S’adressant en Arabe par les mots “faites attention”, le Premier Ministre Israélien, Benjamin Netanyahu, a accusé l’Iran de construire, au bénéfice du Hezbollah, des unités de production de missiles de précision, mettant en danger le Liban et la population civile.

Ces propos ont été tenues alors que la situation reste tendue suite à l’attaque avortée de 2 drones dans la banlieue Sud de Beyrouth (voir encadré).

Le Premier Ministre Israélien s’est déclaré déterminé à éliminer “ce dangereux projet”.

Nous n’allons pas nous contenter de laisser nos ennemis s’armer d’armes mortelles dirigées contre nous.
Benjamin Netanyahu

Pour l’heure, le Hezbollah n’a fait aucun commentaire quant aux accusations israéliennes.

Les autorités israéliennes auraient identifié 3 ressortissants iraniens, dont Muhammad Hussein-Zada Hejazi proche de Qassem Soleimani, commandant des Gardiens de la Résolution, et un membre du Hezbollah, Fouad Shukr, déjà sous le coup d’un mandat de recherche par les autorités américaines pour terrorisme, qui seraient à l’origine de ce programme d’armement.

Précédemment déjà, le porte-parole de l’Armée Israélienne, le lieutenant colonel Jonathan Conricus, a appelé les autorités libanaise à faire face à ” leur responsabilité et à comprendre le fait qu’ils laissent le Hezbollah et l’Iran face ce qu’ils désirent sur le sol libanais. (…) Ce sont eux qui se rendent complices de la mise en danger des libanais et libanaises que le Hezbollah et l’Iran utilisent comme boucliers humains“.

Les autorités militaires israéliennes estiment que la possession de missiles de précision pourraient poser une menace quant aux capacités israéliennes et mettre à mal leurs forces dans le cadre d’un futur conflit. Le Hezbollah pourrait, estiment leurs experts, viser des infrastructures vitales de l’état hébreu. Pour rappel, le secrétaire général du Hezbollah avait déjà menacé de s’en prendre à de telles infrastructures en représailles aux bombardements d’infrastructures libanaises comme le port, l’aéroport ou les centrales électriques comme cela fut le cas durant le conflit de juillet 2006. Tel Aviv avait en effet détruit les pistes des différents aéroports libanais dont celui de l’aéroport international de Beyrouth, visé le Port de Beyrouth ou encore la centrale de Jiyyeh au Sud de la Capitale, provoquant une importante marée noire pour laquelle elle a été condamnée à verser des indemnités financières par un tribunal international, chose qu’elle n’a pas encore faite. Aussi, une partie des infrastructures routières, dont de nombreux ponts avaient été détruits.

Pour sa part, le Hezbollah avait déjà démenti la mise en place de telles structures au Liban, indiquant que s’il possède de tels missiles, il n’en produit pas. Dans un documentaire, le mouvement chiite avait présenté une vidéo montrant des missiles sol-mer du même type que celui qui a touché une corvette israélienne au large de Beyrouth lors du conflit de juillet 2006.

Pour sa part, les autorités officielles libanaises estiment que Tel Aviv recherche n’importe prétexte pour attaquer le Pays des Cèdres.

Pour rappel, une attaque via 2 drones piégés a touché la banlieue Sud de Beyrouth, considérée comme un fief du Hezbollah. Il s’agit de la première attaque de ce type au Liban. Un de ses drones a été intercepté quand les habitants des immeubles des alentours ont réussi à le toucher par des pierres. Il s’est alors écrasé. Ce dernier contenait 5.5 kilogrammes d’explosif de type C4, indique ce mardi, le Hezbollah. Peut-être ce premier drone, un deuxième drone est apparu. Il a explosé à proximité du centre média du Hezbollah, provoquant des dégâts matériels légers. 3 personnes ont également été légèrement blessés dans cette explosion. Par ailleurs, un drone israélien avait également bombardé, dans la nuit de dimanche à lundi, une base militaire du FPLP-CG à cheval entre les frontières libanaises et syriennes, faisant des dégâts matériels.
Beyrouth considère que, par l’utilisation de drones pour bombarder le territoire libanais, les autorités israéliennes tentent de changer les règles d’engagements issues du conflit de juillet 2006 et qui s’était achevé par l’adoption de la résolution 1701 du Conseil de Sécurité de l’ONU garantissant la souveraineté du Pays des Cèdres sur son territoire et son espace aérien.
Suite à l’attaque de la banlieue sud, le secrétaire général du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, a menacé l’état hébreu de représailles suite à la tentative d’attentat par 2 drones piégés dans un discours prononcé ce dimanche. Ces représailles ne seront pas menées à partir des fermes occupées (par Israël) de Chébaa, indique le secrétaire général du Hezbollah mais à partir des frontières libanaises.  Le Hezbollah a également mis ses forces en état d’alerte maximum. Face à eux, l’armée israélienne a également renforcé ses positions avec l’envi notamment de blindés.

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