Pourquoi Nabih Berri redevient incontournable
Nabih Berri retrouve une place centrale dans les négociations libanaises liées au cessez-le-feu, au retrait israélien et au désarmement du Hezbollah. Président du Parlement depuis 1992 et chef du mouvement Amal, il reste le principal intermédiaire entre les institutions, le camp chiite et les médiateurs étrangers. Son influence ne repose pas sur un pouvoir absolu, mais sur sa capacité à relier des acteurs qui refusent souvent de se parler directement et à prévenir une confrontation interne.
Rome, nouveau centre des négociations au Sud-Liban
Rome peut-elle remplacer Naqoura comme centre des négociations entre le Liban et Israël ? La capitale italienne accueille désormais des discussions qui dépassent la gestion militaire des incidents frontaliers. Retrait israélien, déploiement de l’armée libanaise, avenir des armes du Hezbollah, zones pilotes et garanties américaines figurent au cœur du processus. Son succès pourrait redéfinir la sécurité et l’équilibre politique du Sud-Liban. Son échec risquerait de prolonger l’occupation, les déplacements et la menace d’une nouvelle escalade.
Polémique: Antoun Sehnaoui dîne avec Netanyahou
La photographie a quitté en quelques heures le cadre d’un dîner privé pour devenir un objet politique au Liban. Prise au Four Seasons de...
Automobile électrique : comment l’Europe a déroulé le tapis rouge à la Chine
L’Europe voulait prendre la tête de la révolution automobile. Elle risque aujourd’hui d’en devenir l’un des principaux marchés d’importation.
En décidant d’accélérer très fortement le...
Port de Beyrouth : une extension encore à définir
Le Conseil des ministres libanais a approuvé l’affectation de la parcelle 1383, située dans le secteur de Medawar-Port, à l’extension du port de Beyrouth. Cette décision ouvre la voie à un nouveau projet foncier et logistique, mais son contenu reste largement indéterminé. Le gouvernement doit encore préciser l’usage du terrain, le coût des travaux, le financement, le calendrier et le modèle de gouvernance retenu pour cette infrastructure stratégique.
Internet au Liban : le projet Medusa avance
Le Conseil des ministres libanais a demandé la signature du contrat permettant au pays de rejoindre le câble sous-marin Medusa, avec la participation d’Ogero. Le ministère des Finances doit assurer le financement intégral du projet. Cette nouvelle liaison pourrait diversifier les routes internationales du Liban et renforcer la résilience du réseau. Son coût, sa capacité, son calendrier et son point d’atterrissement n’ont toutefois pas encore été communiqués.
Électricité au Liban : la nouvelle feuille de route
Le Conseil des ministres a approuvé la nouvelle politique du secteur de l’électricité présentée par le ministère de l’Énergie et de l’Eau. Le gouvernement a demandé la préparation des décrets nécessaires à sa mise en œuvre. Cette décision relance un chantier central pour l’économie libanaise, mais le contenu détaillé de la feuille de route, son calendrier, ses objectifs chiffrés et ses mécanismes de financement doivent encore être publiés.
Doubayeh : Israël provoque le Liban sur son patrimoine
Les forces israéliennes ont mené une incursion dans le secteur de Chaqra avant de hisser leur drapeau sur le château historique de Doubayeh. Le ministre libanais de la Culture, Ghassan Salamé, a dénoncé un acte hostile et provocateur, tandis que la municipalité a réclamé une intervention de l’État et de l’Unesco. L’incident intervient après des gestes similaires à Chamaa et Beaufort, où le risque d’un dynamitage de tunnels continue d’inquiéter les responsables du patrimoine.
Hezbollah : Aoun fixe les conditions du désarmement
Joseph Aoun affirme que le désarmement du Hezbollah reste possible, mais qu’il ne peut pas se réduire à une opération militaire ou à la confiscation de ses armes. À Washington, le président libanais a défendu une méthode en trois étapes : retrait israélien, contrôle exclusif de l’armée libanaise et réintégration économique des membres du mouvement. Il demande aussi un soutien international immédiat à l’armée et une reconstruction administrée uniquement par l’État.
Liban : Salam exige le retrait israélien total
Le Premier ministre Nawaf Salam a réaffirmé à Zawtar al-Gharbiyeh que le Liban poursuivrait ses efforts diplomatiques afin d’obtenir un retrait israélien complet. La visite intervient alors que l’armée libanaise commence à se déployer dans plusieurs zones pilotes prévues par un accord négocié sous médiation américaine. Le dispositif doit permettre à l’État de reprendre le contrôle du Sud, mais des tirs israéliens et le refus du Hezbollah de déposer les armes fragilisent déjà sa mise en œuvre.
Vols USA-Liban : une promesse déjà entendue à maintes reprises
Donald Trump a annoncé que les compagnies américaines pourraient de nouveau desservir directement le Liban, quarante et un ans après la suspension décidée à la suite du détournement du vol TWA 847. L’annonce reste toutefois éloignée d’une reprise effective. Les précédents assouplissements de 1992, 1998 et 2007 n’avaient jamais produit de liaison commerciale régulière. Inspections de sécurité, alerte maximale sur le Liban, risques régionaux et rentabilité des lignes restent autant d’obstacles.
Trump promet un soutien accru au Liban
Donald Trump a promis d’aider largement le Liban et de le traiter avec respect lors de la réception de Joseph Aoun à la Maison-Blanche. Le président américain a évoqué plusieurs plans de soutien à l’armée libanaise, affirmé que les forces israéliennes avaient commencé à se retirer du Sud et placé le Hezbollah au centre de ses déclarations. La portée réelle de ces annonces dépendra désormais des garanties obtenues sur le retrait, du financement de l’armée et des modalités du désarmement.
Zone pilote : Israël tire près de l’armée libanaise
L’armée libanaise accuse les forces israéliennes d’avoir tiré à proximité de ses unités pendant leur déploiement à Zoutr el-Gharbiyé. La localité constitue le premier véritable test du programme des zones pilotes, qui doit organiser le retrait israélien, l’entrée de l’armée et le retour des habitants. L’incident, survenu le jour de la rencontre entre Joseph Aoun et Donald Trump, met immédiatement en cause la coordination militaire et les garanties accordées par Israël.
Syrie : 226 grenades saisies vers le Liban
Les autorités syriennes ont annoncé la saisie de 226 grenades dissimulées dans les compartiments secrets d’une voiture qui se dirigeait vers le Liban. L’opération s’est déroulée au poste de Jdeidet Yabous, sur la route entre Damas et Beyrouth. Le bref communiqué officiel ne révèle ni l’identité du conducteur, ni l’origine des armes, ni leur destination finale. L’affaire relance les interrogations sur les réseaux de trafic actifs entre les deux pays.




















