Le Ministre des Affaires Étrangères a demandé le retrait de la déclaration de Bruxelles II publiée par l’Union Européenne et les Nations Unis, a-t-on appris ce samedi. Cette demande intervient alors que cette déclaration est perçue au Liban comme établissant un droit de résidence pour les réfugiés syriens et que l’UE a indiqué que les décisions de Bruxelles II ne sont pas applicables pour le Pays des Cèdres.

Les autorités libanaises estiment ainsi que le communiqué publié à l’issue de la conférence « Soutenir la Syrie et les Pays des la Région, appelait ainsi les pays hôtes à accorder aux réfugiés syriens le droit d’y travailler et d’y résider de manière permanente, y compris en cas de retour temporaire en Syrie.

Le Ministre des AF Gébran Bassil s’est ainsi  adressée au secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, et Federica Mogherini, commissaire en charge de de la politique étrangère pour l’Union européenne,  pour leur déclaré que la déclaration commune était « opposée à la politique générale du Liban concernant les Syriens déplacés ». Il a également rappelé la nécessité de « travailler ensemble pour résoudre la crise des Syriens déplacés ».
 
Les responsables de l’UE avaient indiqué que le paragraphe de la déclaration de Bruxelles II « concerne la situation des populations touchées par le conflit en Syrie et ne concerne pas spécifiquement le Liban ou les réfugiés présents au Liban « . Ils estiment également que la présence des réfugiés syriens au Liban est temporaire.
 

Rappelant les déclarations du Président de la République, Gébran Bassil a estimé nécessaire le refus de lier le retour des réfugiés syriens à une solution politique.

« Nous rejetons le communiqué final publié (lors de la conférence Bruxelles II intitulée « Soutien à la Syrie et à la région »), qui met en danger le Liban en proposant une naturalisation voilée des réfugiés syriens au Liban », avait déclaré le 26 avril 2018, le Président de la République, le Général Michel Aoun.
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Pour rappel, 85 pays et organisations humanitaires étaient présentes à cette conférence Bruxelles II. 4.4 milliards de dollars auraient été promis aux pays hôtes des réfugiés syriens alors que le Liban réclamait 2.7 milliards de dollars.
Le Premier Ministre Saad Hariri, présent lors de la Conférence Bruxelles II intitulée « Soutien à l’avenir de la Syrie et de la Région », avait déclaré que le Liban s’était transformé en un immense camp de réfugiés syriens. Saad Hariri a alors estimé que « les capacités des communautés hôtes et des infrastructures et services gouvernementaux sont dépassées et épuisées » par cette crise.
 
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