Actualites et analyses sur crise économique
Les travailleurs étrangers au Liban : entre régulation et crise humanitaire
Au Liban, près de 250 000 travailleurs étrangers, soumis au système de la kafala, vivent dans une précarité aggravée par la crise économique et une sécheresse historique. Malgré des mesures de régulation, les abus persistent. Sans réforme structurelle et soutien international, le pays risque une aggravation des tensions sociales et humanitaires.
Revue de presse du 1/09/25: désarmement, tensions politiques et souveraineté nationale
Le Liban traverse une phase d’instabilité marquée par une impasse politique persistante, des tensions diplomatiques régionales, et une crise socio-économique chronique. Les journaux du 1er septembre 2025 révèlent un pays paralysé par des institutions en difficulté, un système judiciaire sous influence, une économie en déclin, et une société de plus en plus fragmentée. Entre blocages institutionnels et résistance populaire, la scène politique et sociale reste dominée par les rapports de force internes et les pressions extérieures.
Liban : L’armée libanaise face à l’impossible défi du désarmement du Hezbollah
À l’approche du 2 septembre, l’armée libanaise—affaiblie par la crise, les désertions et le manque d’équipement—est sommée de désarmer le Hezbollah. Plan en quatre phases, divisions politiques, mobilisation populaire au Sud et violations israéliennes du cessez-le-feu rendent l’objectif quasi irréalisable et font craindre une escalade voire des affrontements internes.
Liban : Mobilisations contre le désarmement et une session explosive du 2 septembre menacent...
À l’approche de la session du 2 septembre, le plan de désarmement du Hezbollah, poussé par Washington et perçu comme aligné sur Israël, embrase le Liban. Manifestations au Sud, menaces de boycott ministériel et mises en garde de Nabih Berri font craindre une crise institutionnelle majeure et des violences, dans un pays économiquement exsangue.
Liban : Les pressions américaines et israéliennes sur le désarmement du Hezbollah menacent d’embraser...
La cinquième visite de Tom Barrack a ravivé les tensions au Liban : son plan de désarmement du Hezbollah, perçu comme aligné sur Israël, déclenche une opposition populaire et politique. À l’approche de la session gouvernementale du 2 septembre, Nabih Berri alerte sur une réunion « explosive » tandis que les risques d’escalade s’intensifient.
Liban : La caution record de 20 millions de dollars pour Riad Salamé suscite...
La libération sous caution record de 20 millions de dollars de Riad Salamé, ex-gouverneur de la Banque du Liban, a déclenché une vague d’indignation au Liban et à l’étranger. Accusé de corruption et de détournement massif, il cristallise les critiques contre une justice sous pression et une élite financière protégée.
Riad Salamé : une porte ouverte à la liberté qui fragilise les enquêtes financières
La chambre d’accusation libanaise a autorisé la libération sous caution de Riad Salamé, ex-gouverneur de la Banque du Liban, contre 20 millions de dollars. Accusé de détournements massifs via Optimum Invest et Forry Associates, il reste interdit de voyager. Cette décision, jugée choquante, interroge sur l’indépendance de la justice et l’impunité des élites.
Edito: Le Liban n’est pas en faillite ? Ah, si seulement la réalité était...
Le président Joseph Aoun refuse de qualifier le Liban de « failli », préférant parler d’un pays « volé ». Derrière cette rhétorique, la réalité est implacable : dette impayable, effondrement économique, schéma de Ponzi bancaire et dépôts gelés. De la protection des banques en 2019-2020 à la nomination de Karim Souaid, Aoun maintient pour le moment un système qui préserve les élites financières tout en laissant les Libanais sans justice ni restitution. Il faut des réformes profondes et sérieuses qui ne peuvent que contrevenir aux intérêts des parties prenantes qui le soutiennent aujourd'hui
Revue de presse du 25/07/25: Frictions israéliennes, sursauts diplomatiques et orages géopolitiques
Tensions au Sud, dialogue bloqué, accusations croisées : la scène libanaise s’enflamme. La revue de presse du 25 juillet 2025 décrypte l’escalade militaire, les manœuvres diplomatiques de Joseph Aoun et Nawaf Salam, les fractures internes, et les signaux faibles de mobilisation sociale. Focus également sur les affaires judiciaires sensibles, les expressions artistiques engagées, et un agenda culturel en expansion malgré la crise.
Économie fantôme : comment l’informel gouverne désormais le Liban
Plus de 60 % de l’activité économique au Liban serait désormais informelle, selon les experts. Ce phénomène fragilise l’État, prive les finances publiques de ressources vitales et accentue la précarité. Les entreprises légales peinent à survivre face à une concurrence sans règles, tandis que l’administration, dépassée, laisse se développer un écosystème parallèle. L’économie libanaise bascule dans une forme d’auto-organisation qui menace sa cohésion.
Pétrole et puissance : comment Joseph Aoun veut relancer la souveraineté énergétique du Liban
Le Liban relance ses ambitions pétrolières sous l’impulsion de Joseph Aoun, dans une tentative de renforcer sa souveraineté économique. En renouant le dialogue avec les compagnies d’exploration, le pays cherche à transformer ses ressources maritimes en levier stratégique face à une crise prolongée. Cette démarche s’inscrit dans une diplomatie énergétique plus large, entre repositionnement régional, enjeu budgétaire et volonté de souveraineté.
Quorum sous pression : 42 députés claquent la porte pour six sièges
Sous la coupole, un projet visant à abolir le quota réservé aux électeurs de la diaspora a fait vaciller le quorum : quarante-deux députés ont quitté l’hémicycle sans stopper la séance. Entre aides sociales votées à la hâte, sous-comité électoral inactif et mises en garde des bailleurs, la Chambre se trouve sommée de trancher avant la session d’octobre. L’enjeu dépasse six sièges : stabilité financière, crédibilité diplomatique et respect d’un calendrier législatif déjà sous pression.
Liban : l’épidémie silencieuse du suicide, révélateur d’un pays à bout de souffle
Le Liban connaît une hausse dramatique des suicides, avec plus de 137 tentatives et 43 cas mortels enregistrés entre janvier et mai 2025. En cause : crise économique, isolement, absence de politiques de prévention, tabous sociaux persistants. Les jeunes sont les premières victimes, privés de repères et d’écoute. Le silence institutionnel face à cette détresse collective témoigne d’un effondrement social profond, où chaque suicide révèle l’échec des structures de solidarité et d’attention publique.
Conséquences possibles des frappes israéliennes contre l’Iran sur le Liban
Les frappes israéliennes contre l’Iran le 13 juin 2025 menacent le Liban d’un conflit dévastateur. Un Hezbollah affaibli, mais encore influent, pourrait riposter, provoquant une réponse israélienne massive. Déjà ravagé par une crise économique et humanitaire, le pays risque une catastrophe : infrastructures détruites, déplacements massifs, tensions sectaires. La fermeture des espaces aériens régionaux isole davantage le Liban, tandis que l’escalade, condamnée par l’Arabie saoudite et Oman, amplifie les risques d’embrasement.















