“L’autorité de l’État ne se divise pas” : la ligne de Samir Geagea face...
Face à la pression croissante sur le dossier du désarmement, Samir Geagea affirme une ligne ferme : le monopole des armes doit revenir à l’État. Dénonçant les équilibres armés et les compromis politiques, il appelle à un sursaut national autour de la souveraineté. Ses déclarations divisent la scène politique libanaise, suscitant des accusations d’alignement avec Washington. Le débat sur l’autorité de l’État s’impose comme une ligne de fracture centrale.
Ultimatum sécuritaire : ce que cache l’exigence américaine de désarmement imposée au Liban
L’administration américaine a exigé que le Liban mette fin à toute présence armée non étatique d’ici fin 2025. En réponse à la feuille de route sécuritaire de Beyrouth, Washington conditionne son soutien à une législation contraignante et à une supervision internationale. Ce durcissement, porté par l’administration Trump, confronte le gouvernement libanais à de fortes résistances internes, soulevant des enjeux cruciaux de souveraineté, de stabilité politique et d’équilibres sécuritaires régionaux.
Fuite des capitaux et tensions bancaires : les dépôts en devises poursuivent leur érosion
Au Liban, les dépôts en devises chutent de 4 % et les restrictions bancaires s'intensifient. Retraits plafonnés, agences fermées, transferts vers l'étranger via Dubaï et Istanbul : la confiance dans le système bancaire s'effondre, nourrissant une fuite des capitaux massive.
Crise monétaire : tensions autour de la Banque du Liban et du rôle de...
Critiqué pour ses liens avec les banques, Karim Souaid fait face à une pression politique accrue. Le Parlement réclame plus de transparence, un audit des réserves et une réforme du code monétaire. L’exécutif hésite entre encadrement et maintien de l’autonomie de la Banque du Liban dans un climat de défiance croissante.
Inflation galopante au Liban : l’économie asphyxiée entre spéculation et effondrement du pouvoir d’achat
Au Liban, l'inflation atteint 12 % en deux mois, affectant alimentation et carburant. Le taux officiel du dollar reste à 89 000 livres, contre plus de 105 000 sur le marché parallèle, aggravant la crise du pouvoir d'achat. Les ménages et commerçants s'enfoncent dans la précarité.
Déclaration de Walid Joumblatt : appel à la préservation du tissu social et à...
Walid Joumblatt alerte sur les risques de rupture sociale causés par la gestion politisée de la crise des réfugiés syriens au Liban. Il appelle à éviter toute instrumentalisation politique et prône un retour progressif et sécurisé sous supervision internationale. Son intervention recentre le débat sur les enjeux humains et institutionnels, dans un climat politique marqué par la polarisation
Présidence et gouvernement : tensions à huis clos sur fond de crise économique
Les tensions entre le président Aoun et le Premier ministre Salam paralysent l’exécutif libanais sur le dossier économique. Les désaccords portent sur la gouvernance de la Banque du Liban, les nominations et les priorités budgétaires. La peur d’un retour à une « paralysie consensuelle » mobilise même la majorité parlementaire, alors que le pays a besoin de réformes urgentes. Ce blocage institutionnel menace la stabilité financière et la reprise de l’aide internationale.
Économie fantôme : comment l’informel gouverne désormais le Liban
Plus de 60 % de l’activité économique au Liban serait désormais informelle, selon les experts. Ce phénomène fragilise l’État, prive les finances publiques de ressources vitales et accentue la précarité. Les entreprises légales peinent à survivre face à une concurrence sans règles, tandis que l’administration, dépassée, laisse se développer un écosystème parallèle. L’économie libanaise bascule dans une forme d’auto-organisation qui menace sa cohésion.
Pétrole et puissance : comment Joseph Aoun veut relancer la souveraineté énergétique du Liban
Le Liban relance ses ambitions pétrolières sous l’impulsion de Joseph Aoun, dans une tentative de renforcer sa souveraineté économique. En renouant le dialogue avec les compagnies d’exploration, le pays cherche à transformer ses ressources maritimes en levier stratégique face à une crise prolongée. Cette démarche s’inscrit dans une diplomatie énergétique plus large, entre repositionnement régional, enjeu budgétaire et volonté de souveraineté.
Audit, capitaux et régulation : le Liban face au piège de la conditionnalité internationale
Le Liban négocie un nouveau cadre de conditionnalité économique avec ses partenaires. Au cœur des discussions : un comité de régulation financière, une loi sur les capitaux, et l’audit complet de la Banque du Liban. Ces réformes, exigées en échange d’un soutien international, se heurtent à des résistances internes. Le rôle du gouverneur Karim Souaid et les retards dans la transparence bancaire ravivent les tensions politiques et sociales.
Incursions israéliennes au Sud-Liban : 1,5 km de pénétration et démantèlement d’installations
Des unités israéliennes ont pénétré jusqu’à 1,5 km au Sud-Liban, démantelant dépôts d’armes et positions souterraines à Jabal Blat et Labbouné. Ces opérations, documentées par des images d’explosions, n’ont suscité aucune riposte libanaise. La population de plusieurs villages, dont Kfarkila et Aïta al-Shaab, a observé des impacts au sol. L’absence de réaction militaire ou politique nationale met en lumière une vulnérabilité persistante et une asymétrie de gestion du cessez-le-feu.
Coupures organisées : le Liban s’enfonce dans la panne programmée
Le Liban met en place un rationnement préventif de l’électricité face à des retards de livraison de carburant iranien et des blocages logistiques. Les coupures touchent massivement les zones résidentielles, tandis que les infrastructures vitales sont prioritaires. Les solutions alternatives peinent à se concrétiser. Le prix du kilowattheure privé explose, accentuant le mécontentement. Les autorités tentent d’obtenir des soutiens régionaux, mais la situation reste instable, faute de coordination institutionnelle et de réforme énergétique durable.
Dollars sous surveillance : le verrou bancaire persiste
Malgré une reprise économique partielle, les restrictions bancaires sur les retraits en dollars et les transferts internationaux persistent. Les banques appliquent des plafonds arbitraires, faute de loi sur les capitaux. Les particuliers et entreprises subissent des blocages, notamment pour les soins, les études ou les importations. Le projet de régulation reste au point mort, tandis que les tensions entre déposants et établissements s’accentuent. La normalisation du système bancaire demeure incertaine.
Le déficit commercial du Liban dépasse 6,7 milliards USD en cinq mois : une...
Le déficit commercial du Liban s’est creusé de 15 % à 6,7 milliards USD sur les cinq premiers mois de 2025. Les importations repartent à la hausse tandis que les exportations stagnent. L’économie reste dépendante des biens étrangers, sans substitution industrielle ni politique commerciale cohérente. Cette situation pèse sur la balance des paiements et aggrave la vulnérabilité externe du pays, dans un contexte de réserves de change limitées.





















