Réseaux sociaux : la nouvelle voix de l’opinion publique libanaise
#SOCIETE: 72 % des Libanais s’informent via les réseaux sociaux, où Twitter et TikTok servent à dénoncer la corruption et mobiliser l’opinion, selon une étude. Face à la méfiance envers les médias traditionnels, ces plateformes redéfinissent la politique au Liban. Mais elles posent des défis : désinformation et manipulation menacent une société polarisée, où la vérité devient floue dans un pays en crise.
Trump face au dérèglement climatique : du climatoscepticisme au radicalisme Dark MAGA
Le rejet par l’administration Trump de toute politique visant à freiner le changement climatique n’est dû ni au climatoscepticisme ni à l’irrationalité. Pour la Maison Blanche, et pour les idéologues qui l’entourent et l’influencent, la cause est entendue : le changement climatique est inéluctable, et il convient de tout faire pour que les États-Unis demeurent la première puissance mondiale sur une planète en proie au dérèglement climatique.
La position du Liban en matière de liberté de la presse, parmi les plus...
Le Liban occupe le 132e rang mondial sur 180 pays dans le classement 2025 sur la liberté de la presse. Le score total est de 40,1 sur 100, avec de faibles résultats en matière de sécurité des journalistes (32,9) et d’indépendance des médias (39,2). Le pays est classé 7e dans la région MENA. Plusieurs lois sont invoquées pour poursuivre les journalistes, notamment pour diffamation ou atteinte à l’autorité publique.
La crise des réfugiés syriens : une bombe à retardement au Liban
#SOCIETE: En 2025, le Liban, écrasé par plus d’un million de réfugiés syriens, fait face à une crise politique explosive. La pression économique, la concurrence pour les emplois et les accusations d’activités illégales poussent des factions comme les Forces libanaises à exiger leur retour en Syrie. Mais Damas, sous un régime instable depuis 2024, refuse de garantir leur sécurité, bloquant tout rapatriement forcé et plongeant le Liban dans une impasse dangereuse.
Visa : un exil hors de portée pour les Libanais
#SOCIETE: Les Libanais peinent à obtenir des visas Schengen ou américains, avec des délais dépassant un an et des conditions durcies. "De nombreux candidats à l’émigration renoncent à leurs projets", face à une crise économique qui pousse à l’exil. Ces restrictions, liées aux craintes migratoires en Europe, incitent certains à choisir des voies illégales, les exposant à l’exploitation dans un pays où 80 % vivent sous le seuil de pauvreté.
Dossier: Plastique en Méditerranée, un océan étouffe sous les déchets
ECOLOGIE: La Méditerranée suffoque sous 570 000 tonnes de plastique annuelles, menaçant sa biodiversité et ses industries. Au Liban, épicentre oriental, 25 000 tonnes inondent les côtes, étouffant tortues et poissons. Tourisme (-25 %) et pêche (-10 millions de dollars) s’effondrent, malgré GreenCycle et MedClean. Sans politique régionale forte, les 2 millions de microplastiques/km² au large de Beyrouth prédisent un désastre. La mer crie, mais les réponses restent muettes face à cette marée toxique.
الجمعية الطبية اللبنانية الاوروبية: بعد نجاح مشروع عمليات المياه الزرقاء ندرس إجراء عمليات من...
تنظم الجميعة اللبنانية الأوروبية مجموعة مشاريع من أجل مساعدة اللبنانيين والجهاز الطبّي في لبنان وآخرها كان إجراء عمليات مياه زرقاء بالتعاون مع مستشفى سير...
Le MoSA mobilise des bailleurs pour étendre le programme AMAN d’assistance sociale en 2025
#SOCIETE: Le ministère des Affaires sociales sollicite de nouveaux financements pour élargir le programme AMAN à 80 000 ménages supplémentaires. Avec un budget prévisionnel de 112 millions USD, cette extension viserait à couvrir 238 000 foyers en 2025. Les transferts mensuels plafonnés à 125 USD par famille sont conditionnés à l’identification via une plateforme numérique. La Banque mondiale, l’ONU et des partenaires bilatéraux sont engagés dans les discussions pour prolonger l’appui à ce dispositif de protection sociale.
IA en 2025 : une révolution sous surveillance mondiale
TECHNO: En 2025, l’IA révolutionne finance avec TradeMind et santé via DeepHealth, mais arme Gaza avec Lavender, tuant des civils, et surveille la Cisjordanie par des robots IA. Les États-Unis et la Chine dominent avec 350 milliards, tandis que l’UE impose son AI Act, risquant un retard technologique fatal. Entre deepfakes électoraux et drones autonomes, l’éthique s’effrite, et la gouvernance mondiale chancelle, laissant l’IA redessiner un monde où progrès et chaos s’entrelacent.
État faible, société forte : comprendre le paradoxe libanais face à la crise systémique
#SOCIETE: Alors que l'État libanais s'effondre sous le poids de la corruption, de l'inefficacité et de la fragmentation confessionnelle, la société civile continue d'assurer une résilience remarquable. Ce paradoxe, où des structures sociales solides émergent dans un vide institutionnel croissant, révèle les forces invisibles qui maintiennent le Liban à flot. Mais cette dynamique de substitution pose aussi des limites structurelles aux réformes nécessaires pour reconstruire durablement un État fonctionnel.
وزير الصحة رعى حفل اختتام الحملة المجانية للمصابين بالمياه الزرقاء بالتعاون مع الجمعية الطبية...
رعى وزير الصحة العامة الدكتور ركان ناصر الدين ممثلاً بمستشاره ذو الفقار المولى، حملة دعم إجراء عمليات الماء الزرقاء التي ينظمها مستشفى سير ـ...
Vert malgré tout : les municipalités libanaises défient la crise écologique
Face à la crise des déchets, des municipalités libanaises lancent des programmes de recyclage et de gestion durable, comme à Tripoli avec Green Track ou à Saïda avec le compostage. Des projets solaires émergent à El Qaa, malgré un manque de fonds. Les associations dénoncent l’inaction étatique, tandis que le privé, via Recycle Beirut ou LWM, investit dans des solutions vertes, compensant l’absence d’une politique nationale cohérente.
Plus de 35 000 réfugiés syriens arrivent au Liban après les hostilités de mars...
#SOCIETE: À la suite des hostilités qui ont éclaté début mars 2025 dans les gouvernorats syriens de Tartous, Lattaquié, Hama et Homs, le Liban a enregistré un afflux massif de réfugiés en provenance de la Syrie voisine. Selon les dernières données publiées par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et les autorités locales libanaises, 35 846 nouveaux réfugiés syriens sont arrivés sur le territoire libanais entre mars et mi-avril 2025. Cet afflux constitue l'une des vagues migratoires les plus importantes depuis le début de la crise syrienne en 2011.
répartition géographique des nouveaux arrivants
Les nouveaux arrivants ont été principalement répartis entre les gouvernorats d’Akkar et du Nord Liban. Dans le gouvernorat d'Akkar, 23 627 réfugiés, soit 65,9 % du total, ont été enregistrés dans 28 villages différents. Les principales localités d'accueil sont Massaoudiyeh (48,7 % des réfugiés d’Akkar), Hissa (7,5 %), Tall Bire (6,4 %) et Tall Hmayra (4,4 %). Dans le Nord Liban, 12 219 réfugiés supplémentaires, soit 34,1 % du total, ont été recensés. La majorité d'entre eux se sont installés à Tripoli, notamment dans le quartier de Jabal Mohsen (74,2 % des réfugiés du Nord Liban), ainsi qu’à Koura (10,5 %) et Dhour el Hawa (9,5 %).
facteurs de déplacement
Les violences survenues en Syrie au début du mois de mars 2025, combinées à une intensification des frappes aériennes et à l'instabilité sécuritaire dans les zones rurales, ont forcé des milliers de familles à fuir précipitamment leurs foyers. Les conditions humanitaires dans ces régions se sont rapidement détériorées, aggravées par la destruction d’infrastructures critiques, le manque d’accès aux soins médicaux et une forte insécurité alimentaire. Face à cette urgence, la proximité géographique du Liban et la présence de réseaux communautaires déjà établis ont poussé de nombreux Syriens à traverser la frontière malgré les restrictions croissantes.
capacités d’accueil limitées
Le Liban, qui accueille déjà environ 1,5 million de réfugiés syriens selon les estimations du HCR, voit ses capacités d’accueil encore plus fortement sollicitées. Les infrastructures sociales, éducatives et sanitaires du pays étaient déjà sous pression bien avant cette nouvelle vague migratoire. L’arrivée massive de réfugiés pose des défis immédiats en termes d’hébergement, d’accès aux services de base et de gestion de la sécurité dans les régions frontalières. De nombreux nouveaux venus vivent dans des conditions précaires, souvent dans des abris informels ou des camps improvisés sans accès fiable à l'eau potable ou à l'électricité.
réactions des autorités libanaises et internationales
Les autorités libanaises ont exprimé leur inquiétude face à cette nouvelle pression migratoire. Des responsables locaux ont sollicité une aide d'urgence de la part des organisations internationales afin d'apporter un soutien humanitaire immédiat et de prévenir une crise sociale aggravée. Le HCR, l'UNICEF et d'autres agences partenaires ont intensifié leurs opérations dans le Nord du Liban et l’Akkar pour fournir des abris temporaires, distribuer des kits d'hygiène, de la nourriture et mettre en place des services de protection pour les enfants et les femmes vulnérables.
tableau récapitulatif : répartition des réfugiés par région au 15 avril 2025
Région Nombre de réfugiés Part du total (%)
Akkar 23 627 65,9
- Massaoudiyeh 11 509 48,7 (d'Akkar)
- Hissa 1 772 7,5 (d'Akkar)
- Tall Bire 1 512 6,4 (d'Akkar)
- Tall Hmayra 1 041 4,4 (d'Akkar)
Nord Liban 12 219 34,1
- Jabal Mohsen (Tripoli) 9 066 74,2 (Nord Liban)
- Koura 1 282 10,5 (Nord Liban)
- Dhour el Hawa 1 158 9,5 (Nord Liban)
conséquences économiques et sociales
L'arrivée massive de nouveaux réfugiés a des répercussions immédiates sur le marché du travail, déjà saturé, notamment dans les secteurs de l'agriculture, de la construction et des services. Elle exacerbe également la concurrence pour les ressources publiques limitées, ce qui alimente parfois des tensions sociales entre réfugiés et communautés hôtes. Dans un contexte économique national marqué par une contraction du PIB, une inflation galopante et une crise bancaire persistante, la pression supplémentaire sur les finances publiques pourrait accentuer l'instabilité générale.
besoins humanitaires urgents
Les évaluations initiales menées par les agences humanitaires indiquent que les besoins prioritaires pour les nouveaux arrivants incluent l'accès à un logement sûr, à des soins de santé primaires, à de l'eau potable et à des services d’éducation pour les enfants. Les organismes internationaux ont lancé plusieurs appels d’urgence pour financer des programmes de soutien ciblé, mais les ressources restent insuffisantes face à l’ampleur des besoins.
le rôle du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (hcr)
Le HCR, établi en 1950, est l'agence principale des Nations unies pour la protection des réfugiés. Présent au Liban depuis 1962, il coordonne l'assistance aux réfugiés syriens à travers des opérations d'enregistrement, de distribution d'aide et de programmes de résilience communautaire. À ce jour, le HCR soutient environ 1,2 million de réfugiés enregistrés au Liban, en partenariat avec plus de 80 ONG locales et internationales.
Mémoire collective et menaces de guerre : comment le passé façonne la résilience du...
#SOCIETE: La mémoire collective libanaise, marquée par des décennies de conflits et de crises, influence profondément la manière dont la population perçoit les nouvelles menaces de guerre. Les traumatismes du passé, loin de s'effacer, nourrissent une vigilance permanente et façonnent les comportements sociaux et politiques. Face à l'escalade récente des tensions, le Liban oscille entre peur du chaos et stratégies de résilience fondées sur une mémoire historique toujours vivante.



















