Liban : le Premier ministre désigné Nawaf Salam impose des critères stricts pour la...
Le Premier ministre désigné libanais, Nawaf Salam, impose des critères stricts pour la formation du gouvernement, visant à rompre avec les pratiques partisanes.
Extrait : Nawaf Salam, Premier ministre désigné du Liban, demande des CV de ministres indépendants, excluant les figures politiques des trois derniers gouvernements. Une tentative de réformes qui suscite des réactions contrastées dans un contexte de crise.
Focus: évolution de la liquidité bancaire au liban entre 2019 et 2024
Entre 2019 et 2024, la liquidité bancaire libanaise a chuté de moitié, passant de 8,3 milliards USD à 4,15 milliards USD. Les retraits massifs, la perte de confiance des déposants, et la domination des actifs toxiques dans les bilans ont exacerbé la crise bancaire. En 2024, les dépôts convertis en "lollars" et l’absence de restructuration de la dette publique soulignent l’urgence de réformes structurelles pour éviter un effondrement total du système financier.
L’Union européenne annonce une aide de 60 millions d’euros pour les forces armées libanaises
L’Union européenne et les États-Unis ont annoncé des aides respectives de 60 millions d’euros et 117 millions de dollars pour renforcer les forces armées libanaises. Ces contributions visent à soutenir la mise en œuvre du cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah et à répondre aux nombreux défis sécuritaires et économiques du Liban.
Quand la crise économique pousse les enfants hors de l’école
L’abandon scolaire au Liban atteint des niveaux critiques, avec près de 30 % des enfants en âge scolaire ayant quitté les bancs de l’école depuis 2020. Cette tendance, exacerbée par la crise économique, touche particulièrement les régions rurales et les communautés marginalisées. Les écoles publiques, surchargées et sous-financées, peinent à répondre à la demande croissante. Les impacts incluent une augmentation du travail des enfants et une génération privée des compétences nécessaires pour reconstruire le pays.
Perspective: Excédent de la balance des paiements, un reflet d’une économie sous contrainte en...
En 2024, le Liban a enregistré un excédent de 1,6 milliard USD sur la balance des paiements, une amélioration liée à une réduction des importations et à l’augmentation des transferts de la diaspora. Cet excédent masque cependant une crise économique prolongée et des déséquilibres structurels profonds. Les flux financiers non productifs et l’absence de réformes limitent toute perspective de reprise durable. La dépendance croissante à la diaspora reflète une économie sous contrainte, incapable de générer une croissance locale.
Bassin du Litani : un plan de sauvetage environnemental et agricole
Le projet de réduction de la pollution du bassin du Litani, financé par la Banque mondiale avec 55 millions de dollars, vise à améliorer la gestion de l’eau et à réduire la pollution industrielle et agricole. Avec des stations de pompage rénovées et des programmes de formation pour les agriculteurs, le projet ambitionne d’améliorer la qualité de vie des communautés locales. Bien que des défis tels que la corruption et les retards subsistent, ce programme pourrait devenir un modèle pour la gestion durable des ressources au Liban.
Réformes ou chaos : l’avertissement des diplomates français au Liban
Des sources diplomatiques françaises anonymes ont souligné l’urgence des réformes structurelles au Liban, notamment dans les domaines de la corruption, de la banque et de l’énergie. Elles ont critiqué l’immobilisme des élites politiques et averti que l’aide internationale restera conditionnée à des progrès tangibles. Malgré les défis, elles ont exprimé un optimisme prudent quant à la capacité du Liban à surmonter sa crise, à condition que des mesures immédiates soient entreprises pour restaurer la confiance.
Focus: Réformes ou blocages, le dilemme du FMI au Liban
Les réformes exigées par le FMI au Liban, incluant la restructuration bancaire et la lutte contre la corruption, rencontrent une opposition des élites politiques et économiques, selon des sources locales. Bien que cruciales pour restaurer la stabilité, ces réformes risquent d’aggraver les tensions sociales en raison des mesures d’austérité qu’elles impliquent. L’absence d’une vision collective et la protection des intérêts partisans freinent les progrès, rendant encore plus difficile la sortie de crise.
Riyad conditionne aussi son soutien au Liban à des réformes clés
Un diplomate saoudien a conditionné toute aide de Riyad à la mise en œuvre de réformes structurelles, incluant la transparence des finances publiques, la restructuration bancaire et la lutte contre la corruption. Il a également critiqué l’influence iranienne, perçue comme un obstacle majeur à la stabilité. Riyad se dit prête à soutenir des projets ciblés, sous réserve de gestion transparente. Le diplomate a appelé les dirigeants libanais à dépasser leurs différends pour éviter une aggravation de la crise.
Guerre commerciale ? Les mises en garde d’un haut responsable européen
Isabel Schnabel, membre du conseil exécutif de la BCE, a averti que les politiques protectionnistes américaines, notamment les tarifs douaniers, menacent l’économie européenne dans des secteurs clés comme l’automobile et l’agriculture. Elle a plaidé pour une réforme de l’OMC afin de garantir un commerce équitable et prévenir une fragmentation de l’économie mondiale. L’Union européenne cherche à diversifier ses marchés, tout en évitant une escalade des tensions transatlantiques.
L’inflation au liban en décembre 2024 atteint 18,12% sur un an avec des variations...
L'inflation au Liban a atteint 18,12 % en décembre 2024, marquant une hausse de 2,30 % par rapport au mois précédent. Les régions les plus impactées incluent Beyrouth (+3,59 %) et le Nord (+3,79 %). Les catégories les plus touchées sont l'alimentation (+2,58 %) et les vêtements (+1,93 %), tandis que le logement a enregistré une baisse de -1,19 %. L'inflation moyenne pour 2024 s'élève à 45,24 %, soulignant la gravité de la crise économique libanaise.
FINUL et Israël : une patience mise à l’épreuve
La FINUL exprime des préoccupations croissantes face aux retards israéliens dans le retrait des zones frontalières, notamment les Fermes de Chebaa. Appelant à une coopération renforcée, elle souligne les enjeux sécuritaires et diplomatiques d’une telle situation. Malgré les efforts de médiation, les tensions persistent, alimentées par des accusations mutuelles et un manque de volonté politique. Les recommandations incluent la délimitation des frontières et des négociations supervisées par l’ONU, mais les perspectives restent incertaines.
257,8 millions USD de la Banque mondiale pour améliorer l’accès à l’eau potable dans...
La Banque mondiale a approuvé un prêt de 257,8 millions USD pour financer la deuxième phase du projet d’eau du Grand Beyrouth. Ce programme vise à améliorer l’accès à l’eau potable pour 1,8 million d’habitants, réduire la dépendance aux sources privées et renforcer l’efficacité du réseau. Cependant, les faibles contributions du gouvernement libanais et des défis institutionnels pourraient ralentir sa mise en œuvre. Ce projet s’inscrit dans une stratégie à long terme pour moderniser les infrastructures hydrauliques du Liban.
Le conflit israélo-libanais de 2024 laisse toujours 113 600 déplacés internes
Le Liban compte encore 113 578 déplacés internes en janvier 2025, principalement dans les régions du Sud et de Nabatieh, malgré une réduction de près de 30 % par rapport à décembre 2024. L’appel éclair des Nations unies a permis de lever 245 millions USD, loin des 426 millions nécessaires. Les experts dénoncent une gestion inefficace des fonds et l’absence de réformes structurelles pour répondre durablement aux besoins des déplacés, qui continuent de subir des conditions de vie précaires.




















