L'adoption de la déclaration universelle des droits de l'Homme à l'ONU.
L'adoption de la déclaration universelle des droits de l'Homme à l'ONU.

Aujourd’hui 10 décembre, le monde entier célèbre la Journée des droits de l’homme, qui coïncide au jour d’anniversaire de l’adoption par l’Assemblée générale des Nations Unies de la Déclaration universelle des droits de l’homme en 1948.

Ce document vieux de 70 ans, traduit dans le monde en plus de 500 langues, a proclamé les droits de chaque individu en tant qu’être humain, sans distinction aucune, de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique etc…

Le monde subit toujours les mêmes problèmes et les raisons pour lesquelles ce document a été rédigé persistent toujours et les droits de l’homme sont encore bafouées et de plus belle, 70 ans plus tard !!!

Au Liban, quid des droits de l’homme, des droits du citoyen à vivre dignement, librement ? Il ne suffit pas de participer à des conférences, des séminaires, des tables rondes, organiser des réceptions, recevoir des délégations officielles et se pavaner dans des conférences de presse et dans les médias. Le citoyen a besoin de sentir, de vivre ses droits et non pas d’écouter les belles tirades de tel ou tel responsable.

Le droit du citoyen libanais est bafoué tous les jours à chaque instant, à commencer par les droits les plus simples et les plus basiques.

L’article 3 de la déclaration des droits de l’homme, mentionne le droit à la vie, à la liberté et à la sureté de la personne. Combien de personnes, meurent chaque jour à cause de défaillances des routes, combien de personnes sont arrêtés parfois sans raison et leur liberté bafouée ? Nous sommes tous égaux devant la loi et avons droit à une égale protection de cette loi (article 7). Mais, pratiquement dans combien de cas cela est-il applicable ?

Quid du droit de la femme ? N’est-elle pas un individu comme un autre ? N’a-t-elle pas les mêmes droits que l’homme ? Pourtant toute cette discrimination dans notre société masculine. Jusqu’à ces jours, la loi 522 n’est toujours pas appliquée malgré les efforts monstrueux des associations et ONG de tous genres.

Tout individu a droit à une nationalité (article 15). Combien d’enfants sont nés au Liban et attendent de recevoir leur nationalité (pour une raison ou une autre).

Le droit le plus bafoué, est la liberté d’opinion et d’expression (article 19). Toute personne a le droit de dire ce qu’elle pense, de donner son avis et ses opinions, évidement, décemment. Oh ! Combien de personnes interpellées pour une opinion mise sur les réseaux sociaux, ou même pour une phrase dite au hasard. Combien de personnes, humiliées et pointées du doigt pour ces raisons, et combien d’entre elles restent intouchables ? Même le droit à la liberté de réunion (article 20), n’est pas respecté. On poursuit les citoyens même parfois dans leurs réunions privées sous prétexte de secret-défense.

Le droit de manifester, (article 18), souci et seul moyen de pressions pour la majorité des citoyens. Manifester pacifiquement est permis et est un droit sacré pour exprimer nos opinions ou revendiquer une cause, mais malheureusement, les autorités, libanaises ou autres (exemple des gilets jaunes en France), font face aux casseurs et c’est une raison pour laquelle ce droit n’est pas toujours respecté.

Le citoyen est un être humain, qui a droit à la sécurité sociale. Combien de personnes n’ont pas cette couverture et s’adressent – s’ils ont les moyens – à des assureurs privés. Combien de personnes âgées sans couverture sociale et qui, après toutes leurs années de dur labeur, se retrouvent fauchés aux portes des hôpitaux.

Pour faire évoluer une nation et un pays, l’éducation est primordiale. Pas de futur sans culture, pas d’évolution sans connaissances et ouverture d’esprit. Toute personne a droit à l’éducation (article 26). Nos écoles publiques sont invivables, notre université libanaise est déchirée politiquement et le souci des responsables vire vers une mainmise politique plutôt qu’éducative. L’éducation est en danger, et le futur est incertain. Les jeunes libanais assoiffés de culture, se voient obligés non seulement de quitter le pays à cause d’un avenir incertain, mais aussi à cause de la hausse du chômage et de l’inflation. Chaque individu a le droit de pouvoir travailler dans des conditions de travail satisfaisantes, tant au niveau social qu’au niveau financier (article 23).

L’individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seul le libre et plein développement de sa personnalité est possible (article 29), mais l’Etat aussi a des devoirs envers ces citoyens et leur doit respect.

Et j’en passe……

Nous sommes tous responsables vis-à-vis des autres et devons œuvrer pour l’égalité, la justice et la dignité humaine

Soyons citoyens et réagissons intelligemment…..

Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, veuillez nous en informer en sélectionnant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée . Cette fonctionnalité marche uniquement sur un ordinateur.

Cet article est disponible en Français