Israël-Liban : les 14 et 15 mai sous haute tension
Washington accueillera de nouveaux pourparlers Liban-Israël les 14 et 15 mai, au cœur de fortes polémiques politiques au Liban.
FMI-Liban: pourquoi l’accord reste indispensable
Le Liban revient vers le Fonds monétaire international avec une urgence accrue par la guerre. La croissance de 3,5 pour cent enregistrée en 2025 et la prévision de 4 pour cent pour 2026 sont menacées par un choc estimé à près de 2 milliards de dollars en cinq semaines. Derrière l’aide rapide attendue, l’accord avec le Fonds reste surtout le cadre indispensable pour traiter les pertes bancaires, protéger les petits déposants, restructurer la dette et rendre crédible la reconstruction.
Sud-Liban : six villages sous menace
L’armée israélienne a adressé un nouvel avertissement aux habitants de Nabatiyé el-Fawqa, Mayfadoun, Qlaouiyeh, Bourj Qlaouiyeh, Majadel et Srifa, leur demandant d’évacuer immédiatement leurs maisons et de s’éloigner d’au moins mille mètres. Cette alerte, diffusée en fin d’après-midi, intervient quelques heures après une autre menace visant Qana, Debaal, Qaaqaiyat el-Jisr et Srifa. Elle accentue la pression sur les civils et affaiblit encore la portée du cessez-le-feu au Sud-Liban.
Nawaf Salam temporise sur les armes
Nawaf Salam a clarifié la position du gouvernement libanais après une réunion du Conseil central de sécurité au ministère de l’Intérieur. Le premier ministre affirme que les négociations avec Israël n’ont pas encore commencé et que les réunions de Washington restent préparatoires. Il maintient toutefois que le monopole des armes par l’État est un processus irréversible, tout en refusant de placer l’armée libanaise dans une confrontation directe avec un acteur interne.
Guerre au Liban: une facture économique chiffrée
La guerre frappe une économie libanaise qui commençait à peine à se stabiliser. La croissance avait atteint 3,5 pour cent en 2025, mais le ministre de l’Economie Amer Bisat évoque désormais une perte de 5 à 7 pour cent du produit intérieur brut en cinq semaines, soit près de 2 milliards de dollars. Les chiffres montrent une crise large: tourisme menacé, agriculture touchée, 1,24 million de personnes exposées à l’insécurité alimentaire, importations à 21 milliards de dollars et recettes douanières affaiblies.
Retrait israélien du Liban: Paris met en garde
La France insiste sur la complexité du retrait israélien du Liban alors que Washington cherche une avancée rapide dans les négociations. Cette prudence ne traduit pas un refus du processus, mais un rappel des conditions nécessaires à une stabilisation durable: carte précise, calendrier, contrôle des violations, rôle de l’armée libanaise, retour des déplacés et garanties internationales. Sans mise en oeuvre solide, une percée diplomatique risquerait de produire une nouvelle zone grise au Sud-Liban.
Naïm Qassem verrouille la ligne du Hezbollah
Naïm Qassem maintient la ligne du Hezbollah : résistance, unité interne et usage du levier irano-américain face à Israël.
Le Sud-Liban attend des garanties
Les villages du Sud-Liban ne jugent pas la trêve à partir des déclarations diplomatiques, mais à partir de signes concrets: routes praticables, maisons évaluées, écoles rouvertes, dispensaires accessibles, champs sécurisés et fin réelle des frappes. Le retour des habitants a souvent précédé l’action de l’Etat, révélant à la fois l’attachement à la terre et la fragilité des garanties. Sans sécurité vérifiable, la reconstruction risque de rester une promesse suspendue.
Macron insiste sur le cessez-le-feu au Liban
À Erevan, Emmanuel Macron rappelle que le cessez-le-feu au Liban doit être respecté pour protéger les civils et la souveraineté.
17 mai, date piège pour Beyrouth
Le 17 mai n’est pas seulement une échéance de trêve pour Beyrouth. La date renvoie aussi à l’accord conclu en 1983 entre le Liban et Israël sous médiation américaine, puis abandonné dans un contexte de divisions internes et de pressions régionales. Cette mémoire rend la séquence actuelle plus sensible. Entre frappes au Sud-Liban, pression de Washington, prudence de Joseph Aoun et rôle du Hezbollah, toute négociation avec Israël doit produire des garanties concrètes pour éviter une nouvelle crise de souveraineté.
Revue de presse: le Sud sous le feu et Washington au centre de la...
Le 4 mai, la presse libanaise place le Sud-Liban au cœur d’une séquence militaire et diplomatique critique. Entre raids israéliens, trêve fragile, pression américaine, prudence de Baabda et refus d’une image Aoun-Netanyahu, Washington apparaît comme l’acteur central d’un dossier suspendu aussi aux signaux venus d’Iran.
Sud-Liban : quatre villages sommés d’évacuer
Sud-Liban : Israël somme quatre villages d’évacuer, relançant les craintes de déplacements forcés malgré la trêve.
Yaroun ravive l’inquiétude des chrétiens du Sud-Liban face aux destructions menées par Israël
À Yaroun, la démolition rapportée du couvent des sœurs salvatoriennes ravive l’inquiétude des chrétiens du Sud-Liban.
Factcheck — Les États-Unis peuvent-ils suspendre seuls l’Espagne de l’OTAN ?
Factcheck : les États-Unis ne peuvent pas suspendre seuls l’Espagne de l’OTAN. Le traité ne prévoit ni suspension ni expulsion d’un membre. Washington peut exercer une pression politique, militaire ou bilatérale, mais toute décision de l’Alliance fonctionne par consensus, tandis que seule une sortie volontaire est juridiquement prévue par l’article 13.





















