La route Beyrouth Damas au niveau de la vallée de la Békaa. Crédit Photo: François el Bacha pour Libnanews.com. Tous droits réservés.
La route Beyrouth Damas au niveau de la vallée de la Békaa. Crédit Photo: François el Bacha pour Libnanews.com. Tous droits réservés.
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Les Pays du Golfe auraient refusé pour l’heure de déposer d’importantes sommes auprès des comptes libanais, alors que le directeur de la Sûreté Générale avait entamé une tournée au Koweït et au Qatar.

Ces derniers seraient également confrontés à l’effondrement du prix du pétrole et aux conséquences induites par le coronavirus COVID19. Le FMI prévoit, en effet, une baisse de la croissance de 7.5% pour les pays arabes.

Cependant, le journal Al Akhbar indique que le Qatar pourrait offrir une aide à l’Hôpital Universitaire de Beyrouth et acheter des produits agricoles afin d’encourager ce secteur d’activité.

Le Koweït aurait, de son côté, indiqué souhaiter encourager ses ressortissants à se rendre au Liban dès la réouverture de l’Aéroport International de Beyrouth.

Les Pays Arabes attendraient le positionnement officiel de l’Arabie Saoudite vis-à-vis du Liban, alors que le quotidien libanais estime que ces attentes sont pour l’heure irréalistes en raison d’une décision américaine de placer le pays des cèdres en quasi-isolement.

L’option chinoise, un voeu pieux des autorités libanaises

Par ailleurs, les autorités libanaises se tourneraient désormais vers la Chine, une option encouragée par le Hezbollah mais également une stratégie qui pourrait s’avérer risquée selon certaines sources, en raison de l’attitude des Etats-Unis. La relation entre Beyrouth et Washington pourrait ainsi se dégrader. L’aide à l’armée libanaise pourrait être ainsi remise en cause notamment.

Aussi, les autorités libanaises multiplient les déclarations indiquant que l’option chinoise ne signifie pas forcément couper les liens entre le Liban et l’Occident mais à répondre aux circonstances exceptionnelles que traverse le pays actuellement.

Pékin offrirait ainsi de construire des centrales électriques mais également un tunnel entre la capitale et la plaine de la Békaa ainsi qu’un chemin de fer le long du littoral. La Chine serait ainsi intéressée par l’emplacement stratégique du Liban en Méditerranée et par l’accès au marché lié à la reconstruction de la Syrie où les ports sont contrôlés par la Russie.

Cependant, les opérations visant à reconstruire les infrastructures syriennes détruites par la guerre civile seraient menacées par l’adoption, par Washington, du fameux CAESAR Act qui menace toute entreprise, entité voir même état menant des affaires avec le régime syrien.

Cependant, certaines sources indiquent que l’appel à l’aide de la Chine est aussi hypothétique que celui aux pays arabes, la Chine étant partenaire au sein du FMI ou encore certaines instances financières internationales impliquées au Liban.

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