Beyrouth cherche du temps avant le saut vers des négociations directes
Le Liban officiel cherche à prolonger une trêve fragile avant d’entrer dans des négociations directes avec Israël. Entre pressions américaines, dépendance au dossier irano-américain, destructions continues au Sud et activisme diplomatique de Paris, Riyad, Doha et Washington, Beyrouth tente surtout d’éviter une rechute immédiate dans la guerre sur le terrain.
Aide humanitaire au Liban : l’alerte de Nawaf Salam à Paris
Depuis Paris, le premier ministre libanais Nawaf Salam a lancé un appel d’urgence de 500 millions d’euros pour faire face à la crise humanitaire provoquée par le conflit israélo-libanais. Derrière ce montant, il ne faut pas voir un plan de relance, mais une tentative de stabilisation minimale d’un pays déjà affaibli par la crise financière, la fragilité de ses services publics et l’ampleur des déplacements internes. Le Liban cherche moins à se reconstruire qu’à empêcher une nouvelle phase d’effondrement social, territorial et politique.
Cessez-le-feu en Iran : Trump prolonge la trêve
Donald Trump a finalement prolongé le cessez-le-feu en Iran au moment même où il laissait encore entendre, quelques heures plus tôt, qu’il ne souhaitait pas étendre la trêve. Ce revirement évite une reprise immédiate des bombardements, mais ne règle presque rien sur le fond. Le blocus américain des ports iraniens reste en place, le détroit d’Ormuz demeure sous forte tension, et les discussions prévues à Islamabad se heurtent toujours au dossier nucléaire, aux sanctions et à la méfiance profonde entre Washington et Téhéran. La guerre recule d’un pas, sans quitter sa zone de bascule.
L’or, l’impôt et la panne de recettes : pourquoi l’État libanais cherche l’argent là...
Au Liban, le débat sur l’or révèle une crise plus profonde : l’État manque de recettes, mais tente de taxer un refuge auquel les citoyens se sont accrochés après l’effondrement bancaire. Derrière la fiscalité, c’est toute la question de la confiance, de la justice fiscale et du financement du pays désormais.
Reconstruire sans caisse claire : avec quel argent le Liban peut-il vraiment repartir
La trêve déplace la question libanaise du champ militaire vers celui du financement. Le pays dispose de ressources, de prêts et de bailleurs, mais manque surtout d’une chaîne claire entre décision, trésorerie et exécution. La reconstruction immédiate dépend moins des promesses que de l’usage rapide d’argent déjà mobilisable.
Un milliard pour éviter la chute : le Liban cherche de quoi tenir avant...
Le Liban cherche jusqu’à un milliard de dollars pour absorber le choc de guerre, financer l’urgence budgétaire et éviter une nouvelle chute économique. Ce n’est pas un plan de relance, mais un filet provisoire pour tenir, alors que les dégâts sont estimés à plusieurs milliards et que la reconstruction attend.
Geagea réclame une rencontre Aoun-Netanyahu
En proposant une rencontre entre Joseph Aoun et Benjamin Netanyahu, Samir Geagea a déplacé le débat bien au-delà du cessez-le-feu. Dans le Liban d’aujourd’hui, un tel sommet ne serait pas seulement diplomatique. Il risquerait de devenir un puissant facteur de fracture intérieure, entre État, Hezbollah, camps partisans et opinion publique.
Cessez-le-feu : Aoun choisit la négociation
En recevant l’ambassadeur américain puis une délégation du Front de la souveraineté, Joseph Aoun a fixé une ligne politique claire pour l’après-trêve. Le président veut préserver le cessez-le-feu, lancer une négociation bilatérale conduite par le Liban sous la direction de Simon Karam, et faire de ce processus le cadre destiné à mettre fin à la guerre, à l’occupation israélienne de zones méridionales et à la fragilité persistante de l’autorité de l’État dans le Sud.
Israël réitère ses menaces aux habitants du Sud Liban en dépit du cessez-le-feu
Israël diffuse une nouvelle fois, une carte en arabe et menace directement les habitants du sud du Liban en leur interdisant le retour dans des dizaines de villages. Sous couvert de sécurité, l’armée israélienne trace une ligne rouge intérieure, transforme la trêve en zone de contrainte et verrouille politiquement le retour civil local.
Liban : les décombres livrent encore leurs morts
Le cessez-le-feu n’a pas mis fin au décompte des morts au Liban. Il a ouvert une phase plus lente et plus dure, celle des dépouilles retirées des décombres, des immeubles effondrés et des zones encore difficiles d’accès. À Tyr, à Kfar Melki, à Qadmous, à Hayy al-Sellom ou près du pont de Qasmiyeh, les équipes de secours poursuivent leurs recherches et révèlent un bilan humain encore incomplet. Les autorités sanitaires le reconnaissent elles-mêmes : les chiffres restent provisoires tant que les gravats ne sont pas levés, que les corps ne sont pas extraits et que les identifications ADN ne sont pas achevées.
Cessez-le-feu : les violations israéliennes s’accumulent
Le cessez-le-feu en vigueur au Liban apparaît de plus en plus vidé de sa portée concrète. Depuis la nuit du 20 avril, les faits signalés dessinent une continuité de violations israéliennes : destructions de bâtiments à Chamaa, Naqoura et Bayyada, frappe sur Tayri, maison visée à Borj Qlaouiyeh, drones à basse altitude au-dessus de Tyr, de Baalbek, de Beyrouth et de la banlieue sud, jusqu’à Qasmiyeh où une opération de recherche de deux corps s’est déroulée sous surveillance aérienne. Pour les habitants, la trêve existe encore sur le papier, mais elle ne recrée plus un véritable espace civil.
Liban : Ormuz peut faire tomber la trêve
Le risque majeur pour le Liban n’est pas seulement une hausse du pétrole si la crise d’Ormuz s’aggrave. Le danger principal est la rupture de la trêve sur le front libanais. Le cessez-le-feu en vigueur reste court, fragile et dépendant d’un équilibre régional entre Washington, Téhéran et Israël. Si cet équilibre casse, le Sud-Liban pourrait redevenir un terrain de pression militaire, avec des déplacés replongés dans l’attente, une reconstruction stoppée et un État libanais toujours incapable de maîtriser seul le tempo.
Liban: Israël confirme que le soldat photographié frappant une statue de Jésus est israélien
Israël confirme que le soldat frappant une statue de Jésus au sud du Liban est bien l’un des siens, relançant la question des sanctions.
La FINUL peut-elle accéder aux zones de la ligne jaune ?
La ligne jaune imposée par Israël au sud du Liban menace l’accès de la FINUL à sa zone d’opérations et entre difficilement dans le cadre de la résolution 1701. En limitant la liberté de mouvement des Casques bleus, elle fragilise le cessez-le-feu, le retour des civils et la souveraineté libanaise.



















