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Le Président de la République demande l’aide des Emirats Arabies Unis, de l’Arabie Saoudite et de l’Égypte pour aider le Liban à obtenir le retour des réfugiés syriens dans leurs pays.

L’annonce effectuée par un communiqué publié par la Présidence intervient à l’issue d’une rencontre avec les diplomates de ces 3 pays, afin d’enrayer leur peine. Le Chef de l’État aurait également estimé que leur retour permettrait de mettre fin aux graves répercussions socio-économiques de leur présence au Liban et d’améliorer la sécurité du Pays des Cèdres. Le Général Aoun a souligné que le Liban est désireux de maintenir les meilleures relations avec les pays arabes et a réitéré son refus de voir le pays des cèdres être utilisé contre l’un ou l’autre de ces pays.

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Le Président de la République a également appelé à mettre fin à la compétition de la main d’œuvre étrangère, essentiellement composée par les réfugiés syriens, afin de protéger les travailleurs libanais. Au début de ce mois, le Président de la République avait indiqué que le taux de chômage atteignait 46% au sein de la population active libanaise.

Les autorités libanaises avait déjà demandé le retrait de la déclaration finale de la conférence d’aide à la Syrie qui s’était déroulée en début de ce mois à Bruxelles. 86 pays et organisations internationales s’étaient alors réunies pour discuter des aides disponibles aux réfugiés syriens.

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Ces propos interviennent, par conséquent, dans un contexte de crainte de voir les réfugiés syriens être implantés au Liban suite à la publication du communiqué final de conférence internationale “Soutenir la Syrie et la Région”. Ce dernier appelait les pays hôtes à voir accorder aux réfugiés syriens un permis de résidence et un permis de travail – y compris en cas de retour en Syrie -, alors que des organisations humanitaires accusaient les forces de sécurités libanaise de les maltraiter.

L’Union Européenne tente de désamorcer la crise, indiquant que le Liban n’est pas concerné par cette déclaration.

Déjà le 26 avril dernier, le Général Aoun avait estimé que la seule solution à la crise était un retour dans la dignité des réfugiés syriens dans les zones pacifiées en Syrie, sans négociation préalable pour l’obtention d’une solution politique actuellement impossible à trouver en raison du refus d’une partie de la communauté internationale de discuter avec le Régime Syrien.

Lors de la conférence, le premier ministre Saad Hariri avait estimé que « les capacités des communautés hôtes et des infrastructures et services gouvernementaux sont dépassées et épuisées » par cette crise. « En dépit des efforts du Liban, ce pays continue a être un grand camp de réfugiés et les tensions entre réfugiés syriens et communautés hôtes se sont accrues, notamment en raison d’une compétition pour les ressources et les emplois »

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