Le 4 août 2020, Beyrouth sombrait dans les décombres, entraînant avec elle plus de 200 victimes, plus de 6000 blessés, des milliers de sans-abri et des dégâts considérables, du jamais vu !

Qu’attendons-nous de cette classe politique pourrie et corrompue qui n’a même pas daigné (ou osé) faire un tour dans la région sinistrée et qui s’est contenté d’en faire allusion durant leur apparition médiatique?

Qu’attendons-nous de ces “soi-disant” dirigeants qui n’assument aucune responsabilité et n’ont aucun remords et aucune compassion pour ces victimes et ce désastre qui a ravagé la capitale et son port, poumon économique du pays?

Qu’attendons-nous de ces loups qui, bien confinés dans leur fauteuils et leurs maisons blindées et avec un déni total, prétendent être “au service du Citoyen” avec leurs discours stériles ?

Qu’attendons-nous de ceux qui depuis plus d’un demi-siècle, persévèrent dans le même esprit de division, de guerre, de lutte acharnée pour s’octroyer le pouvoir au détriment du peuple ?

Qu’attendons – nous de ceux qui, pour des considérations purement personnelles, font la sourde oreille aux réclamations citoyennes du peuple et se plient aux souhaits et exigences des pays étrangers?

Qu’attendons-nous de dirigeants qui prétendent ne pas être informés de la corruption qui gangrène le Liban , ou même ceux qui prétendent ne pas détenir l’autorité et le pouvoir nécessaire pour combattre ladite corruption et ceux qui jettent constamment la faute sur le camp adverse, où ceux qui promettent monts et merveilles s’ils étaient au pouvoir?

Qu’attendons-nous de ceux qui, pour rester dans leur zone de confort, entraînent encore et toujours le pays dans un gouffre économique sans fond, et persistent à servir le clientélisme politique en prenant le pays en otage, bloquant l’argent des citoyens au lieu de leur permettre de pouvoir reprendre leur souffle et vivre décemment, les affamer, les tuer, les pousser à l’exil, et contrôler leurs ouailles?

Qu’attendons-nous de ce féodalisme politique, confessionnel, culturel , social et régional?

Qu’attendons-nous d’un gouvernement mort-né, démissionnaire, inutile et incapable d’assumer ses responsabilités?

Qu’attendons-nous des députés élus , choisis par le peuple et censés être leur porte-parole ?

Qu’attendons-nous des enquêteurs locaux qui font du sur-place pour des considérations politiques, régionales et personnelles et n’avancent toujours pas sur la recherche de la vérité, incapables d’interroger les suspects?

Des attentes et des attentes qui durent depuis des années. Des revendications qui traînent , héritées de nos parents et nos grands-parents. Un système corrompu taillé sur-mesure des seigneurs de la guerre (ainsi que sur leurs descendants). Ces mêmes qui se veulent être faiseurs de paix ( pour garder leur mainmise sur le peuple)…

Mais ces attentes ne seront plus longues. Nous avons payé un prix très fort et la plaie est très profonde et ne pourra pas cicatriser facilement, même si l’entraide est là, que l’espoir existe timidement

C’est le peuple lui-même qui doit tenir les rennes du pays. C’est à lui seul que revient le pouvoir de décision. C’est lui qui doit décider de son sort et punir toute cette classe politique SANS EXCEPTION et de veiller à ce que personne ne tente de récupérer les crédits à des fins personnelles

Il est de notre devoir, nous, citoyens libanais, résidents ou expatrié de reconsidérer notre union ( qui a malheureusement foiré),et de veiller à garder notre ego de côté, de joindre nos effort pour sortir de notre crise,car la solution ne viendra que de nous !

! L’union fait la force !

Œuvrons pour une citoyenneté claire nette et transparente.

Bâtissons ensemble le Liban de demain et n’attendons plus rien de personne et comptons sur nous-mêmes.

حركة المواطنة – Citizens’ movement -Mouvement de la Citoyenneté

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Economiste de formation, Fouad A Salha est l’auteur de plusieurs articles et opinions allant de la politique aux problèmes sociaux. Citoyen libanais et fier de l’être, il est actuellement membre du mouvement de la citoyenneté œuvrant pour la promotion des droits et respects du citoyen, de la démocratie et de la réforme