Le point de divergence entre Pouvoir Local et Communauté Internationale pourrait être non, pas induit par les manifestations, mais par le fait que certains sondages estiment à 50% le nombre de réfugiés syriens qui souhaitent quitter dans les prochains mois le Liban en raison de la crise économique.

C’est ce que craignent USA, Europe, Syrie, Iran, Turquie et même israël.
Pour rappel, le Liban compte une communauté de réfugiés de 2 millions de personnes officieusement, dont un million et demi de réfugiés syriens, dont seulement 900 000 sont enregistrés auprès des instances officielles et 500 000 réfugiés palestiniens dont le nombre est sujet à quelques polémiques puisqu’une étude les à estimé à 175 000 seulement mais ce rapport n’était pas sérieux sur plusieurs points.

Il faut aussi rappeler que la population libanaise est de 4 millions de personnes, dont une grande partie est déjà résidante à l’étranger.

Précédemment, il semblait que la communauté internationale ne soutienne pas les manifestations, ayant peur d’un déferlement incontrôlé en Europe et d’un retour incontrôlé en Syrie qui pourrait déstabiliser le statu-quo actuel. C’est ainsi que le plan CEDRE a été formulé, avec l’emploi d’une main d’oeuvre sous qualifiée non libanaise et des projets liés à la possible utilisation d’infrastructures libanaises pour le marché de la reconstruction de la Syrie dans le cas ou cela pourrait se produire. À quoi servirait sinon, une ligne de chemin de fer entre Tripoli et la frontière syrienne ou encore l’aménagement de l’aéroport de Kleyaat?

Cependant, une petite phrase qui n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd lors de la conférence du groupe international de soutien au Liban qui s’est déroulée l’année dernière, lors des premières manifestations à Paris, à l’initiative de la France, celle du Ministre des AF Jean-Yves le Drian, “Les Libanais se sont mobilisés depuis plusieurs semaines pour demander des réformes. Ils doivent être entendus. La situation économique du pays l’exige.”

Il s’agit de la première fois que les manifestations soient ainsi liées à l’urgence économique, chose que les responsables politiques libanais refusent de faire jusqu’à aujourd’hui.

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