Chute des recettes, explosion des dépenses : le déficit libanais dépasse 11 % au...
Le déficit budgétaire du Liban a atteint 11,2 % au premier trimestre 2025, selon un rapport interne du ministère des Finances. En cause : la baisse des recettes fiscales, l’augmentation des dépenses énergétiques et l’absence de réformes. Ce niveau dépasse largement les engagements pris avec le FMI, menaçant le versement d’une nouvelle tranche d’aides. Le gouvernement est sous pression pour adopter des lois fiscales et rétablir la transparence budgétaire.
BDL et ministère de l’Économie : tensions ouvertes sur le contrôle des devises
La Banque du Liban et le ministère de l’Économie sont en désaccord croissant sur le contrôle des devises et la gestion des liquidités. Le gouverneur par intérim met en garde contre des risques systémiques, dénonçant l’absence de base légale à certaines décisions. Le ministère réclame plus de flexibilité pour les transferts, tandis que la BDL refuse toute libéralisation sans garanties. Cette tension institutionnelle pèse sur les négociations économiques en cours et sur la confiance monétaire.
Tourisme : coup d’arrêt brutal au démarrage saisonnier
Le secteur touristique libanais connaît un début de saison estivale morose. Hôtels, agences et prestataires font état d’un net recul des réservations, particulièrement dans les régions côtières et rurales. Les professionnels s’alarment d’une baisse de la demande liée à la conjoncture sécuritaire et économique. Malgré les alertes des syndicats, aucune stratégie nationale de relance n’a encore été déployée, laissant les acteurs du secteur face à une incertitude croissante.
Le Liban perd un million de cartes bancaires en quatre ans, signe d’une débancarisation...
Le nombre de cartes bancaires au Liban a chuté de 2,8 à 1,8 million entre 2020 et 2024. Cette baisse de 36 % reflète une débancarisation rapide dans un contexte de crise financière, de perte de confiance dans les banques et de retrait des infrastructures de paiement. La chute concerne toutes les catégories de cartes. Ce phénomène affaiblit la capacité de l’État à collecter des recettes, contrôler l’activité économique et maintenir un minimum de structure financière nationale.
Tensions régionales : l’économie libanaise au bord de l’asphyxie
Les frappes israéliennes sur Beyrouth dans la nuit du 5 au 6 juin aggravent la crise économique au Liban. Blocages logistiques, risque d’inflation, paralysie des services publics et absence de plan de résilience plongent le pays dans une incertitude économique aiguë. Faute de médiation régionale et de soutien international, l’économie libanaise vacille au bord de l’asphyxie.
Le Liban cher pour les touristes
Le Liban est confronté à une crise tarifaire dans le secteur touristique. Des prix élevés dans les billets d’avion, la restauration et les hôtels dissuadent les expatriés et les touristes. Sans contrôle du ministère du Tourisme, la saison estivale risque l’échec. Comparé à d'autres pays méditerranéens, le Liban souffre d’un manque de qualité de service et d'infrastructures, ce qui nuit à son attractivité et pourrait priver l’économie de rentrées vitales.
Explosion des prix au Liban : les produits de base deviennent inaccessibles
Les prix des produits de base atteignent des sommets au Liban en juin 2025. Le pain, le riz, l’huile, et même les légumes deviennent inaccessibles pour de nombreux foyers. L’inflation record, combinée à la volatilité du dollar et à l’effondrement de l’État, plonge des millions de Libanais dans une détresse alimentaire. Face à l’inaction politique, des formes d’entraide locale émergent, mais elles restent insuffisantes pour enrayer cette crise de subsistance.
Electricité du Liban affiche 55,2 millions USD de pertes opérationnelles en février 2025, avec...
Electricité du Liban a affiché 55,2 millions USD de pertes en février 2025. Sa production a chuté de 17 %, et son taux de recouvrement est tombé à 17,1 %. Subventionnée par le Trésor, EDL ne couvre qu’une part marginale des besoins électriques du pays. Faute de réforme, elle pèse lourdement sur les finances publiques. Les institutions internationales pointent son inefficacité comme un obstacle majeur à toute relance économique viable.
Prélèvements, injustices et propagande : comment la fiscalité libanaise pénalise les plus vulnérables
Le système fiscal libanais repose sur des impôts indirects qui pénalisent les plus vulnérables, tandis que les élites économiques échappent largement à la contribution commune. Faute de services publics efficaces, la population paie sans contrepartie. La parole médiatique, influencée par les banques, façonne un discours qui bloque toute réforme équitable. La perception de l’impôt comme injustice alimente le rejet, la fraude et la fragmentation sociale, révélant une rupture profonde du contrat fiscal.
Indicateurs monétaires M1 à M4 : comprendre les déséquilibres structurels de la liquidité libanaise
La masse monétaire M2 au Liban a augmenté de 20,5 % au premier trimestre 2025, dans un contexte de stagnation du crédit et d’inefficacité monétaire. Les agrégats M1 à M4 montrent une expansion nominale sans effet sur l’activité réelle. La dollarisation massive, l’absence de politique monétaire fonctionnelle et la paralysie bancaire contribuent à un déséquilibre structurel de la liquidité. La circulation informelle de devises échappe aux canaux classiques, affaiblissant les instruments de régulation.
Tarification sauvage : comment les hausses de prix étranglent les ménages libanais
La hausse incontrôlée des prix au Liban en juin 2025 frappe durement les ménages. L’inflation galopante, l’absence de régulation et la spéculation sur les biens essentiels mettent à mal le quotidien. Entre stockage illégal, absence de contrôle public et tarification en devises, la population s’enfonce dans la précarité. Cette spirale témoigne d’un effondrement systémique où l’État semble impuissant face à la loi du marché.
Réforme bancaire, rigueur budgétaire et soutien extérieur : ce que le FMI attend vraiment...
Le FMI exige du Liban une réforme complète de son secteur bancaire, un cadre budgétaire rigoureux pour 2026, et des engagements clairs sur la gouvernance. La restructuration de la dette, la consolidation des recettes fiscales et la transparence institutionnelle sont indispensables pour débloquer un soutien international. La mission du FMI réaffirme que la stabilité économique passe par des décisions structurelles urgentes et une coopération renforcée entre autorités locales et partenaires internationaux.
Les dépôts bancaires en devises atteignent 88 milliards USD malgré le règlement soutenu des...
Au premier trimestre 2025, les dépôts bancaires en devises au Liban ont atteint 88 milliards USD malgré la poursuite du règlement des lollars. En parallèle, les dépôts en livres progressent à 870 millions USD. La dollarisation reste extrême et les fonds propres poursuivent leur recul. Toutefois, la liquidité en devises s’améliore à 5,7 milliards USD et les euro-obligations bancaires atteignent 2,3 milliards USD. La balance des paiements affiche un excédent réel de 1,2 milliard USD.
La confiance des Libanais envers leur système bancaire s’effondre à 7 %, selon Arab...
Selon le rapport 2024 d'Arab Barometer, la confiance des Libanais envers leur système bancaire est au plus bas, avec seulement 7 % exprimant une confiance élevée ou très élevée. Cette défiance s'étend à d'autres institutions, telles que le gouvernement et le système judiciaire. La crise économique persistante, l'opacité des institutions financières et la perception généralisée de la corruption alimentent cette méfiance, compromettant l'inclusion financière et la stabilité économique du pays.




















