Mona Khalil, gardienne des tortues, est morte suite à ses blessures après une frappe...
Mona Khalil, figure de la protection des tortues marines au Sud-Liban, est décédée des suites de ses blessures après une frappe israélienne contre sa maison de Mansouri, près de Tyr. Connue pour l’Orange House et pour son engagement de plus de vingt ans en faveur des plages de ponte, elle laisse derrière elle un héritage environnemental rare. Sa mort rappelle le coût civil de la guerre et la fragilité des lieux de vie au Sud-Liban.
Israël viole déjà le cessez-le-feu au Sud-Liban
Le cessez-le-feu annoncé vendredi à 16 heures au Sud-Liban a été rapidement fragilisé par de nouveaux bombardements israéliens signalés dans le gouvernorat de Nabatiyeh et sur le mont al-Rafi, dans le secteur d’Iqlim al-Tuffah. À Beyrouth, ces frappes sont perçues comme des violations israéliennes de la trêve, alors que Benjamin Netanyahu affirme qu’Israël ne se retirera pas des zones tampons au sud du Liban. Cette position ravive la crainte d’une occupation durable.
Cessez-le-feu au Sud-Liban à 16 heures
Israël et le Hezbollah ont accepté un cessez-le-feu devant entrer en vigueur vendredi à 16 heures, selon Reuters, qui cite un haut responsable américain. L’annonce intervient après une journée de bombardements israéliens massifs au Sud-Liban, un bilan porté à 30 morts côté libanais et la mort de quatre soldats israéliens près de Kfar Tebnit. À Beyrouth, cette trêve est accueillie avec prudence, car elle devra se vérifier sur le terrain.
Sud-Liban : l’accord miné par les nouvelles frappes israéliennes, 18 morts
Le Sud-Liban a connu vendredi 19 juin une nouvelle vague de bombardements israéliens, particulièrement dans la région de Nabatiyeh. Le bilan provisoire du ministère libanais de la Santé fait état d’au moins 18 morts et 33 blessés. Plusieurs localités ont été touchées, dont Harouf, al-Doueir, al-Charqiyé, Kfar Sir, Kfar Dajjal et Jibchit. À Maroun al-Ras, des informations sur une position israélienne nouvellement établie renforcent la crainte d’une occupation durable du Sud.
Revue de presse : le Liban placé au centre du bras de fer autour...
Un accord qui déplace le centre de gravité régional
Al Binaa, le 19 juin 2026, place en tête de son édition la signature d’une note...
Liban : Macron appelle Netanyahu à la « responsabilité » et à la «...
Emmanuel Macron appelle Benjamin Netanyahu à la responsabilité et à la rationalité sur le Liban. La France reconnaît la sécurité d’Israël, mais refuse qu’elle passe par l’occupation d’un territoire voisin. Paris veut un cessez-le-feu robuste, le retrait israélien, l’armée libanaise au Sud et la souveraineté libanaise.
Macron détaille la ligne française après l’accord Iran-USA
Emmanuel Macron a utilisé son entretien sur France 2 pour préciser les annonces françaises après l’accord entre Washington et Téhéran. Le président refuse de dire que la guerre est terminée, mais il soutient l’ouverture d’une phase de dialogue. Il demande une vérification stricte sur l’Iran, appelle Netanyahu à la responsabilité, refuse toute sécurité israélienne fondée sur la conquête d’un territoire voisin et place le Liban au cœur de la mise en œuvre.
Netanyahu défie les USA et refuse le retrait du Sud-Liban
Benjamin Netanyahu affirme que le conflit n’est pas terminé et que l’armée israélienne doit maintenir une zone de sécurité au Sud-Liban aussi longtemps que les besoins d’Israël l’exigeront. Cette déclaration place le premier ministre en porte-à-faux avec l’accord Washington-Téhéran, qui affirme l’intégrité territoriale libanaise. Elle renforce aussi l’argument du Hezbollah, qui refuse tout débat sur ses armes avant le retrait israélien.
Vance presse Israël sur l’accord et met Netanyahu au défi
JD Vance a confirmé le 18 juin que la période de soixante jours prévue par l’accord entre Washington et Téhéran commence désormais. Le vice-président américain a défendu le texte face aux critiques israéliennes, jugeant excessive la panique à Jérusalem. Il a rappelé que les bénéfices accordés à l’Iran dépendront de changements de comportement et que la sécurité d’Israël ne peut pas être assurée uniquement par la force.
Baabda prépare la bataille de Washington
Joseph Aoun a présidé à Baabda une réunion consacrée aux négociations libano-américano-israéliennes prévues à Washington les 23, 24 et 25 juin. Aux côtés du commandant de l’armée Rodolphe Haykal, de Simon Karam et de l’équipe militaire de négociation, le président a fixé les priorités libanaises : cessez-le-feu final, retrait israélien, déploiement de l’armée aux frontières, retour des prisonniers et lancement de la reconstruction.
Israël, grand perdant de l’accord régional
L’accord entre Washington et Téhéran renverse le récit israélien. Israël conserve une puissance militaire considérable au Liban, mais il perd une partie du contrôle diplomatique de la sortie de guerre. L’Iran revient comme interlocuteur global, le Liban obtient un argument sur son intégrité territoriale et Donald Trump peut imposer sa logique de désescalade. Pour Netanyahu, le maintien de l’armée au Sud-Liban devient un piège politique, militaire et stratégique.
Le marché saoudien peut-il relancer l’industrie libanaise ?
La réouverture du marché saoudien aux produits libanais offre une opportunité majeure à l’industrie et à l’agriculture du Liban. Elle peut générer des devises, relancer certaines usines et restaurer la confiance avec le Golfe. Mais cette reprise ne sera durable que si l’État garantit des contrôles stricts, une traçabilité fiable, des normes de qualité et une lutte réelle contre les trafics. Le marché saoudien peut aider, mais il ne remplacera pas une politique industrielle nationale.
Naim Kassem fixe la ligne du Hezbollah
Naim Kassem a fixé la ligne du Hezbollah dans la séquence ouverte par l’accord régional entre Washington et Téhéran. Le secrétaire général du parti refuse toute proposition liée au désarmement tant que l’armée israélienne reste présente au Sud-Liban. Il accepte l’idée d’un dialogue national, mais seulement après le retrait israélien, l’arrêt des attaques, le retour des déplacés et la reconstruction. Cette position renforce le parti à court terme, mais risque aussi de prolonger le blocage politique libanais.
Nawaf Salam à Paris : l’armée au centre du retour de l’État
La visite de Nawaf Salam à Paris replace l’armée libanaise au centre du retour de l’État au Sud. Le premier ministre veut transformer la souveraineté en capacité concrète : accompagner le retrait israélien, coordonner avec la FINUL, sécuriser les villages et rassurer les déplacés. La France peut fournir un relais diplomatique et militaire, mais le test réel se jouera sur le terrain, dans la capacité de l’armée à occuper l’espace laissé par la guerre.


















