Entre dollar et pétrole, l’économie libanaise encaisse un nouveau choc
Entre flambée pétrolière et domination persistante du dollar, l’économie libanaise subit un nouveau choc. Le carburant plus cher, les infrastructures abîmées et l’incertitude monétaire frappent ménages, commerces et transports. Même si le brut se détend légèrement, le Liban reste exposé, faute d’amortisseurs énergétiques, budgétaires et monétaires durables.
Trump somme Israël d’arrêter les frappes au Liban
Donald Trump affirme que les États-Unis ont interdit à Israël de poursuivre ses frappes sur le Liban. Sa formule brutale, « Enough is enough », marque un seuil inédit : Washington ne parraine plus seulement la trêve, il intime publiquement à son allié d’arrêter, malgré des violations signalées sur le terrain au Sud.
Ormuz : l’Iran rouvre le passage commercial
L’Iran a annoncé la réouverture du détroit d’Ormuz à tous les navires commerciaux pour la période restante du cessez-le-feu au Liban. Présentée comme une autorisation complète, la mesure reste pourtant encadrée par un itinéraire coordonné par les autorités maritimes iraniennes. Cette décision modifie immédiatement la lecture régionale de la trêve, desserre la pression sur les marchés de l’énergie et offre à Téhéran un nouvel espace diplomatique. Mais elle ne constitue pas encore un retour complet à la normale, tant son périmètre demeure limité, temporaire et politiquement réversible.
Salam relance le dossier des armes des camps palestiniens
Au Sérail, Nawaf Salam a tenu deux réunions qui éclairent le vrai visage de l’après-trêve au Liban. Avec plusieurs diplomates européens, il a évoqué le soutien à son gouvernement, les besoins humanitaires et la phase de négociation ouverte après le cessez-le-feu. Avec le représentant spécial du président palestinien, il a abordé la situation des camps, le déplacement des Palestiniens depuis les camps du Sud, les conditions de vie et la reprise du plan de remise des armes palestiniennes, surtout à Beyrouth. Ensemble, ces échanges montrent que le Liban tente de gérer en même temps l’urgence extérieure et ses dossiers intérieurs les plus sensibles.
À Washington, le monde presse le Liban sur les réformes
À Washington, la délégation financière libanaise a tenté de convaincre ses interlocuteurs internationaux que le pays peut encore redevenir un partenaire crédible. En marge des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale, les échanges ont porté sur les réformes, la gouvernance, le secteur privé, les infrastructures et les besoins de financement. Le message reçu est clair : le soutien extérieur reste possible, mais il dépendra d’une vision plus lisible, d’une exécution plus rapide et d’une capacité réelle de l’État à restaurer la confiance.
Londres, Riyad, Téhéran, Islamabad : qui a vraiment tenu la main sur la journée...
Le cessez-le-feu libanais du 17 avril ne s’est pas joué à Beyrouth seulement. Londres a soutenu le cadre, Riyad a poussé l’État, Téhéran a protégé son influence et Islamabad a maintenu le canal discret. Derrière la trêve, quatre capitales ont pesé sur le sens politique, le rythme et la suite.
Retour des déplacés : Salam coordonne l’après-trêve
La réunion ministérielle quotidienne présidée par Nawaf Salam à la Sérail a donné ce matin une image concrète de l’après-cessez-le-feu. Le gouvernement a mis au premier plan le retour des déplacés, les centres d’accueil encore mobilisés, les conditions de sécurité au Sud, la réparation de certains ponts, les arrestations après les tirs en l’air, les approvisionnements en mazout et la protection des journalistes après l’agression de photographes. L’exécutif tente ainsi de faire passer la trêve du registre militaire au registre administratif.
Au Liban, l’armée israélienne accusée de désinformation
L’affaire Ali Chouaib dépasse de loin une simple polémique visuelle. Après la mort du journaliste libanais dans une frappe au sud du Liban, l’armée israélienne a diffusé un visuel destiné à l’associer au Hezbollah. Or cette image s’est révélée modifiée, provoquant la réaction d’une association de la presse étrangère et relançant un débat plus large sur la désinformation de guerre. Le dossier met en lumière une mécanique désormais centrale dans les conflits contemporains : après la frappe, vient la bataille du récit, des preuves supposées et de la requalification publique des morts.
Électricité au Liban-Sud : les réparations commencent
L’établissement public de l’électricité a annoncé le début des réparations sur plusieurs lignes de transport et de distribution endommagées au Liban-Sud, dans un contexte où la sécurité du terrain et les moyens disponibles restent des limites majeures. Les lignes Zahrani–Tyr, Tyr–Wadi Jilo et Nabatiyé–Tyr figurent parmi les axes touchés, tandis que les grandes stations de transformation situées au sud du Litani ont été isolées, sauf Marjeyoun. Pour éviter un effondrement total du service, la centrale de Tyr a été relancée de manière autonome afin d’alimenter les zones raccordées au poste principal de la ville.
Ils reviennent voir ce qu’il reste : le retour prudent des familles dans les...
Le cessez-le-feu n’a pas ramené la normalité, seulement la possibilité de revenir voir. Dans les zones touchées, des familles libanaises rouvrent leurs portes, évaluent les dégâts, récupèrent quelques affaires et mesurent ce qui reste habitable. Le vrai retour commence par le doute, les routes coupées, les maisons et l’incertitude persistante.
Tirs en l’air : l’armée arrête neuf personnes
À peine le cessez-le-feu entré en vigueur, la nuit libanaise n’a pas seulement été marquée par le soulagement ou les feux d’artifice. À Beyrouth et dans la banlieue sud, des tirs en l’air ont aussi accompagné l’événement, poussant l’armée à intervenir rapidement. Neuf personnes ont été arrêtées, tandis que le commandement rappelait que ces pratiques mettent directement en danger les habitants et causent des dommages aux biens. L’épisode éclaire une contradiction libanaise persistante : au moment même où la guerre ralentit, l’arme continue d’occuper l’espace public.
Une trêve sous conditions : ce que disent vraiment les journaux libanais et arabes...
La trêve de dix jours entre le Liban et Israël apparaît moins comme un accord clair que comme une bataille d’interprétations. Entre retour de l’État, pression américaine, lecture régionale, résistance et territoire brisé, les journaux libanais et arabes décrivent un cessez-le-feu utile mais profondément disputé, fragile et conditionnel aujourd’hui encore.
Dès minuit, les déplacés reprennent la route du Sud
Dès l’entrée en vigueur du cessez-le-feu à minuit, des déplacés ont recommencé à prendre la route du Sud. Le point le plus visible de ce retour s’est formé autour du pont de Qasmiyé, partiellement rouvert et déjà saturé par les voitures, tandis que l’armée organisait la circulation et élargissait l’accès. Ce mouvement intervient après des semaines de guerre ayant provoqué au moins 1,2 million de déplacés selon des estimations onusiennes récentes, plus de 2 000 morts et plus de 7 000 blessés. Le retour a donc commencé avant même que le terrain ne soit totalement stabilisé.
Revue de presse : cessez-le-feu de dix jours, entre impulsion américaine, refus libanais d’un...
Le cessez-le-feu de dix jours entre le Liban et Israël domine les unes libanaises. Washington pousse l’annonce, Beyrouth refuse toute normalisation directe, et la presse décrit une trêve disputée par des récits concurrents, des calculs régionaux et un terrain encore décisif. Revue de presse d’une séquence déjà instable ce matin.



















