Le premier ministre Najib Mikati – lui même actionnaire de banque – a indiqué hier que son gouvernement protège les banques, considérant qu’elles constituent une partie essentielle de l’économie libanaise et non les banquiers, assurant par ailleurs que les dépôts seront garantis jusqu’à hauteur de 100 000 USD à 100%

“Le Liban a aussi besoin des banques et du secteur privé pour le relancer”, juge le premier ministre qui indique qu’il “existe certaines normes établies par le Fonds monétaire international concernant la capacité de l’État à s’acquitter de ses fonctions. Notre but n’est pas de protéger les banques ou de les frapper, sachant que le plan n’a pas été définitivement décidé. Le FMI a établi un cadre pour la solution, et rien n’admet la coercition”.

Pour rappel, les banques libanaises et leurs dirigeants sont confrontés à des recours judiciaires et à des poursuites à l’étranger en raison d’une part au gel des dépôts de la population dès novembre 2019 mais également suite à des transferts illégaux à l’étranger et dans le cadre des accusations de détournement de fonds de la Banque du Liban par son gouverneur Riad Salamé.

Il ne s’agit pas de la première fois que le premier ministre qui sera démissionnaire d’ici quelques jours s’exprime à ce sujet. Il avait déjà comparé l’intervention de juges auprès de certaines banques afin d’obtenir des informations demandées pour la poursuite des enquêtes visant le gouverneur de la Banque du Liban à l’invasion israélienne de 1982.

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