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Le Premier Ministre Hassan Diab s’est rendu au Sud Liban, à bord d’un hélicoptère de l’Armée Libanaise, ce mercredi 27 mai. Accompagné par la Ministre de la Défense Zeina Akar Adra et du commandant en chef de l’Armée Libanaise Joseph Aoun, le Premier Ministre devrait rencontrer le général Stefano Del Col, commandant de la FINUL, à son quartier général à Nakoura.

Arrivé à la base militaire de l’Armée Libanaise de Tyr à bord d’un hélicoptère, le Premier Ministre s’est ensuite rendu à Nakoura en voiture.

Ce déplacement intervient alors que les Etats-Unis et Israël tentent d’obtenir une modification du mandat, qui arrive à son terme en août prochain, de la FINUL et lui permettre ainsi de perquisitionner des propriétés privées sans en informer préalablement les autorités libanaises. Les 2 pays estiment que le mandat actuel des soldats de la FINUL ne permettent pas la surveillance adéquate des activités du Hezbollah au Sud du Liban, estimant par ailleurs que le mouvement chiite a pu continuer à s’armer ou à étendre ses activités. Tel Aviv accuse également le Hezbollah d’avoir mis en place les fameux tunnels qui traversent la ligne bleue, ligne de démarcation entre les 2 pays.

Pour sa part, Beyrouth estime que le survol de son territoire par les avions israéliens constitue une violation de la résolution 1701 du Conseil de Sécurité de l’ONU et rappelle que certains territoires libanais continuent à être occupés. Il s’agit notamment du cas des collines de Kfarchouba, des fermes de Chébaa ou encore la partie libanaise du village de Ghajjar, à l’origine situé dans le Golan Syrien. Par ailleurs, Israël revendique une partie des eaux territoriales libanaises où pourraient se trouver d’importantes ressources d’hydrocarbures.

De son côté, le dirigeant du Hezbollah Sayyed Hassan Nasrallah s’est exprimé hier soir, estimant que la FINUL n’a pas le droit d’entrer dans des propriétés privées et souligne que les forces de l’ONU ont oeuvré en coordination avec l’Armée Libanaise.

Concernant les demandes israéliennes, il estime que Tel Aviv ne peut imposer ses conditions au Liban “même derrière le masque américain”.

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