Dans une allocution effectuée ce dimanche à l’occasion d’une cérémonie à la mémoire de Cheikh Hussein Obeid, le secrétaire général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, a appelé les autorités libanaises à coopérer avec leurs homologues syriens afin de permettre le retour d’un nombre important de réfugiés syriens présents au Liban.

Alors que des sources indiquent que le mouvement chiite Hezbollah aurait déjà négocié le retour de réfugiés originaires de la région du Qalamoun en Syrie, son secrétaire général a indiqué que les victoires récentes du régime syrien et notamment à Alep, dans le Nord, permettent l’ouverture d’un processus de réconciliation général. Le Cheikh Hassan Nasrallah a également estimé que de larges zones calmes existent désormais en Syrie. Par conséquent il a appelé les autorités libanaises à coordonner leurs efforts avec le régime syrien afin de permettre de trouver une solution à la présence d’un nombre estimé de 1,5 millions à 2 millions de réfugiés au Liban, estimant que le Pays des Cèdres ne peut assurer à lui seul la charge de ces derniers.

Le secrétaire général du Hezbollah a également indiqué que son mouvement est prêt à se mettre au service des autorités libanaises pour régler la question de la présence de ces réfugiés « d’une manière humanitaire et patriotique ».

Il a cependant dénoncé les politiciens qui instrumentalisent la présence des réfugiés syriens pour « mendier d’importantes sommes »

Ces déclarations interviennent alors que la Turquie envisagerait d’établir une zone de sécurité pour héberger un certain nombre de réfugiés syriens présents sur son territoire dans le Nord de la Syrie.

Par ailleurs, le Hezbollah aurait confirmé par son porte-parole négocier en faveur du retour d’un nombre non spécifié de réfugiés syriens des régions du Qalamoun et présents dans la Békaa et notamment à Aarsal. La région du Qalamoun serait alors gérée par un organisme conjoint du régime syrien de Bachar el Assad et de la faction rebelle Saraya Ahl al Sham dont les partisans bénéficierait d’une amnistie.