Je parle d’une facture d’électricité – de deux – que les libanais sont contraints de payer, une facture qui vaut effectivement deux fois leur salaire minimum; Au pays du cèdre, où la gestion erratique des infrastructures entraîne des coupures d’électricité de 20 h par jour, les habitants comptent deux fournisseurs d’électricité : le groupe public E.D.L et le propriétaire du générateur – courtier de son dirigeant politique – .

Je parle d’une facture d’eau – de deux – qui pèse de plus en plus lourd dans le portefeuille des libanais : bien que le pays bénéficie de ressources relativement abondantes avec ses montagnes blanches l’hiver, l’approvisionnement d’eau constitue pour les libanais un problème majeur de la vie quotidienne ponctuée par des coupures à répétition. Et parmi les facteurs aggravant de la crise, figure la mauvaise qualité de l’eau qui ne répond, dans la majorité des régions, aux normes internationales de sécurité.

Je parle d’une facture d’hospitalisation- de deux – que les patients libanais sont contrariés de payer au sein d’une explosition intense des frais hospitaliers : une fois son séjour terminé, et à sa sortie du centre hospitalier,  le patient libanais se trouve obligé à mettre la main à la poche pour s’acquitter des frais supplémentaires que l’Etat,  la CNSS ou l’assurance privée ne couvrent pas.

Bref, dans un Liban qui s’enlise dans la crise économique et sociale, dans un Liban en plein naufrage financier, dans un Liban où l’inflation fait rage et la situation devient de plus en plus alarmante,  le libanais débourse la plus grande partie de son budget dans une corruption légale. 

GMM ( Georges Milad Al Maalouf)

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