèle les limites du discours extérieur. L’armée doit rester un facteur d’unité. Une confrontation avec une composante libanaise pourrait menacer sa cohésion.
Le quotidien insiste aussi sur la relation entre la guerre régionale et les choix intérieurs. L’affaiblissement de l’Iran est présenté à Washington comme un moyen de réduire les capacités du Hezbollah. Le Liban devient donc un volet du conflit plus large avec Téhéran. Les paroles adressées à Beyrouth ne peuvent pas être séparées des frappes américaines, du dossier nucléaire et du contrôle du détroit d’Ormuz.
Al Liwa’ : la promesse de réforme est confrontée au transfert des charges vers la population
Al Liwa’ du 18 juillet 2026 consacre une partie de son commentaire politique aux promesses de réforme formulées par les autorités. Le journal rappelle que les responsables avaient annoncé un nouveau départ. Ils avaient promis de poursuivre la corruption et de restaurer l’État. Une partie de la population avait voulu croire à ce discours, non par naïveté, mais parce que la crise avait créé un profond besoin d’espoir.
Le quotidien estime toutefois que les décisions prises ont souvent déplacé le poids de la crise vers les citoyens. Il cite l’augmentation du prix des bouteilles de gaz, justifiée par la nécessité de remplacer celles qui avaient été endommagées pendant la guerre. Pour Al Liwa’ du 18 juillet 2026, cette explication illustre une pratique récurrente. Les conséquences des guerres, de la mauvaise gestion et du gaspillage sont transformées en nouvelles factures adressées à la population.
Le journal évoque aussi les taxes supplémentaires imposées sur les carburants afin de financer les salaires du secteur public. Il précise que les citoyens ne contestent pas le droit des fonctionnaires à vivre dignement. Ils demandent pourquoi le financement repose encore sur ceux qui disposent de faibles revenus. Cette interrogation transforme le discours économique en question politique. Elle porte sur la justice dans la répartition des efforts.
Al Liwa’ affirme que la corruption n’a pas disparu. Elle aurait plutôt appris à modifier son langage et son apparence. Elle se présenterait désormais sous les mots de réforme et de redressement. Cette critique vise le décalage entre les déclarations officielles et les effets concrets des décisions. Le journal demande que le pouvoir ouvre les dossiers du gaspillage, des marchés douteux et des intérêts protégés avant d’imposer de nouvelles charges.
Sur le dossier du Sud, Al Liwa’ du 18 juillet 2026 reprend un discours favorable à l’armée. Celle-ci est prête à se déployer dans toutes les localités libanaises. Cependant, elle ne peut pas travailler sous le feu. Le journal considère donc que les responsables doivent tenir un langage clair avec les États-Unis. Le renforcement de l’État exige un retrait israélien réel. Il ne peut pas reposer seulement sur de nouvelles obligations imposées à Beyrouth.
Al Quds : les députés sunnites défendent une amnistie équitable et refusent une formule sélective
Al Quds du 18 juillet 2026 met en avant les prises de position liées à l’amnistie générale. Plusieurs députés sunnites contestent l’accusation selon laquelle ils auraient voulu faire échouer le texte. Ils affirment défendre le principe d’une amnistie, mais rejettent la formule soumise au Parlement. Selon eux, celle-ci ne réglait pas équitablement les dossiers des détenus.
Le débat porte notamment sur les détenus islamistes et sur Ahmad al-Assir. Les députés opposés à la formule craignaient qu’elle exclue certaines personnes tout en permettant la libération de trafiquants ou de contrebandiers. Leur discours cherche donc à établir une distinction entre une amnistie politique et une mesure générale susceptible de couvrir des crimes graves. Al Quds du 18 juillet 2026 présente cette distinction comme la base de leur refus.
Le journal cite également l’avocat Mohammad Sablouh. Celui-ci suit les affaires de détenus islamistes. Il salue la position de Fayçal Karamé et des élus qui se sont opposés au texte. Il reconnaît ne pas être politiquement proche des Forces libanaises. Toutefois, il considère que leur retrait a empêché l’adoption d’une formule défavorable. Cette déclaration montre que des convergences ponctuelles peuvent apparaître entre des acteurs éloignés.
La parole de Mohammad Sablouh donne aussi une dimension juridique au débat. Elle rappelle que certaines détentions se prolongent depuis des années. Elle demande une solution globale, fondée sur des critères clairs. Selon cette approche, une amnistie ne doit pas être négociée comme un partage d’avantages entre groupes politiques. Elle doit répondre à des situations judiciaires précises.
Al Quds du 18 juillet 2026 montre enfin que le discours sur le quorum varie selon les intérêts. Pour Ali Hassan Khalil, le retrait constitue une paralysie des institutions. Pour les défenseurs des détenus, il a empêché l’adoption d’un mauvais texte. Le même acte reçoit donc deux interprétations opposées. Cette divergence révèle l’absence de confiance dans la procédure parlementaire.
Nida’ Al Watan : la parole présidentielle doit être jugée à l’aune des résultats obtenus
Nida’ Al Watan du 18 juillet 2026 place Joseph Aoun au centre des attentes politiques. La restitution technique du document reste très incomplète. Les éléments lisibles montrent néanmoins que le journal lie la visite présidentielle aux États-Unis, la situation au Sud et la consolidation de l’autorité de l’État.
Le discours de Joseph Aoun doit convaincre deux publics. À Washington, il doit montrer que le Liban est prêt à renforcer l’armée et à étendre le contrôle de l’État. À Beyrouth, il doit prouver que cette orientation peut produire un retrait israélien et protéger les villages du Sud. Nida’ Al Watan du 18 juillet 2026 présente ainsi la démarche présidentielle comme une épreuve de crédibilité.
Le président ne peut pas se contenter de déclarations générales sur la souveraineté. Il doit obtenir des engagements vérifiables. Un calendrier, une évacuation ou une réduction durable des frappes donneraient du poids à sa parole. En revanche, l’absence de résultat renforcerait les critiques contre la voie diplomatique.
Le premier ministre Nawaf Salam partage cette responsabilité. Son gouvernement doit appliquer les choix de l’État sans provoquer une rupture intérieure. La coordination entre la présidence et le gouvernement devient donc essentielle. Leurs déclarations doivent être cohérentes sur le rôle de l’armée, les négociations et les armes du Hezbollah.
Nida’ Al Watan du 18 juillet 2026 souligne enfin que le temps politique est limité. L’escalade entre les États-Unis et l’Iran peut modifier les priorités de Washington. Les responsables libanais doivent donc profiter des contacts actuels. Leur parole ne sera crédible que si elle conduit rapidement à des mesures concrètes.
Ad Diyar : Samir Geagea dénonce le coût des lois, tandis qu’Ali Fayad accuse le pouvoir d’abandonner le Sud
Ad Diyar du 18 juillet 2026 rapporte les déclarations de Samir Geagea après la séance législative. Le président des Forces libanaises critique l’échec du Parlement sur l’amnistie générale. Il dénonce aussi l’adoption de lois qui pourraient imposer des charges importantes au Trésor. Selon lui, les députés ne peuvent pas voter des dépenses de plusieurs centaines de millions de dollars sans mesurer leur financement.
Samir Geagea relie cette pratique à l’effondrement financier commencé en 2019. Il estime que les mêmes méthodes risquent de produire les mêmes conséquences. Son discours vise donc à présenter les Forces libanaises comme un groupe attaché à la discipline budgétaire. Il accuse les autres blocs de répéter les comportements qui ont conduit à la crise.
Le dirigeant annonce également que le groupe de la République forte étudiera une proposition destinée à raccourcir le mandat de la Chambre. Il considère que les raisons avancées pour prolonger ce mandat ne sont plus valables. Cette déclaration ajoute une dimension institutionnelle à la polémique. Elle remet en cause la légitimité politique du Parlement actuel.
Ad Diyar du 18 juillet 2026 publie parallèlement la réponse d’Ali Hassan Khalil. Celui-ci reproche à Samir Geagea d’avoir participé à la chute du quorum. Il estime qu’un responsable ne peut pas dénoncer l’échec d’une séance après avoir contribué à son interruption. Le journal met ainsi face à face deux conceptions de l’action parlementaire. L’une justifie le retrait pour empêcher de mauvaises décisions. L’autre exige la présence, le débat et le vote.
Le quotidien rapporte aussi les propos d’Ali Fayad. Le député du Hezbollah accuse le pouvoir d’avoir abandonné une partie de la population. Il considère que la poursuite des négociations, alors que les attaques israéliennes continuent, conduit le pays vers une situation dangereuse. Son discours vise directement la stratégie de la présidence et du gouvernement.
Ali Fayad cherche à replacer les habitants du Sud au centre du débat. Il refuse que les discussions sur les mécanismes et les garanties fassent oublier les destructions. Ad Diyar du 18 juillet 2026 présente cette intervention comme une mise en garde. Le pouvoir ne pourra pas demander de nouvelles concessions internes sans montrer qu’il protège le territoire et la population.
Diplomatie : Beyrouth mise sur Washington tandis que les médiations régionales cherchent à contenir l’escalade
Al Akhbar : la médiation américaine est perçue comme un instrument de pression davantage que comme une garantie
Al Akhbar du 18 juillet 2026 analyse les développements diplomatiques à travers le rapport de force entre les États-Unis, Israël et le Liban. Le journal considère que Washington ne joue plus uniquement le rôle d’intermédiaire entre les parties. Selon sa lecture, l’administration de Donald Trump participe désormais directement à la définition des conditions imposées à Beyrouth dans le cadre de l’accord sur le Sud-Liban.
Le quotidien souligne que le report de la réunion militaire entre les délégations libanaise, américaine et israélienne ne constitue pas un simple incident d’organisation. Il traduit, selon lui, la volonté américaine de conserver la maîtrise du calendrier politique et militaire. Cette situation place les autorités libanaises dans une position d’attente permanente. Elles poursuivent leurs engagements alors que les décisions concernant le retrait israélien demeurent suspendues aux arbitrages américains.
Al Akhbar estime également que la diplomatie américaine tend à dissocier deux dossiers pourtant liés. D’un côté, Washington insiste sur le renforcement de l’État libanais, sur le déploiement de l’armée et sur la limitation des capacités militaires du Hezbollah. De l’autre, la question du retrait israélien reste soumise à des négociations progressives sans échéance précise. Le journal considère que cette asymétrie nourrit la méfiance d’une partie importante de la classe politique libanaise.
La publication évoque enfin les conséquences diplomatiques de la guerre entre les États-Unis et l’Iran. Selon son analyse, l’administration américaine cherche simultanément à maintenir la pression militaire sur Téhéran et à éviter un embrasement régional incontrôlable. Cette stratégie explique, d’après Al Akhbar, la prudence observée sur le dossier libanais. Washington souhaite empêcher une ouverture d’un nouveau front tout en conservant une forte influence sur les décisions prises à Beyrouth.
Al Bina’ : la diplomatie doit obtenir des garanties avant toute nouvelle concession libanaise
Al Bina’ du 18 juillet 2026 présente la diplomatie libanaise sous l’angle de la réciprocité. Le journal estime que les autorités ne peuvent poursuivre les négociations que si celles-ci débouchent sur des engagements israéliens clairement définis. Les discussions techniques ne suffisent plus. Elles doivent désormais produire des résultats concrets sur le terrain.
Le quotidien souligne que plusieurs responsables proches du Hezbollah rappellent que la diplomatie ne peut remplacer les garanties effectives. Les réunions successives, les déclarations de principe et les mécanismes de suivi perdraient toute crédibilité si les frappes israéliennes et l’occupation de certaines positions militaires se poursuivaient. Cette analyse conduit le journal à considérer que la négociation ne peut progresser qu’à condition d’être accompagnée d’une évolution simultanée de la situation sécuritaire.
Al Bina’ rapporte également que les médiateurs américains demeurent les principaux interlocuteurs des autorités libanaises. Toutefois, le journal souligne que cette médiation est perçue avec réserve par une partie des forces politiques. Plusieurs responsables estiment que Washington privilégie les préoccupations israéliennes dans la définition des priorités diplomatiques.
Le quotidien rappelle enfin que la diplomatie libanaise ne se limite pas aux contacts avec les États-Unis. Les échanges avec plusieurs capitales arabes demeurent importants afin de préserver un soutien régional au Liban dans un contexte marqué par la guerre entre Washington et Téhéran. Cette dimension arabe apparaît comme un facteur d’équilibre destiné à éviter un isolement diplomatique de Beyrouth.
Al Sharq : la visite de Joseph Aoun à Washington devient le principal rendez-vous diplomatique
Al Sharq du 18 juillet 2026 place la prochaine visite du président Joseph Aoun aux États-Unis au centre de son analyse diplomatique. Le journal considère que cette rencontre représente la principale échéance extérieure pour les autorités libanaises. Elle doit permettre de clarifier plusieurs dossiers qui demeurent en suspens depuis l’accord-cadre sur le Sud.
Selon le quotidien, Joseph Aoun cherchera d’abord à obtenir des garanties concernant le retrait israélien. Il entend également demander une accélération des mécanismes prévus pour les zones expérimentales et un renforcement du soutien américain à l’armée libanaise. Cette double approche vise à démontrer que l’État peut exercer pleinement son autorité tout en bénéficiant d’un accompagnement international.
Al Sharq souligne que les responsables américains attendent eux aussi des engagements libanais. Ils souhaitent constater des progrès dans le déploiement de l’armée, dans le contrôle du territoire et dans la limitation des activités militaires du Hezbollah au Sud. Le dialogue apparaît donc fondé sur un échange d’attentes réciproques dont l’équilibre reste fragile.
Le journal considère enfin que cette visite pourrait redéfinir les relations bilatérales entre Beyrouth et Washington. Si des résultats concrets sont obtenus, la coopération politique et militaire pourrait être renforcée. En revanche, un simple échange de déclarations risquerait de prolonger les incertitudes qui entourent encore l’application de l’accord.
Al Joumhouriyat : le Liban attend une implication américaine plus ferme
Al Joumhouriyat du 18 juillet 2026 estime que la diplomatie libanaise entre dans une phase décisive. Les autorités considèrent désormais que les États-Unis disposent des moyens politiques nécessaires pour exercer une influence sur Israël. Elles souhaitent que cette influence soit utilisée afin d’obtenir un calendrier clair concernant le retrait des forces israéliennes.
Le journal souligne que Joseph Aoun doit convaincre Donald Trump que la stabilité du Liban sert également les intérêts américains dans la région. Une poursuite des tensions au Sud pourrait compliquer davantage une situation déjà fragilisée par la guerre entre les États-Unis et l’Iran. Le président libanais cherche ainsi à inscrire la question libanaise dans une réflexion plus large sur la sécurité régionale.
Al Joumhouriyat rapporte également que plusieurs responsables étrangers suivent avec attention l’évolution du dossier libanais. Les partenaires européens, les Nations unies et plusieurs États arabes souhaitent éviter une reprise des combats à grande échelle. Cette convergence diplomatique crée un environnement relativement favorable au maintien des négociations, même si les résultats tardent à apparaître.
Le quotidien relève enfin que chaque report de réunion affaiblit la confiance entre les parties. Plus les échéances sont différées, plus les critiques contre la médiation américaine se multiplient au Liban. Cette évolution risque de compliquer les futures négociations si aucun progrès tangible n’est enregistré.
Al Sharq Al Awsat : Washington coordonne simultanément les dossiers libanais et iranien
Al Sharq Al Awsat du 18 juillet 2026 décrit une diplomatie américaine organisée autour d’une vision régionale globale. Selon le journal, les responsables américains considèrent le Liban, la guerre contre l’Iran, la sécurité d’Israël et la stabilité du Golfe comme des dossiers étroitement liés.
Le quotidien explique que cette approche conduit Washington à coordonner ses initiatives diplomatiques avec ses opérations militaires. Les discussions concernant le Sud-Liban progressent donc parallèlement aux consultations menées avec Israël et avec plusieurs partenaires régionaux. Cette méthode vise à éviter que des décisions prises sur un front ne fragilisent les autres équilibres régionaux.
Le journal souligne également que plusieurs responsables américains continuent de demander un renforcement de l’État libanais. Ils considèrent que le développement des capacités de l’armée constitue un élément essentiel de la stabilité du pays. Toutefois, ils reconnaissent que cette évolution devra rester progressive afin d’éviter une confrontation intérieure.
Al Sharq Al Awsat estime enfin que la visite de Joseph Aoun à Washington permettra d’évaluer le degré réel d’engagement américain dans le dossier libanais. Les autorités de Beyrouth souhaitent obtenir des engagements précis. Les États-Unis attendent en retour une accélération des réformes sécuritaires et institutionnelles.
Al Liwa’ : la diplomatie doit protéger les intérêts libanais avant toute considération régionale
Al Liwa’ du 18 juillet 2026 insiste sur la nécessité pour les autorités libanaises de défendre leurs intérêts nationaux dans les discussions internationales. Le journal considère que la priorité diplomatique doit rester le retrait israélien et la protection des populations du Sud.
Le quotidien souligne que les responsables libanais ne doivent pas accepter que la question du Liban soit reléguée derrière les négociations entre Washington et Téhéran. Les enjeux régionaux sont importants, mais ils ne doivent pas conduire à repousser les droits du Liban ni les engagements pris concernant son territoire.
Al Liwa’ rappelle également que le renforcement des relations avec les États-Unis demeure utile pour soutenir l’armée et les institutions. Toutefois, cette coopération doit rester fondée sur des intérêts réciproques. Le Liban ne peut accepter des obligations nouvelles sans garanties équivalentes sur le respect de sa souveraineté.
Le journal conclut que la diplomatie libanaise devra préserver un équilibre délicat entre l’ouverture vers Washington, le maintien de relations avec les pays arabes et la gestion des sensibilités politiques internes.
Al Quds : les médiations internationales cherchent à empêcher un élargissement du conflit
Al Quds du 18 juillet 2026 présente la diplomatie comme une tentative permanente de contenir les risques d’une extension régionale de la guerre. Le journal souligne que plusieurs acteurs internationaux poursuivent des contacts afin d’éviter une confrontation directe impliquant davantage de pays.
Le quotidien rappelle que les discussions sur le Sud-Liban se poursuivent malgré les frappes israéliennes. Cette coexistence entre négociations diplomatiques et opérations militaires illustre la difficulté des médiateurs à imposer une désescalade rapide.
Al Quds relève également que les responsables libanais cherchent à maintenir ouverts tous les canaux de dialogue disponibles. Les échanges avec Washington, les Nations unies et plusieurs États arabes demeurent essentiels afin d’éviter une marginalisation du Liban dans les négociations régionales.
Le journal considère enfin que la crédibilité de ces efforts dépendra de leur capacité à produire des résultats concrets sur le terrain. Sans amélioration de la situation sécuritaire, les initiatives diplomatiques risquent de perdre progressivement leur efficacité.
Nida’ Al Watan : la réussite de la visite présidentielle déterminera la crédibilité de la diplomatie libanaise
Nida’ Al Watan du 18 juillet 2026 présente la visite de Joseph Aoun aux États-Unis comme le principal test de la politique étrangère libanaise. Malgré la qualité limitée de certains passages du document, le journal établit clairement un lien entre cette visite, les négociations sur le Sud et les relations avec Washington.
Le président souhaite convaincre ses interlocuteurs que le Liban respecte ses engagements. En retour, il attend des garanties sur le retrait israélien et sur le soutien apporté aux institutions nationales. Cette logique d’échange constitue le cœur de la stratégie diplomatique défendue par la présidence.
Le quotidien souligne également que le succès de cette démarche renforcera la position du Liban dans ses relations avec les autres partenaires internationaux. À l’inverse, un résultat limité alimenterait les critiques contre la stratégie actuelle.
Ad Diyar : la diplomatie ne pourra réussir sans évolution réelle sur le terrain
Ad Diyar du 18 juillet 2026 adopte une approche plus sceptique. Le journal considère que les déclarations diplomatiques ne pourront convaincre l’opinion publique tant que les frappes israéliennes et les destructions se poursuivront au Sud.
Le quotidien estime que les autorités libanaises disposent aujourd’hui d’une fenêtre diplomatique importante grâce aux contacts prévus avec Washington. Toutefois, cette opportunité ne produira des effets que si les États-Unis exercent une pression réelle sur Israël afin de respecter les engagements pris.
Ad Diyar souligne également que les attentes placées dans Donald Trump restent importantes. Plusieurs responsables libanais espèrent qu’il transformera ses déclarations en décisions concrètes concernant le retrait israélien. Cette attente explique en grande partie l’importance accordée à la prochaine visite présidentielle.
Enfin, le journal rappelle que la diplomatie ne peut être dissociée des réalités militaires. Chaque nouvelle frappe israélienne réduit la confiance dans les négociations. À l’inverse, le moindre retrait ou la moindre mesure de désescalade renforcerait immédiatement la crédibilité des efforts diplomatiques engagés par Beyrouth.
Politique internationale : la guerre entre Washington et Téhéran étend ses effets de l’Iran au Golfe, à l’Irak et à la Syrie
Al Akhbar : l’Iran prépare une guerre longue face au risque d’une opération terrestre
Al Akhbar du 18 juillet 2026 place la préparation iranienne à une éventuelle invasion au centre de son traitement international. Le journal estime que la multiplication des frappes américaines ne vise plus seulement des objectifs militaires isolés. Elle cherche aussi à affaiblir les réseaux de transport, les moyens logistiques et les capacités de commandement de l’Iran. Dans cette lecture, Washington prépare les conditions d’une guerre plus vaste, même si aucune intervention terrestre générale n’est encore annoncée.
Le quotidien distingue toutefois la possibilité d’opérations limitées d’une invasion comparable aux guerres menées en Irak ou en Afghanistan. L’étendue du territoire iranien, son relief et la taille de sa population compliqueraient toute occupation durable. L’Iran dispose aussi de forces régulières, des gardiens de la révolution et de structures locales capables d’organiser une résistance. Al Akhbar du 18 juillet 2026 considère donc que les préparatifs iraniens répondent autant à un risque militaire concret qu’à une guerre psychologique.
Le journal décrit une stratégie américaine fondée sur l’usure. Donald Trump chercherait à maintenir une pression continue sans supporter immédiatement le coût d’une guerre terrestre totale. Les frappes peuvent détruire des infrastructures, réduire les capacités iraniennes et perturber l’économie. Elles permettent aussi aux États-Unis de tester les réactions de Téhéran. Cependant, cette méthode expose les bases américaines et les alliés régionaux à des représailles.
Al Akhbar du 18 juillet 2026 souligne que le détroit d’Ormuz reste l’un des principaux moyens de pression de l’Iran. Toute menace contre la navigation peut produire des effets mondiaux sur l’énergie, le commerce et les assurances maritimes. Téhéran n’a donc pas besoin de vaincre les États-Unis sur le plan militaire pour imposer un coût politique et économique. Il lui suffit de montrer qu’une guerre prolongée peut déstabiliser une zone essentielle aux marchés internationaux.
Le quotidien consacre également une analyse à la position de la Turquie. Ankara ne souhaite pas un effondrement de l’Iran. Un tel scénario provoquerait de nouveaux mouvements de population et modifierait les équilibres régionaux. Toutefois, la Turquie appartient à l’Organisation du traité de l’Atlantique nord et cherche à préserver ses relations avec Washington. Al Akhbar présente donc sa position comme prudente et hésitante. Ankara redoute les conséquences de la guerre, mais évite une rupture directe avec les États-Unis.
Al Bina’ : le détroit d’Ormuz comparé à un piège stratégique pour les États-Unis
Al Bina’ du 18 juillet 2026 adopte un ton très critique envers Donald Trump et la stratégie américaine. Le journal compare le risque d’enlisement dans le détroit d’Ormuz à l’expérience américaine au Vietnam. Cette analogie ne signifie pas que les deux guerres seraient identiques. Elle vise plutôt à souligner les limites de la supériorité militaire lorsqu’elle se heurte à un territoire difficile, à une résistance durable et à des objectifs politiques mal définis.
Le quotidien décrit Donald Trump comme un dirigeant imprévisible, capable de modifier rapidement ses positions. Selon Al Bina’, cette instabilité augmente le danger d’une escalade non maîtrisée. Une décision destinée à produire un effet limité peut entraîner une réponse iranienne plus large. Celle-ci peut ensuite provoquer une nouvelle série de frappes. Le conflit avance alors par étapes, sans qu’aucun camp ne contrôle entièrement son évolution.
Al Bina’ du 18 juillet 2026 considère que la guerre autour d’Ormuz pourrait redessiner la région. Le détroit concentre des intérêts américains, iraniens, arabes et mondiaux. Il constitue une voie majeure pour les exportations d’énergie. Une perturbation durable toucherait les États du Golfe, mais aussi les économies asiatiques et européennes. Cette dimension donne à l’Iran un moyen de pression qui dépasse ses capacités militaires directes.
Le journal insiste aussi sur les conséquences politiques pour les gouvernements arabes liés aux États-Unis. La présence de bases américaines sur leur territoire peut les transformer en cibles. Même lorsqu’ils ne participent pas directement aux frappes, ils risquent d’être entraînés dans la confrontation. Al Bina’ estime ainsi que la guerre américaine place plusieurs pays du Golfe dans une position dangereuse. Ils doivent maintenir leur alliance avec Washington tout en évitant une rupture totale avec Téhéran.
Le quotidien voit enfin dans la confrontation une épreuve pour la crédibilité américaine. Les États-Unis peuvent détruire de nombreuses installations. Toutefois, ils ne peuvent pas facilement imposer un ordre politique stable après les frappes. Al Bina’ du 18 juillet 2026 juge que l’histoire récente de la région montre les limites des changements obtenus par la force. L’Irak, l’Afghanistan et la Libye sont cités en arrière-plan de cette critique.
Al Sharq : les divisions iraniennes et la guerre de l’information accompagnent les frappes
Al Sharq du 18 juillet 2026 s’intéresse à la guerre militaire, mais aussi aux rumeurs qui visent les responsables iraniens. Le journal rapporte notamment le démenti du bureau de Mahmoud Ahmadinejad après la diffusion d’informations sur des réunions secrètes et sur une possible enquête pour collaboration. L’ancien président iranien rejette ces récits et les présente comme une campagne de propagande destinée à diviser le front intérieur.
Le communiqué attribué à son bureau nie une résidence surveillée ou une procédure de sécurité. Il affirme que Mahmoud Ahmadinejad poursuit une vie normale et reste fidèle à son pays. Al Sharq du 18 juillet 2026 montre ainsi que la confrontation se déroule aussi dans le domaine de l’information. Les rumeurs sur les responsables politiques peuvent servir à fragiliser le pouvoir, à créer des soupçons et à donner l’image d’un régime divisé.
Le journal replace cet épisode dans un contexte de forte pression sur les institutions iraniennes. Les frappes américaines touchent les capacités matérielles du pays. En parallèle, la diffusion de récits sur des défections ou des divisions cherche à réduire la confiance de la population. La réaction rapide du bureau d’Ahmadinejad montre que les responsables iraniens prennent cette menace au sérieux.
Al Sharq souligne également que la poursuite de la guerre renforce les tensions entre les différents courants du pouvoir iranien. Certains responsables peuvent défendre une riposte plus large. D’autres cherchent à éviter une destruction accrue des infrastructures. Cependant, le journal ne présente pas ces différences comme une rupture ouverte. Il insiste plutôt sur la manière dont les adversaires de l’Iran tentent de les exploiter.
Le traitement d’Al Sharq du 18 juillet 2026 montre donc que la politique internationale ne se limite pas aux mouvements militaires. La propagande, les démentis, les fuites et les accusations font partie du conflit. Ils visent à modifier la perception de la solidité du pouvoir iranien. Ils peuvent aussi influencer les décisions des États voisins, qui évaluent en permanence la capacité de Téhéran à poursuivre la guerre.
Al Joumhouriyat : aucun camp ne paraît capable d’obtenir une victoire complète
Al Joumhouriyat du 18 juillet 2026 présente la guerre entre les États-Unis et l’Iran comme une confrontation d’usure. Le journal cite des analyses occidentales selon lesquelles Washington peut dégrader les capacités militaires iraniennes. Il peut également frapper les infrastructures de transport, les sites stratégiques et les installations liées au programme nucléaire. Toutefois, cette puissance ne garantit pas une victoire politique durable.
L’Iran ne peut pas, de son côté, vaincre les États-Unis sur le plan militaire classique. Il dispose néanmoins de moyens de riposte capables d’augmenter fortement le coût de la guerre. Ses missiles peuvent viser des bases américaines ou des installations régionales. Il peut aussi perturber la navigation et utiliser ses réseaux d’alliés. Cette capacité empêche Washington de considérer le conflit comme une simple campagne aérienne sans conséquences.
Al Joumhouriyat du 18 juillet 2026 souligne que l’absence de victoire rapide augmente le risque d’escalade. Chaque camp peut être tenté d’élargir ses objectifs pour compenser l’absence de résultat décisif. Les États-Unis peuvent viser de nouvelles catégories d’infrastructures. L’Iran peut étendre ses frappes à d’autres territoires. Le conflit devient alors plus difficile à contenir.
Le journal insiste également sur le rôle d’Israël. L’État israélien cherche à obtenir un affaiblissement durable des capacités militaires et nucléaires iraniennes. Il pousse donc en faveur d’une campagne plus large. Cependant, une prolongation du conflit expose aussi son territoire à des frappes et accroît la pression sur ses systèmes de défense.
Al Joumhouriyat estime enfin que les acteurs internationaux cherchent encore une issue politique. Pourtant, les conditions d’une négociation restent faibles. Washington veut imposer des restrictions majeures à l’Iran. Téhéran refuse de négocier sous les frappes. Le journal décrit ainsi une situation où les canaux diplomatiques existent, mais ne disposent pas encore de la confiance nécessaire.
Al Sharq Al Awsat : les États-Unis élargissent leurs cibles aux réseaux de transport iraniens
Al Sharq Al Awsat du 18 juillet 2026 rapporte une nouvelle série de frappes américaines contre des infrastructures iraniennes. Cinq ponts ont été visés dans le sud du pays. Une gare proche de Bandar Khamir et un aéroport à Iranshahr ont également été touchés. Le journal souligne que ces objectifs appartiennent à des réseaux de circulation et de ravitaillement. Leur destruction vise donc à ralentir les mouvements militaires et à désorganiser les échanges.
Le quotidien rapporte aussi la destruction d’une tour de surveillance dans le port de Shahid Kalantari, à Chabahar. Le Commandement central américain affirme que cette installation était utilisée par les gardiens de la révolution pour surveiller les navires traversant le détroit d’Ormuz. Cette justification rattache directement la frappe à la sécurité maritime. Elle montre également que Washington considère les ports iraniens comme des éléments du dispositif militaire régional.
Al Sharq Al Awsat du 18 juillet 2026 indique que l’administration Trump étudie un nouvel élargissement des opérations. Des installations nucléaires pourraient être visées de nouveau. Cette possibilité constitue un changement majeur. Elle rapprocherait le conflit d’une campagne destinée à réduire durablement les capacités stratégiques de l’Iran, et non plus seulement à répondre à des attaques précises.
Le journal décrit aussi les précautions prises par les États du Golfe. Ceux-ci redoutent les conséquences d’une guerre prolongée sur leurs villes, leurs installations énergétiques et leurs ports. Ils cherchent donc à maintenir des contacts avec Washington tout en envoyant des messages de prudence à Téhéran. Leur objectif est d’éviter que leur territoire ne soit utilisé ou perçu comme une base directe contre l’Iran.
Al Sharq Al Awsat présente enfin les discussions militaires et diplomatiques comme les deux aspects d’une même stratégie américaine. Washington frappe pour affaiblir l’Iran, tout en cherchant à conserver la possibilité d’un accord. Cette combinaison reste toutefois fragile. Plus les infrastructures civiles et logistiques sont touchées, plus les conditions d’une négociation deviennent difficiles.
Al Liwa’ : les frappes iraniennes atteignent la Syrie et élargissent la carte régionale
Al Liwa’ du 18 juillet 2026 met l’accent sur l’extension géographique des représailles iraniennes. Le journal affirme que les frappes ont atteint la Syrie pour la première fois depuis le début de cette phase de la guerre. Il souligne également que les attaques ont touché ou menacé une grande partie des pays de la région. Cette évolution transforme un affrontement bilatéral en crise régionale ouverte.
Le quotidien rapporte que l’administration de Donald Trump étudie un élargissement de la campagne contre l’Iran. De nouvelles frappes contre les installations nucléaires sont envisagées. Des dizaines d’avions ravitailleurs auraient aussi été envoyés vers Israël. Al Liwa’ du 18 juillet 2026 interprète ce mouvement comme un signe de préparation à des opérations aériennes plus longues et plus intenses.
La mention de la Syrie est particulièrement importante. Le territoire syrien occupe une position centrale entre l’Iran, l’Irak, le Liban et Israël. Toute frappe dans ce pays risque d’affecter plusieurs acteurs militaires. Elle peut également raviver des tensions déjà présentes entre les autorités syriennes, les groupes armés, Israël et les forces étrangères.
Al Liwa’ souligne que la diffusion régionale des frappes augmente le risque d’erreurs de calcul. Un missile peut atteindre une installation utilisée par plusieurs forces. Une attaque contre une base peut provoquer une réponse d’un État qui ne cherchait pas à participer directement au conflit. Dans cette situation, les alliances et les accords de défense deviennent des facteurs d’escalade.
Le journal insiste enfin sur l’inquiétude des opinions publiques arabes. Les populations craignent que leurs pays paient le prix d’un affrontement décidé à Washington, à Téhéran ou à Tel-Aviv. Al Liwa’ du 18 juillet 2026 met ainsi en avant la nécessité d’initiatives arabes pour limiter l’extension de la guerre.
Al Quds : les attaques de drones en Irak montrent la fragilité du front régional
Al Quds du 18 juillet 2026 rapporte une nouvelle série d’attaques contre le Kurdistan irakien. Huit drones chargés d’explosifs ont été interceptés dans le ciel d’Erbil par les défenses du dispositif international. Le journal précise que l’opération s’est déroulée pendant un peu plus d’une heure et qu’aucune victime n’a été signalée.
Dans le même temps, sept missiles ont visé un parti kurde iranien d’opposition installé à Souleimaniye. Ces attaques montrent que le territoire irakien reste directement exposé au conflit entre l’Iran et ses adversaires. Les groupes iraniens exilés au Kurdistan constituent depuis longtemps une source de tension pour Téhéran. Leur présence permet à l’Iran de justifier certaines opérations au nom de sa sécurité.
Al Quds du 18 juillet 2026 indique que le gouvernement fédéral irakien a ouvert une enquête sur l’origine des drones. Un groupe armé chiite appartenant à la coalition dite de la résistance islamique a nié toute implication. Cette dénégation illustre la difficulté des autorités irakiennes à identifier les responsables. De nombreux groupes disposent de drones et de missiles. Certains agissent avec une grande autonomie.
Le journal souligne que l’Irak cherche à éviter d’être transformé en terrain d’affrontement. Bagdad entretient des relations avec l’Iran, mais accueille aussi des forces liées à la coalition internationale. Cette double relation crée une vulnérabilité constante. Toute attaque contre des positions américaines peut provoquer une riposte. Toute action contre des groupes iraniens peut entraîner une intervention de Téhéran.
Al Quds présente enfin le Kurdistan irakien comme un espace particulièrement exposé. Erbil abrite des intérêts internationaux et des infrastructures stratégiques. Souleimaniye accueille plusieurs formations politiques iraniennes. La multiplication des attaques montre que la guerre régionale utilise les fragilités internes de l’Irak.
Nida’ Al Watan : l’affaiblissement de l’Iran est présenté comme une rupture possible de l’équilibre régional
Nida’ Al Watan du 18 juillet 2026 accorde une place importante aux effets régionaux de la confrontation. La qualité technique du document ne permet pas de restituer chaque détail avec la même précision. Toutefois, son traitement met en avant la possibilité d’un changement profond de l’équilibre créé depuis plusieurs décennies par l’influence iranienne.
Le journal présente la guerre comme une menace directe pour les réseaux politiques et militaires liés à Téhéran. Un affaiblissement des gardiens de la révolution réduirait les moyens accordés aux alliés régionaux de l’Iran. Il pourrait modifier les rapports de force en Irak, en Syrie, au Liban et au Yémen. Cependant, cette évolution ne conduirait pas automatiquement à une plus grande stabilité.
Nida’ Al Watan du 18 juillet 2026 souligne que l’effondrement brutal d’un acteur régional peut créer un vide. Des groupes armés, des puissances voisines et des acteurs internationaux chercheraient alors à occuper l’espace laissé libre. L’expérience de plusieurs pays de la région montre que la disparition d’un pouvoir ne produit pas nécessairement un ordre politique plus stable.
Le quotidien insiste aussi sur les conséquences économiques et sécuritaires pour les États arabes. Une guerre prolongée perturberait les routes commerciales, les investissements et les flux énergétiques. Elle pourrait également provoquer de nouveaux déplacements de population. Le traitement de Nida’ Al Watan invite donc à distinguer l’affaiblissement de l’Iran d’un règlement durable des crises régionales.
Ad Diyar : la crise israélienne et la guerre contre l’Iran nourrissent un climat d’incertitude extrême
Ad Diyar du 18 juillet 2026 aborde la guerre régionale à travers la situation israélienne et le sort de Benjamin Netanyahu. Le quotidien titre sur la recherche de son corps, signe d’un bouleversement majeur au sommet du pouvoir israélien. Cette situation ajoute une crise politique interne à l’affrontement militaire avec l’Iran.
Le journal s’intéresse aux évaluations américaines diffusées par la Maison-Blanche et par les services de renseignement. Ces documents cherchent à mesurer les effets des opérations, les capacités iraniennes restantes et les risques de représailles. Ad Diyar du 18 juillet 2026 montre toutefois que ces évaluations ne permettent pas de prévoir avec certitude la suite de la guerre.
La disparition de Benjamin Netanyahu, telle qu’elle est traitée par le quotidien, ouvre aussi la question de la continuité du commandement israélien. Une guerre de cette ampleur exige des décisions rapides sur les frappes, la défense et les relations avec Washington. Toute incertitude au sommet peut compliquer la coordination militaire et provoquer des rivalités politiques.
Ad Diyar souligne également que Donald Trump reste l’acteur central de la stratégie occidentale. Ses décisions déterminent l’ampleur des opérations, le soutien à Israël et la possibilité d’une négociation. Le journal insiste cependant sur le caractère changeant de ses positions. Cette imprévisibilité peut être utilisée comme moyen de pression. Elle peut aussi augmenter le risque d’une mauvaise lecture par l’Iran.
Le quotidien présente enfin la guerre comme une période de rupture. Les règles qui limitaient auparavant les affrontements indirects semblent s’affaiblir. Les frappes touchent désormais plusieurs pays. Les infrastructures civiles et militaires sont visées. Les acteurs régionaux ne savent plus clairement où se situe la limite entre une riposte contrôlée et une guerre totale.
Économie : reconstruction du Sud, pénurie de mazout et hausse du coût de l’énergie sous l’effet de la guerre régionale
Al Akhbar : les producteurs du Bekaa alertent sur l’épuisement des réserves de mazout
Al Akhbar du 18 juillet 2026 place la pénurie de mazout parmi les principaux sujets économiques libanais. Le journal annonce que les réservoirs sont vides et que les producteurs du Bekaa tirent la sonnette d’alarme. La question dépasse la seule disponibilité d’un carburant. Dans cette région agricole et industrielle, le mazout alimente les générateurs, les machines, les installations frigorifiques et de nombreux systèmes d’irrigation. Une rupture prolongée menace donc plusieurs chaînes de production.
Le traitement d’Al Akhbar souligne la fragilité d’une économie qui dépend encore fortement des carburants importés. L’insuffisance de l’électricité publique oblige les entreprises, les exploitations agricoles et les commerces à produire une partie de leur propre énergie. Le mazout devient ainsi une charge de fonctionnement essentielle. Lorsque l’approvisionnement se contracte, les producteurs doivent réduire leur activité ou acheter le carburant à un prix plus élevé. Dans les deux cas, le coût final est transféré vers les consommateurs.
La situation est particulièrement sensible dans le Bekaa. Les producteurs agricoles doivent préserver les récoltes et alimenter les pompes à eau. Les entreprises agroalimentaires ont besoin de froid pour stocker et transformer les produits. Une panne de carburant peut donc entraîner des pertes rapides. Elle peut aussi réduire les quantités disponibles sur le marché local. Al Akhbar du 18 juillet 2026 met ainsi en évidence un risque de hausse des prix alimentaires, même si le journal ne fournit pas dans son titre de bilan chiffré complet.
La guerre entre les États-Unis et l’Iran ajoute une pression extérieure. Les tensions dans le détroit d’Ormuz perturbent les flux pétroliers. Elles augmentent les coûts du transport maritime et des assurances. Le Liban, qui dépend des importations d’énergie, subit directement ces variations. Le manque de réserves internes réduit encore sa capacité à absorber les chocs. Ainsi, une crise régionale peut rapidement se transformer en pénurie locale.
Le quotidien relie implicitement cette difficulté à l’absence d’une politique énergétique stable. Les producteurs restent dépendants de réseaux privés et d’importateurs. Les mécanismes publics de stockage et de sécurité énergétique apparaissent insuffisants. L’alerte lancée depuis le Bekaa porte donc autant sur l’urgence immédiate que sur la faiblesse durable du modèle économique.
Al Bina’ : le transport de marchandises cherche un équilibre entre emploi local et maintien des exportations
Al Bina’ du 18 juillet 2026 s’intéresse aux difficultés du transport routier et du fret. Le ministre du Travail a reçu les responsables des fédérations et des syndicats du transport intérieur, extérieur et de transit. Les représentants des chauffeurs, des transporteurs frigorifiques et des activités liées aux ports de Beyrouth et de Tripoli ont participé aux discussions. L’objectif est de préparer une formule commune pour encadrer le secteur.
Bassem Tleis explique, selon Al Bina’, qu’une nouvelle réunion réunira les organisations concernées. Le texte proposé devra protéger l’économie nationale et les droits des travailleurs. Il devra aussi respecter les règles appliquées dans les pays arabes qui accueillent les produits libanais. Cet équilibre est délicat. Une protection trop rigide des chauffeurs libanais peut compliquer les échanges. À l’inverse, une ouverture sans contrôle peut affaiblir l’emploi local et accroître la concurrence sur les salaires.
Le transport routier représente un maillon essentiel des exportations libanaises. Les produits agricoles et alimentaires ont besoin de délais rapides. Ils exigent aussi des camions frigorifiques et des procédures frontalières prévisibles. Toute interruption augmente les pertes. Elle réduit également la compétitivité des entreprises libanaises sur les marchés arabes. Al Bina’ du 18 juillet 2026 présente donc la réglementation du travail comme un enjeu commercial.
Le journal insiste sur la continuité des exportations. Cette priorité traduit la dépendance de plusieurs secteurs à l’égard des marchés extérieurs. Le marché libanais reste limité. De nombreuses entreprises ont besoin des ventes régionales pour obtenir des devises et maintenir leurs effectifs. La fluidité du fret devient ainsi une condition de survie pour les producteurs, les commerçants et les transporteurs.
Al Bina’ relie par ailleurs la sécurité énergétique mondiale aux tensions dans les détroits d’Ormuz et de Bab el-Mandeb. Le journal estime que l’élargissement des menaces contre la navigation peut augmenter le coût de l’énergie pour l’économie mondiale. Pour le Liban, cette hausse toucherait les importations, le transport et la production locale. Elle réduirait aussi les marges des exportateurs, déjà confrontés aux frais logistiques et aux risques régionaux.
Al Sharq : reconstruction du Sud, relance du logement et réorganisation des échanges avec la Syrie
Al Sharq du 18 juillet 2026 consacre une large place aux priorités économiques du gouvernement dans le Sud. Lors d’un déplacement à Nabatiyeh, le ministre de l’Économie et du Commerce Amer Bisat affirme que l’action publique vise à rétablir les conditions essentielles de la vie quotidienne. Il cite les routes, l’électricité, l’eau, les communications et les autres infrastructures nécessaires au retour des habitants et des commerçants.
Le ministre reconnaît que la reconstruction exigera des ressources importantes. Il indique que le gouvernement cherche ces financements auprès des partenaires internationaux et des pays arabes. Cette déclaration montre que les moyens budgétaires disponibles au Liban restent insuffisants. La reconstruction dépend donc en partie d’aides extérieures, de prêts ou de mécanismes de soutien encore à préciser.
Amer Bisat annonce aussi le retour à temps plein du service du ministère de l’Économie dans le Sud. Cette mesure doit accompagner la reprise des activités commerciales. Elle peut faciliter les démarches administratives, le contrôle des marchés et le suivi des besoins locaux. Al Sharq du 18 juillet 2026 présente ce rétablissement institutionnel comme une partie de la reconstruction. La remise en état des bâtiments ne suffit pas. Les administrations doivent aussi recommencer à fonctionner.
Le journal traite également des relations économiques entre le Liban et la Syrie. Amer Bisat indique que les deux pays cherchent à réorganiser leurs échanges après près d’un demi-siècle dominé par le pouvoir de la famille Assad. Il envisage, à terme, un accord commercial bilatéral plus large. Son déplacement à Damas, accompagné d’une délégation du secteur privé libanais, doit préparer cette nouvelle phase.
Mohammad Choucair, président des organismes économiques, salue les résultats de cette visite. Pour les entreprises libanaises, la Syrie représente à la fois un marché et une voie de transit vers d’autres pays arabes. Toutefois, la relation économique reste marquée par les anciennes pratiques, les barrières frontalières et les différences de réglementation. La réorganisation annoncée devra donc produire des règles plus claires pour les entreprises et les transporteurs.
Al Sharq du 18 juillet 2026 présente enfin le logement comme un axe de relance. Le président-directeur général de la Banque de l’habitat, Antoine Habib, rend hommage au rôle du Conseil du développement et de la reconstruction. Il rappelle que les prêts obtenus auprès de fonds arabes ont aidé des ménages à revenus faibles ou moyens, dans le secteur public comme dans le secteur privé. Les personnes ayant des besoins particuliers ont également bénéficié de ces programmes.
Antoine Habib souhaite une nouvelle politique du logement fondée sur un partenariat entre l’État et le secteur privé. Il insiste sur la nécessité d’un financement durable. La Banque de l’habitat, le Conseil du développement et de la reconstruction, la Banque du Liban, le ministère des Finances et les fonds arabes sont appelés à coordonner leur action. L’objectif annoncé est de permettre aux jeunes ménages de rester au Liban plutôt que de chercher ailleurs des conditions de vie plus accessibles.
Al Joumhouriyat : la contrebande et les circuits clandestins pèsent sur les échanges frontaliers
Al Joumhouriyat du 18 juillet 2026 aborde l’économie par le prisme des réseaux clandestins entre le Liban et la Syrie. Le journal revient sur l’existence de tunnels et de voies utilisées pour le trafic de personnes, d’argent, d’armes et de produits interdits. Ces activités ont pris une importance accrue avant et après la chute du régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.
La contrebande représente une perte directe pour l’État. Les marchandises qui échappent aux postes officiels ne sont pas soumises aux droits et aux contrôles habituels. Cette situation réduit les recettes publiques. Elle crée aussi une concurrence inégale pour les entreprises qui respectent les procédures douanières, fiscales et sanitaires.
Al Joumhouriyat souligne que les services libanais ont renforcé leurs mesures aux points de passage officiels. Cependant, la surveillance des frontières reste difficile. Les réseaux clandestins profitent du relief, des liens locaux et de la faiblesse des moyens de contrôle. Leur activité peut aussi s’adapter rapidement aux nouvelles restrictions.
Les enjeux économiques sont liés aux questions de sécurité. Le même passage peut servir au transport de marchandises, de capitaux ou d’armes. Ainsi, la lutte contre la contrebande ne relève pas seulement de la politique commerciale. Elle concerne aussi la stabilité monétaire, la fiscalité et le contrôle du territoire. Al Joumhouriyat du 18 juillet 2026 montre que toute relance des échanges avec la Syrie devra s’accompagner d’un encadrement plus efficace.
La normalisation économique annoncée entre Beyrouth et Damas peut réduire l’intérêt de certains circuits clandestins si elle simplifie les procédures légales. Toutefois, elle peut aussi augmenter les flux et offrir de nouvelles possibilités aux réseaux illégaux. Les autorités devront donc associer facilitation du commerce et contrôle des frontières. Sans cette double approche, les entreprises régulières risquent de rester pénalisées.
Al Sharq Al Awsat : le coût du transport illustre l’appauvrissement quotidien des ménages
Al Sharq Al Awsat du 18 juillet 2026 décrit les difficultés rencontrées par les usagers des transports collectifs. Les passagers subissent de longues attentes, des changements fréquents de tarifs et un nombre insuffisant de véhicules sur plusieurs lignes. La destruction de certaines infrastructures et la fermeture de routes ont aussi modifié les itinéraires. Les trajets sont devenus plus longs et plus coûteux.
De nombreux usagers doivent emprunter plusieurs moyens de transport pour atteindre leur destination. Cette multiplication des correspondances augmente la dépense quotidienne. Elle réduit aussi le temps disponible pour le travail, les études et les tâches familiales. Le coût économique ne se limite donc pas au prix du billet. Il comprend également les heures perdues et l’incertitude des déplacements.
Le journal présente ces difficultés comme l’une des conséquences de la guerre sur le niveau de vie. Les infrastructures détruites ou endommagées réduisent l’offre. Les opérateurs répercutent la hausse des coûts du carburant et de l’entretien sur les tarifs. Les ménages doivent alors consacrer une part plus importante de leurs revenus à leurs déplacements.
Cette situation touche surtout les personnes qui ne peuvent pas utiliser un véhicule privé. Les travailleurs à faibles revenus, les étudiants et les habitants des zones périphériques dépendent davantage du transport collectif. Une hausse des tarifs peut donc limiter l’accès à l’emploi et aux services publics. Al Sharq Al Awsat du 18 juillet 2026 fait ainsi du transport un indicateur concret des inégalités économiques.
La crise énergétique régionale risque d’aggraver ces pressions. Une hausse du pétrole augmente le prix des carburants. Elle renchérit ensuite les transports, la livraison des biens et les coûts de production. Dans un pays où les mécanismes de soutien sont faibles, l’ajustement se fait rapidement par les prix payés par les citoyens.
Al Liwa’ : les nouvelles taxes font supporter le coût de la crise aux consommateurs
Al Liwa’ du 18 juillet 2026 critique les mesures financières adoptées au nom de la réforme et du redressement. Le journal estime que les autorités avaient promis de lutter contre la corruption et de restaurer l’État. Pourtant, plusieurs décisions transfèrent encore les coûts vers les citoyens au lieu de rechercher les fonds perdus dans le gaspillage et les marchés contestés.
Le quotidien cite l’augmentation du prix des bouteilles de gaz. Cette hausse est justifiée par le remplacement de contenants endommagés pendant la guerre. Al Liwa’ conteste le principe selon lequel les ménages doivent financer directement les conséquences des destructions. Le journal considère que la population paie déjà les effets de la crise par la baisse des revenus et la dégradation des services.
La publication évoque également les taxes ajoutées aux carburants afin de financer les salaires du secteur public. Elle reconnaît le droit des fonctionnaires à une rémunération digne. Toutefois, elle s’interroge sur le recours systématique à la consommation pour dégager de nouvelles recettes. Les taxes sur l’essence et le mazout touchent largement les ménages. Elles augmentent aussi le coût des transports et des produits.
Al Liwa’ du 18 juillet 2026 estime que cette méthode peut alimenter une nouvelle hausse générale des prix. Les entreprises répercutent leurs dépenses de carburant sur les marchandises. Les chauffeurs ajustent leurs tarifs. Les générateurs privés augmentent leurs factures. Une taxe conçue pour financer une dépense publique produit donc des effets dans toute l’économie.
Le journal demande que l’État commence par ouvrir les dossiers de corruption. Il réclame un examen des marchés publics, des intérêts protégés et du gaspillage. Selon sa lecture, la réforme ne peut pas se limiter à trouver de nouvelles recettes. Elle doit modifier la façon dont l’argent public est collecté et dépensé.
Al Quds : le pétrole bondit avec la menace d’une double fermeture d’Ormuz et de Bab el-Mandeb
Al Quds du 18 juillet 2026 rapporte une hausse d’environ 2 % des prix du pétrole après l’intensification des frappes entre les États-Unis et l’Iran. Le prix du baril de Brent atteint 85,76 dollars, en progression de 1,53 dollar. Le pétrole américain atteint 80,64 dollars, soit une hausse de 1,69 dollar. Les deux références gagnent environ 13 % sur la semaine.
Le journal explique cette progression par la perturbation des flux dans le détroit d’Ormuz. L’effondrement d’un accord provisoire de suspension des hostilités a réduit les passages pétroliers. Une nouvelle menace concerne aussi Bab el-Mandeb, dans la mer Rouge. La combinaison des deux détroits expose une part importante du commerce maritime de l’énergie.
Pour le Liban, ces chiffres ont des effets directs. Le pays importe la majeure partie de ses besoins énergétiques. Une hausse du baril renchérit les carburants, la production privée d’électricité, les transports et l’importation des biens. La pression peut ensuite se transmettre aux prix de détail.
Al Quds du 18 juillet 2026 montre aussi que les marchés anticipent une crise durable. La progression hebdomadaire du pétrole ne reflète pas seulement les pertes déjà enregistrées. Elle intègre le risque de nouvelles frappes, de retards dans les livraisons et d’une hausse des assurances. Les économies importatrices restent donc vulnérables même sans fermeture complète des voies maritimes.
Nida’ Al Watan : l’économie reste suspendue aux résultats politiques et sécuritaires
Nida’ Al Watan du 18 juillet 2026 ne fournit pas, dans les passages lisibles du document, un ensemble aussi détaillé d’indicateurs économiques que certaines autres publications. Son traitement lie toutefois la reprise libanaise à la stabilisation du Sud et à la réussite des démarches menées auprès des États-Unis.
La reconstruction, le retour des habitants et la reprise des commerces nécessitent une réduction durable des opérations militaires. Sans sécurité, les investissements restent limités. Les entreprises hésitent à rouvrir. Les bailleurs internationaux retardent leurs engagements. Le coût économique du conflit se prolonge donc bien au-delà des destructions immédiates.
La visite de Joseph Aoun à Washington possède, dans cette perspective, une dimension économique. Un retrait israélien ou une désescalade vérifiable pourrait faciliter l’arrivée d’aides et de financements. À l’inverse, l’absence de progrès maintiendrait le risque qui pèse sur les projets de reconstruction et sur la confiance.
Ad Diyar : les dépenses législatives ravivent la crainte d’un retour aux pratiques d’avant la crise
Ad Diyar du 18 juillet 2026 rapporte les critiques de Samir Geagea contre plusieurs lois adoptées par le Parlement. Le président des Forces libanaises affirme que certains textes peuvent imposer au Trésor des charges de plusieurs centaines de millions de dollars. Il reproche aux députés d’avoir voté sans étude financière assez approfondie.
Samir Geagea établit un lien direct avec l’effondrement commencé en 2019. Selon lui, l’accumulation de dépenses sans financement clair faisait partie des pratiques qui ont conduit à la crise. Son avertissement porte donc sur le risque de répéter les mêmes erreurs sous couvert de répondre aux demandes sociales.
Le débat ne remet pas en cause le besoin de soutenir les salariés ou les services publics. Il porte sur la source des financements. De nouvelles dépenses peuvent être nécessaires, mais elles doivent être accompagnées de recettes durables et d’une évaluation précise. Sinon, elles peuvent accroître le déficit ou provoquer de nouvelles taxes.
Ad Diyar du 18 juillet 2026 met ainsi en évidence la contradiction entre les attentes sociales et la faiblesse des finances publiques. Les citoyens demandent des salaires, des services et une reconstruction. L’État dispose de moyens limités. Faute de réforme fiscale et de lutte réelle contre le gaspillage, le pouvoir risque de choisir les solutions les plus rapides, notamment les taxes indirectes. Celles-ci touchent pourtant davantage les ménages modestes et alimentent la hausse du coût de la vie.
Société : déplacements au Sud, inclusion scolaire, crise démographique et hausse des charges fragilisent les familles
Al Akhbar : le Sud entre destruction des villages, déracinement et volonté de retour
Al Akhbar du 18 juillet 2026 aborde la situation sociale du Sud à travers les conséquences humaines de la guerre. Les destructions ne sont pas décrites comme de simples pertes matérielles. Elles touchent des villages qui structurent la vie familiale, la mémoire et l’appartenance locale. Les maisons détruites représentent des logements perdus, mais aussi des lieux de transmission entre les générations. La disparition de quartiers entiers rompt les liens de proximité. Elle éloigne les familles des écoles, des commerces et des terres dont elles tiraient une partie de leurs revenus.
Le quotidien insiste sur le rapport profond entre les habitants et leurs villages. Les déplacements forcés ne conduisent pas seulement à un changement de résidence. Ils imposent une rupture avec un cadre de vie ancien. Les familles quittent souvent leur maison sans savoir quand elles pourront revenir. Elles doivent trouver un logement provisoire, modifier la scolarité des enfants et réorganiser leur travail. Les personnes âgées sont particulièrement exposées. Certaines supportent difficilement l’éloignement et la perte de leurs repères.
Al Akhbar du 18 juillet 2026 évoque aussi le Sud à travers une lecture critique d’un poème d’Abbas Beydoun. Le texte discuté décrit les villages, les maisons ouvertes aux frappes et les habitants contraints de partir. La publication refuse toutefois de réduire cette région à la ruine. Elle souligne que le Sud reste également un espace de retour, de reconstruction et de résistance sociale. Cette approche montre que la représentation de la guerre possède elle-même une portée collective. Décrire uniquement les décombres peut donner l’impression que la destruction constitue une fin définitive.
Le journal défend donc une vision dans laquelle la douleur ne supprime pas la capacité d’action des habitants. Le retour ne dépend pourtant pas de la seule volonté individuelle. Il exige la sécurité, la remise en état des routes et le rétablissement de l’eau, de l’électricité et des communications. Il suppose aussi la reconstruction des écoles, des centres de santé et des commerces. Sans ces services, une famille peut revenir dans son village sans parvenir à y reprendre une vie normale.
Al Akhbar met enfin en évidence le risque d’une transformation durable de la géographie humaine du Sud. Plus le déplacement se prolonge, plus certaines familles s’installent ailleurs. Les enfants s’intègrent dans de nouvelles écoles. Les parents trouvent d’autres emplois. Les liens quotidiens avec le village s’affaiblissent. Ainsi, le retard de la reconstruction ne représente pas seulement un coût économique. Il peut produire un déracinement durable et modifier la composition sociale des localités frontalières.
Al Bina’ : l’amnistie et la stabilité civile présentées comme des enjeux de cohésion sociale
Al Bina’ du 18 juillet 2026 traite les questions sociales à travers le débat sur l’amnistie générale et les risques de tension intérieure. Le journal relaie les critiques contre une formule jugée sélective. Pour les familles de détenus, l’enjeu dépasse le travail parlementaire. Certaines attendent depuis des années une décision judiciaire ou politique. Les détentions prolongées, les procédures lentes et l’incertitude sur les critères d’une éventuelle amnistie entretiennent un sentiment d’injustice.
La publication met en avant la nécessité d’un traitement équitable. Une amnistie ne peut pas apparaître comme un arrangement entre communautés ou partis. Elle doit reposer sur des critères compréhensibles. Les familles veulent savoir quelles personnes seraient concernées, quels crimes resteraient exclus et comment seraient examinées les situations particulières. L’absence de clarté renforce la méfiance envers le Parlement et envers l’ensemble du système judiciaire.
Al Bina’ du 18 juillet 2026 relie aussi ce débat à la stabilité sociale. Les dossiers non réglés peuvent devenir des foyers de colère dans certaines régions. Ils alimentent l’idée que la justice varie selon l’appartenance politique ou communautaire. Cette perception fragilise le lien entre les citoyens et l’État. Elle peut aussi faciliter les discours de mobilisation fondés sur le sentiment d’abandon.
Le journal accorde par ailleurs une place aux mises en garde contre une tension sécuritaire dans le Sud ou dans d’autres régions. Il rapporte des déclarations affirmant qu’une telle crise pourrait menacer la paix civile. Cette inquiétude montre que les effets sociaux de la guerre ne se limitent pas aux localités bombardées. Ils traversent le débat national sur les armes, l’armée et les relations entre les groupes politiques.
La publication considère que les médias portent aussi une responsabilité. Les discours accusateurs peuvent renforcer les divisions. Une information présentée sans prudence peut transformer un désaccord politique en affrontement communautaire. Al Bina’ demande donc que la défense des positions politiques n’alimente pas la peur ou la haine entre les Libanais.
Dans cette lecture, la cohésion sociale repose sur plusieurs conditions. L’État doit traiter les détenus selon des règles claires. Les institutions doivent éviter les mesures sélectives. Les responsables doivent contenir leurs discours. Enfin, la question du Sud doit être gérée sans opposer les habitants entre eux. Le journal fait ainsi de la stabilité civile une priorité aussi importante que les négociations militaires.
Al Sharq : la reconstruction sociale du Sud passe par le retour des services publics
Al Sharq du 18 juillet 2026 présente le déplacement du ministre de l’Économie et du Commerce, Amer Bisat, à Nabatiyeh comme une réponse aux besoins quotidiens des habitants. Le ministre affirme que l’action publique doit d’abord rétablir les conditions indispensables à la vie. Il cite les routes, l’électricité, l’eau, les communications et les infrastructures de base. Ces services déterminent directement la possibilité d’un retour durable.
Le journal montre que le retour des familles ne peut pas être réduit à la réouverture des maisons. Une localité sans eau potable, sans électricité et sans accès sûr reste difficilement habitable. Les enfants doivent pouvoir rejoindre une école. Les personnes malades ont besoin d’un centre de santé ou d’une route praticable vers un hôpital. Les commerces dépendent de l’électricité, du transport et des communications. Chaque service rétabli permet donc de restaurer une partie du tissu social.
Amer Bisat annonce également le retour à temps plein du service du ministère de l’Économie dans le Sud. Al Sharq du 18 juillet 2026 souligne l’importance de cette décision. La présence administrative permet aux habitants et aux commerçants d’accomplir leurs démarches sans se déplacer vers Beyrouth. Elle facilite aussi le contrôle des prix et le suivi des marchés. Le retour d’un service public possède donc une valeur pratique et symbolique. Il montre que l’État réinvestit une région touchée par la guerre.
Le ministre reconnaît cependant que la reconstruction nécessite des ressources élevées. Le gouvernement cherche un soutien auprès de partenaires internationaux et arabes. Cette dépendance financière peut ralentir les projets. Elle crée aussi une incertitude pour les familles qui attendent de réparer leur logement. Sans calendrier précis, certaines peuvent rester déplacées longtemps.
Al Sharq accorde par ailleurs une place au logement. Antoine Habib, président-directeur général de la Banque de l’habitat, défend une politique destinée aux ménages à revenus faibles ou moyens. Il rappelle le rôle des fonds arabes dans le financement de prêts. Il évoque aussi les besoins des personnes ayant un handicap. Le logement apparaît ainsi comme un facteur de stabilité familiale et non comme un simple secteur financier.
Antoine Habib appelle à une coordination entre l’État, la Banque de l’habitat, la Banque du Liban, le ministère des Finances et les organismes de développement. L’objectif est d’offrir des financements durables aux jeunes ménages. Cette politique répond à une question sociale majeure. L’impossibilité d’acheter ou de louer un logement pousse de nombreux jeunes à retarder leur mariage, à vivre plus longtemps chez leurs parents ou à partir à l’étranger.
Al Sharq du 18 juillet 2026 relie donc trois dimensions souvent séparées : la reconstruction du Sud, le fonctionnement des administrations et l’accès au logement. Dans les trois cas, la stabilité sociale dépend de la capacité de l’État à fournir des services continus. Les déclarations officielles répondent à des besoins réels. Toutefois, leur portée dépendra des financements obtenus et de la vitesse d’exécution.
Al Joumhouriyat : l’alimentation quotidienne et la santé sous la pression du rythme de vie
Al Joumhouriyat du 18 juillet 2026 consacre sa page de santé et d’alimentation à la fatigue ressentie pendant la journée. Le journal observe que de nombreuses personnes cherchent une réponse rapide dans le café ou dans les produits sucrés. Ces solutions peuvent procurer un regain d’énergie immédiat. Toutefois, leur effet reste court. Une nouvelle baisse d’énergie peut apparaître peu après.
La publication explique que le corps transforme les aliments en glucose, qui constitue un carburant pour les cellules. La vitesse à laquelle ce glucose arrive dans le sang dépend du type d’aliment consommé. Les produits riches en sucres ajoutés et certains féculents très transformés entraînent une hausse rapide. Celle-ci peut être suivie d’une chute tout aussi nette. Le sentiment de fatigue revient alors.
Al Joumhouriyat recommande des choix capables de fournir une énergie plus stable. Cette approche repose sur des repas équilibrés, contenant des sources de protéines, des fibres et des matières grasses adaptées. La régularité des repas joue aussi un rôle. Sauter un repas peut conduire à une forte faim, puis à une consommation excessive de produits rapides.
Ce traitement paraît éloigné des grandes crises politiques. Pourtant, il reflète une difficulté sociale courante. Les journées de travail longues, les transports difficiles et les revenus limités réduisent la possibilité de préparer des repas équilibrés. Beaucoup de personnes choisissent des produits moins chers, rapides ou disponibles près du lieu de travail. Les recommandations nutritionnelles se heurtent donc aux contraintes économiques et au manque de temps.
Le prix des aliments frais représente un autre obstacle. Les fruits, les légumes, les protéines et certains produits complets peuvent coûter davantage que les aliments transformés. Pour les ménages touchés par la baisse du pouvoir d’achat, la priorité consiste souvent à assurer une quantité suffisante. La qualité nutritionnelle passe ensuite. Al Joumhouriyat du 18 juillet 2026 montre ainsi, même de façon indirecte, que la santé quotidienne dépend des conditions sociales.
La fatigue peut aussi être liée au stress, au manque de sommeil et à l’insécurité. Les habitants des régions touchées par les frappes vivent dans une inquiétude continue. Les familles déplacées doivent gérer de nouvelles dépenses et de nouveaux trajets. Les salariés craignent pour leur emploi. Dans ce contexte, l’alimentation ne constitue qu’un élément de la santé. Elle reste néanmoins un point sur lequel les personnes peuvent agir, dans la limite de leurs moyens.
Al Sharq Al Awsat : les familles d’enfants autistes affrontent encore des obstacles à l’école
Al Sharq Al Awsat du 18 juillet 2026 publie un témoignage consacré aux familles d’enfants présentant un trouble du spectre de l’autisme, un trouble de l’attention ou une hyperactivité. L’auteur revient sur une année scolaire marquée par les interruptions dues à la guerre et par un climat d’incertitude. Ces perturbations ont pesé sur l’ensemble des familles. Elles ont eu des effets encore plus lourds sur les enfants qui ont besoin de routines et d’un accompagnement régulier.
Le témoignage décrit d’abord la difficulté à obtenir une place dans une école adaptée. Après une première évaluation, une responsable estime que l’enfant n’est pas prêt à intégrer la classe. Elle recommande une année supplémentaire dans un centre spécialisé. Le père refuse cette orientation. Il considère que son fils doit pouvoir entrer à l’école et bénéficier d’un programme adapté à ses besoins.
Cette réaction montre le déséquilibre auquel les familles sont souvent confrontées. Les établissements disposent d’un nombre limité de places. Ils veulent vérifier leur capacité à accompagner chaque enfant. Les parents, de leur côté, craignent qu’un refus ne repousse encore l’intégration scolaire. Ils doivent alors multiplier les démarches, les évaluations et les discussions.
L’auteur explique avoir choisi une école dotée d’un parcours consacré aux enfants autistes. Ce parcours associe un soutien éducatif et comportemental à une intégration progressive dans l’enseignement général. Al Sharq Al Awsat du 18 juillet 2026 met ainsi en avant un modèle qui ne sépare pas totalement les enfants. Il cherche plutôt à adapter leur présence selon leurs capacités et leurs progrès.
Le père affirme avoir insisté après plusieurs visites et de longs échanges. Son expérience du sujet, acquise pendant plus de cinq ans, lui permet de défendre les capacités de son enfant. Il demande à l’école de ne pas se limiter au résultat d’une première évaluation. Il considère que l’enfant peut révéler des compétences lorsqu’il est placé dans un environnement stimulant et accompagné.
Le témoignage se termine par l’acceptation de l’enfant dans l’établissement. Cette issue positive ne supprime pourtant pas les difficultés du système. Toutes les familles ne possèdent pas la même connaissance des dispositifs. Elles ne peuvent pas toutes consacrer autant de temps aux démarches. Certaines n’ont pas non plus les moyens de payer un centre spécialisé, des consultations et une école dotée d’un programme adapté.
Al Sharq Al Awsat du 18 juillet 2026 invite donc les familles à ne pas renoncer. Cependant, cette volonté individuelle doit s’accompagner d’une politique publique. L’inclusion scolaire ne peut dépendre uniquement de l’obstination des parents. Elle exige des enseignants formés, des spécialistes, des classes adaptées et un financement durable. La guerre a encore aggravé ces besoins. Les interruptions scolaires peuvent faire perdre des acquis et accroître les troubles liés à l’anxiété.
L’article montre enfin que l’acceptation sociale constitue un enjeu central. Les enfants ne doivent pas être définis uniquement par leurs difficultés. Leur intégration progressive aide les autres élèves à comprendre la différence. Elle réduit aussi l’isolement des familles. Ainsi, l’école devient un lieu d’apprentissage, mais aussi un espace de construction d’une société plus inclusive.
Al Liwa’ : le prix du gaz et des carburants alourdit encore le budget des ménages
Al Liwa’ du 18 juillet 2026 critique l’augmentation du prix des bouteilles de gaz. Les autorités justifient cette mesure par la nécessité de remplacer les bouteilles endommagées pendant la guerre. Le journal conteste le transfert de cette charge vers les consommateurs. Les ménages ont déjà subi la baisse des revenus, la hausse des prix et la dégradation des services. Ils doivent désormais financer le remplacement d’un équipement essentiel.
Le gaz est utilisé quotidiennement pour la cuisine et parfois pour le chauffage. Une hausse de son prix touche donc la plupart des familles. Elle pèse davantage sur les ménages modestes, car la dépense occupe une part plus élevée de leur revenu. La mesure peut aussi affecter les petites entreprises de restauration et les commerces alimentaires. Ceux-ci répercutent ensuite leurs coûts sur leurs clients.
Al Liwa’ du 18 juillet 2026 dénonce également les taxes ajoutées aux carburants pour financer les salaires du secteur public. Le journal reconnaît le droit des fonctionnaires à une rémunération digne. Il refuse toutefois que cette amélioration soit financée principalement par la consommation. Les travailleurs du secteur privé et les personnes sans revenu stable subissent alors une nouvelle charge sans bénéficier directement de la mesure.
La hausse des carburants entraîne des effets en chaîne. Elle augmente le coût des déplacements. Elle renchérit les factures des générateurs. Elle affecte la livraison des marchandises et les produits agricoles. Pour une famille, la dépense ne se limite donc pas au plein d’essence. Elle apparaît aussi dans le prix des aliments, des transports collectifs et de l’électricité privée.
Le quotidien estime que le discours de réforme perd sa crédibilité lorsque les solutions reposent toujours sur de nouvelles taxes. Il demande que l’État recherche d’abord les fonds gaspillés et qu’il ouvre les dossiers de corruption. Cette critique traduit un sentiment social répandu. Les citoyens acceptent difficilement de nouveaux sacrifices lorsqu’ils ne voient pas de changement dans la gestion publique.
Al Liwa’ souligne ainsi une rupture de confiance. Le problème n’est pas seulement le montant d’une taxe. Il réside dans l’impression que les mêmes catégories supportent constamment la crise. Les ménages paient les erreurs passées, les conséquences de la guerre et les besoins du secteur public. En retour, ils continuent à recevoir une électricité limitée, des transports insuffisants et des services sociaux faibles.
Al Quds : les habitants du Sud vivent sous les frappes malgré les annonces de retour
Al Quds du 18 juillet 2026 décrit les effets directs des opérations israéliennes sur la population civile du Sud. Le journal rapporte des frappes aériennes, des tirs d’artillerie, des destructions de maisons et des incendies dans les terres agricoles. Un travailleur syrien a été blessé. Ces événements montrent que la violence touche aussi des personnes qui ne participent pas aux combats et qui cherchent à maintenir une activité économique.
La destruction du complexe des écoles Al Mahdi dans le secteur de Saf al-Hawa, à Bint Jbeil, possède une portée sociale particulière. Une école détruite prive les enfants d’un lieu d’apprentissage. Elle impose aux familles de chercher un autre établissement, souvent plus éloigné. Elle augmente aussi la pression sur les écoles encore ouvertes. Même lorsqu’aucune victime n’est signalée, la destruction produit des effets durables sur la scolarité.
Les incendies agricoles touchent également les moyens de subsistance. Les champs constituent une source de revenu pour de nombreuses familles. Leur destruction peut supprimer une récolte, abîmer les sols et réduire la capacité de production pour la saison suivante. Les équipes de la défense civile et l’armée interviennent pour limiter les dégâts. Cependant, elles travaillent dans des zones toujours exposées.
Al Quds du 18 juillet 2026 rapporte aussi des destructions de maisons à Bint Jbeil et une importante opération de dynamitage à Hadatha. Ces actes empêchent certains habitants de revenir, même lorsque les combats diminuent temporairement. Une famille dont la maison a été détruite doit trouver un logement, obtenir une aide et attendre une reconstruction. La vie communautaire se trouve ainsi suspendue à des décisions politiques et financières.
Le journal montre surtout la contradiction entre les annonces liées aux zones expérimentales et la réalité quotidienne. Les autorités parlent de retour et de déploiement de l’armée. Pourtant, les habitants restent exposés aux drones, aux tirs et aux incursions. Cette insécurité empêche la reprise normale des écoles, de l’agriculture et du commerce. La question sociale du Sud dépend donc directement de l’arrêt des opérations militaires.
Ad Diyar : baisse des naissances, émigration des jeunes et vieillissement redessinent la société libanaise
Ad Diyar du 18 juillet 2026 consacre une enquête détaillée à la transformation démographique du Liban. Les données du ministère de la Santé montrent une forte baisse des naissances en moins de dix ans. Leur nombre est passé de 90 647 en 2017 à 65 209 en 2024, soit un recul proche de 28 %. Les premières données pour 2025 font état d’environ 70 986 naissances. Malgré cette légère remontée, la tendance de fond reste préoccupante.
Le taux de fécondité des Libanaises atteint 1,8 enfant par femme. Il reste inférieur au seuil de renouvellement des générations, situé à 2,1 enfants. Si cette situation se prolonge, les nouvelles générations seront moins nombreuses que les précédentes. Le changement ne sera pas immédiat, mais ses effets toucheront progressivement les écoles, l’emploi, la protection sociale et l’organisation des familles.
Ad Diyar explique cette baisse par plusieurs facteurs. La crise économique rend la création d’une famille plus difficile. Les coûts du logement, de l’alimentation, de l’éducation et de la santé dépassent les moyens de nombreux jeunes couples. L’instabilité professionnelle pousse aussi au report du mariage et des naissances. Les décisions familiales deviennent ainsi directement liées au manque de sécurité économique.
Le journal met également en avant l’émigration des jeunes et des personnes qualifiées. Selon les estimations de la Banque mondiale citées par Ad Diyar du 18 juillet 2026, le Liban a enregistré un solde migratoire négatif d’environ 17 267 personnes en 2024. Les jeunes constituent une grande partie des départs. Les médecins, les infirmiers, les ingénieurs, les enseignants universitaires et les travailleurs des nouvelles technologies sont particulièrement concernés.
Cette émigration produit une double perte. Elle réduit la population en âge de travailler. Elle prive aussi le pays des compétences nécessaires à son redressement. Les familles restent parfois séparées entre plusieurs pays. Les parents âgés vivent au Liban, tandis que leurs enfants travaillent à l’étranger. Les transferts d’argent peuvent soutenir les proches, mais ils ne remplacent pas la présence humaine et professionnelle.
Ad Diyar souligne que les personnes âgées de 65 ans et plus représentent déjà près de 10 % de la population. Cette proportion devrait augmenter. Le vieillissement accroîtra les besoins en soins, en médicaments et en services d’aide. Dans le même temps, le nombre de travailleurs susceptibles de financer ces dépenses risque de diminuer.
Le journal avertit que le Liban pourrait perdre son avantage démographique. Une population jeune et active peut soutenir la croissance. À l’inverse, une population vieillissante, associée à une forte émigration, augmente la pression sur les systèmes de retraite et de santé. Or, ces systèmes sont déjà fragiles. De nombreuses personnes âgées dépendent de leur famille ou de leurs économies.
Ad Diyar du 18 juillet 2026 ne présente toutefois pas cette évolution comme inévitable. Le Liban peut encore agir par une politique du logement, des emplois stables, une meilleure protection sociale et des services publics fiables. Il peut aussi créer des conditions favorables au retour des compétences. Sans telles mesures, la crise démographique risque de devenir l’un des principaux obstacles au redressement national.



