Accord Liban-Israël : ce que Beyrouth ne veut pas voir être publié
L’annexe sécuritaire secrète de l’accord Liban-Israël suscite une controverse majeure. Des hypothèses circulent:
Elle pourrait organiser une coordination opérationnelle entre armées libanaise et israélienne, sous médiation américaine. Si elle conditionne le retrait israélien à des vérifications sécuritaires, elle risque d’encadrer la souveraineté libanaise au lieu de la restaurer pleinement.
Liban-Israël : la clause qui inquiète les victimes des crimes israéliens
Une clause de l’accord-cadre Liban-Israël engage les deux parties à cesser les actions hostiles ou défavorables dans les forums politiques et juridiques internationaux. Elle pourrait limiter la capacité de l’État libanais à porter plainte contre Israël pour crimes de guerre ou à soutenir une saisine internationale. Mais elle ne bloque pas automatiquement les victimes, les ONG, les juridictions étrangères ou les États tiers. Le vrai enjeu porte sur la coopération de Beyrouth, la compétence de la CPI et le risque d’une paix construite au prix d’une justice amputée.
Le Hezbollah rejette l’accord-cadre
Le Hezbollah rejette frontalement l’accord-cadre signé à Washington entre le Liban, Israël et les États-Unis. Dans une déclaration attribuée à son secrétaire général, cheikh Naïm Qassem, le parti accuse les autorités libanaises d’avoir abandonné les cartes de force du Liban, d’avoir accepté des négociations directes jugées favorables à Israël et d’avoir lié dangereusement le retrait israélien au désarmement de la résistance. Le Hezbollah affirme que ses armes ne seront pas remises et que tout accord doit commencer par le retrait total de l’occupant.
Smotrich ravive la crainte d’une annexion au Sud-Liban après l’accord israélo-libanais
Malgré l’accord-cadre signé à Washington, les positions de Bezalel Smotrich ravivent les inquiétudes libanaises. Le ministre israélien a réitéré son appel à repousser la frontière jusqu’au Litani et défend le maintien d’une zone de sécurité tant que le Hezbollah n’est pas désarmé, voire même de coloniser la région libanaise. Cette ligne fragilise la lecture libanaise d’un accord censé mener au retrait israélien.
Accord Liban-Israël : réactions sous tension à Beyrouth
L’accord-cadre signé le 26 juin à Washington entre le Liban, Israël et les États-Unis provoque une première série de réactions politiques à Beyrouth. Joseph Aoun, Nawaf Salam et Nada Hamadeh Mouawad le présentent comme une étape vers la souveraineté et le retour des déplacés. Le Hezbollah, par Hassan Fadlallah et Naïm Qassem, le rejette et avertit d’un risque de crise interne. Les autres responsables ne sont pas cités faute de réaction publique vérifiée postérieure à la signature.
Beyrouth : manifestations contre l’accord Liban-Israël
Des manifestations ont éclaté à Beyrouth après la signature de l’accord-cadre entre le Liban et Israël à Washington. Des partisans du Hezbollah ont bloqué plusieurs axes, dont la route de l’aéroport, avant l’intervention de l’armée libanaise. Le mouvement chiite rejette le texte, qu’il considère comme une concession à Israël et comme une menace contre son rôle militaire. Cette mobilisation ouvre une phase politique délicate pour le gouvernement de Nawaf Salam.
Liban-Israël : accord-cadre signé à Washington
Le Liban et Israël ont signé à Washington un accord-cadre présenté par les États-Unis comme une étape vers un règlement politique durable. Le texte ne constitue pas encore un traité de paix, mais il fixe un cadre de négociation sur les zones pilotes, le retrait israélien, le déploiement de l’armée libanaise, le rôle du Hezbollah et la reconstruction du Sud-Liban. Sa portée dépendra désormais des détails publiés, du calme sur le terrain et de la capacité des parties à appliquer les premières mesures.
Négociations Israël-Liban : Rubio pousse un accord
Les négociations entre Israël et le Liban se poursuivent à Washington sous l’impulsion de Marco Rubio. Les États-Unis veulent transformer les discussions en mécanisme durable de sécurité, avec une zone pilote, un rôle accru pour l’armée libanaise et une perspective de reconstruction. Mais les divergences restent majeures. Le Liban exige un retrait israélien complet et le retour des déplacés, tandis qu’Israël conditionne toute avancée à la démilitarisation du Sud et au désarmement du Hezbollah.
FINUL : Macron et Meloni préparent l’après
Emmanuel Macron et Giorgia Meloni ont annoncé leur volonté de préparer une coalition multinationale destinée à soutenir le Liban après la fin du mandat de la FINUL. La proposition franco-italienne reste à définir, mais elle vise à éviter un vide sécuritaire dans le Sud-Liban. Paris et Rome veulent travailler avec l’Union européenne et les Nations unies, alors que la mission onusienne doit cesser son mandat fin 2026 avant un retrait progressif.
Audit judiciaire sur les navires de production d’électricité au Liban
Le premier ministre Nawaf Salam a annoncé que le cahier des charges destiné à lancer un audit judiciaire sur les navires de production d’électricité arrivait à ses dernières étapes. Le document, préparé à la demande du ministère de l’Énergie, comprend une partie spécifique au dossier des navires électriques et une partie générale pouvant servir à d’autres ministères. Le gouvernement présente cette démarche comme un outil de transparence et de suivi du gaspillage dans les administrations publiques.
Retour au Sud : Salam mobilise l’État
Nawaf Salam a présidé une réunion consacrée au retour au Sud et au lancement des premières mesures de relèvement. Le premier ministre a demandé aux ministères et organismes concernés d’accompagner les habitants, d’accélérer le recensement des dégâts, de dégager les routes et de rétablir les réseaux d’électricité, d’eau et de télécommunications. Le gouvernement entend mobiliser les fonds disponibles, notamment ceux du programme LEAP, de la Haute commission de secours et du Conseil du Sud.
Examens officiels annulés au Liban
Le Conseil des ministres libanais a décidé d’annuler les examens officiels de la terminale pour l’année en cours, tout en prévoyant une session exceptionnelle pour certains candidats. La réunion, tenue au palais de Baabda sous la présidence de Joseph Aoun, a aussi permis d’adopter plusieurs nominations dans l’administration, le secteur de l’électricité, la recherche scientifique et le secteur pétrolier. Le gouvernement a également approuvé le nouveau curriculum libanais préuniversitaire.
Selon Yechiel Leiter, le Hezbollah se sent renforcé
L’ambassadeur d’Israël aux États-Unis, Yechiel Leiter, affirme que le Hezbollah se sent renforcé par les derniers développements autour du cessez-le-feu et des négociations de Washington. Cette déclaration met en lumière la méfiance israélienne envers un processus diplomatique qui pourrait, selon Israël, stabiliser la frontière sans régler la question centrale des armes du mouvement chiite au sud du Liban.
Réformes bancaires : Jaber mise sur la France
Le ministre des finances, Yassine Jaber, a reçu une délégation française à Beyrouth pour examiner les réformes économiques, la restructuration bancaire et les projets de connexion régionale. Cette rencontre intervient dans un Liban toujours fragilisé par l’effondrement financier de 2019, la perte de confiance dans les banques, la dégradation des services publics et les tensions régionales. L’enjeu dépasse la coopération bilatérale : il s’agit de restaurer les conditions minimales d’un retour des investissements.




















