Tourisme libanais : le conflit vide la saison
Le tourisme libanais aborde l’Aïd Al Adha dans un climat dominé par le conflit, les frappes au sud, les négociations sécuritaires attendues à Washington et la prudence des voyageurs. Les faibles réservations ne traduisent pas seulement une conjoncture économique molle. Elles reflètent une crise de confiance immédiate, qui touche les hôtels, restaurants, agences, compagnies aériennes, loueurs de voitures et commerces dépendants des retours de la diaspora.
Marchés arabes : confiance introuvable envers le Liban
La réouverture des marchés arabes aux produits libanais ne peut pas être réduite à une promesse diplomatique. Les chiffres montrent un pays encore très dépendant des importations, exposé à un déficit commercial massif et pénalisé par une crise de confiance profonde. Le problème dépasse les débouchés du Golfe. Il touche à la responsabilité des acteurs encore en place, à la réforme bancaire, aux contrôles publics, à l’énergie et à la capacité de l’État à prouver que les règles ont vraiment changé.
Situation au Liban : le Sud toujours sous pression
La situation au Liban reste dominée par la poursuite des frappes israéliennes au Sud, les combats revendiqués autour de Haddatha et une trêve prolongée qui peine à produire des effets concrets sur le terrain. Les dernières vingt-quatre heures ont été marquées par des morts à Dweir et Tebnine, des bombardements dans plusieurs villages, une pression diplomatique autour de Washington, et des tensions politiques internes autour des armes du Hezbollah et de l’amnistie générale.
INTELLIGENCE ARTIFICIELLE, CYCLES FINANCIERS ET LE BRJ GLOBAL CYCLE INDEX
L’intelligence artificielle entre dans une phase critique où transformation économique réelle et euphorie financière se confondent. Le BRJ Global Cycle Index situe le secteur IA entre 78 et 88, signalant une euphorie institutionnelle avancée, avec profits solides mais valorisations risquées et scénarios de croissance quasi parfaits déjà intégrés aux marchés.
Liban : une militante libérée après une vidéo choc dénonçant la violence animale
La libération de Ghina Nahfawi ne referme pas la polémique née de la diffusion d’une vidéo montrant un chien traîné par une voiture à Aazounieh. La militante des droits des animaux avait été visée par une procédure après avoir relayé les images et nommé un homme présenté comme un cheikh. L’affaire relance le débat sur l’application de la loi libanaise de protection animale et sur la protection des lanceurs d’alerte.
Amnistie générale : le compromis sous tension
Élias Bou Saab affirme qu’une formule acceptable par la majorité parlementaire a été trouvée sur la loi d’amnistie générale. Mais le texte reste flou. Les controverses sont nombreuses : détenus islamistes, Libanais réfugiés en Israël après 2000, trafics de drogue, crimes financiers, droits des victimes et surpopulation carcérale. Le Parlement veut aller vite avant l’Aïd al-Adha, mais il devra prouver que l’amnistie n’est pas un simple compromis communautaire.
Le Hezbollah accuse Washington et Israël d’instrumentaliser l’armée libanaise
Le Hezbollah accuse Washington et Israël de vouloir instrumentaliser l’armée libanaise pour démanteler ses structures militaires en faveur d'Israël. Le député Hassan Fadlallah avertit que toute unité formée dans ce but serait considérée comme une force hostile. Cette mise en garde intervient avant les discussions militaires prévues à Washington et relance le débat sur le rôle de l’armée, le désarmement du Hezbollah et la souveraineté libanaise.
Ofer Bronchtein, l’homme qui croyait encore à la paix entre Palestiniens et Israëliens est...
Ofer Bronchtein, militant franco-israélien pour la paix, est mort à Paris à l’âge de 69 ans. Proche de l’esprit d’Oslo, défenseur de la reconnaissance d’un État palestinien aux côtés d’Israël, il avait fait du dialogue entre ennemis le fil de sa vie publique. Son parcours rappelle qu’en dépit de la guerre, des crimes et de l’effondrement des espoirs diplomatiques, la paix demeure une exigence politique concrète.
Liban petit : Raji dément par la diplomatie
Le ministère libanais des Affaires étrangères a rejeté les informations publiées par Al Akhbar sur Youssef Raji et sa rencontre avec le cardinal Pietro Parolin. Le quotidien avait attribué au chef de la diplomatie des propos sur un possible retour au « Liban petit ». Le ministère parle d’allégations fabriquées, réaffirme l’attachement du ministre à l’unité nationale et annonce se réserver le droit de répondre par les voies appropriées.
Liban petit : les mots de Youssef Raji au Vatican au centre de la...
Selon Al Akhbar, un propos attribué à Raji au Vatican relance le débat sur le Liban petit et le rapport des FL au Grand Liban.
Liban : le bilan des frappes israéliennes dépasse 3 000 morts malgré la trêve
Au Liban Sud, les dernières vingt-quatre heures ont confirmé l’écart entre la trêve annoncée et la réalité du terrain. Les frappes israéliennes, les alertes d’évacuation et les ripostes du Hezbollah se sont poursuivies alors que le bilan officiel dépasse désormais les 3 000 morts depuis le 2 mars. La crise humanitaire s’aggrave, tandis que Washington tente de transformer une prolongation de cessez-le-feu en cadre sécuritaire plus solide.
Liban : cessez-le-feu prolongé, Sud sous pression
La prolongation du cessez-le-feu au Liban ouvre une nouvelle séquence diplomatique, mais le terrain reste instable. Au Sud, les frappes israéliennes, les ordres d’évacuation et les blessés parmi les secouristes montrent les limites de la trêve. Les discussions prévues à Washington, au Pentagone puis au département d’État, devront répondre à une question centrale : comment transformer un calendrier diplomatique en sécurité concrète pour les villages exposés.
Le Liban piégé par l’économie du numéraire
L’économie du numéraire au Liban reste l’un des symptômes les plus visibles de la crise bancaire et de la perte de confiance. La fixation des commissions et des frais par une institution financière officielle ouvre un test de contrôle, mais la réussite dépendra de l’application réelle des règles. Entre paiements en espèces, monopoles, spéculations et réforme bancaire inachevée, le pays doit rendre les circuits formels plus sûrs et plus utiles.
Enfants libanais : la santé mentale en alerte
Les conséquences psychologiques du conflit sur les enfants libanais restent moins visibles que les destructions matérielles, mais elles touchent déjà des centaines de milliers de mineurs. Peur intense, cauchemars, troubles du sommeil, tristesse, irritabilité, décrochage scolaire et anxiété de séparation composent un tableau préoccupant. Les déplacements répétés, la fermeture des écoles, la fragilité des parents et l’accès limité aux soins risquent d’installer des troubles durables si le soutien psychosocial n’est pas renforcé rapidement.





















