Blocages politiques au Liban et réformes déjà en péril
La formation du gouvernement libanais est entravée par des rivalités confessionnelles et des désaccords sur les portefeuilles ministériels clés, comme les Finances et l’Énergie. Les pressions internationales pour accélérer les réformes se heurtent aux résistances des élites politiques. Pendant ce temps, la population subit les conséquences d’une crise économique sans précédent. Malgré les déclarations rassurantes du président désigné, les perspectives de sortie de crise restent incertaines dans ce climat de méfiance.
Réserves étrangères liquides de la Banque du Liban à 10,3 milliards USD, réserves d’or...
Les réserves étrangères liquides de la Banque du Liban (BdL) atteignent 10,3 milliards USD mi-janvier 2025, et ses réserves d’or 24,8 milliards USD. Bien que la BdL stabilise son bilan et limite les fluctuations monétaires, elle refuse les opérations de change nécessaires aux institutions publiques. Cette politique, dans un contexte de dépendance aux importations, aggrave les pénuries d’électricité et de biens essentiels, mettant sous pression une population déjà éprouvée par des années de crise économique.
La Syrie félicite Donald Trump et mise sur une ère de stabilité au Moyen-Orient
Ahmed el-Chareh, dirigeant de facto de la Syrie, a félicité Donald Trump pour son investiture, affirmant que son administration pourrait stabiliser le Moyen-Orient. Damas espère un allègement des sanctions économiques imposées par les États-Unis, qui pèsent lourdement sur son économie. Toutefois, les tensions persistantes entre les deux pays, notamment sur les droits de l’homme et les alliances régionales, compliquent la perspective d’un rapprochement. L’avenir des relations reste incertain.
Une nouvelle augmentation des prix des carburants
Mardi, les prix des carburants au Liban ont augmenté, avec l’essence 95 octanes à 1 478 000 LL et le diesel à 1 393 000 LL. Cette hausse, due à la dévaluation de la monnaie et aux fluctuations internationales, aggrave le fardeau des ménages et l’économie locale. Les coûts élevés du transport et de l’énergie impactent directement le pouvoir d’achat des Libanais, dans un contexte de crise économique persistante. Les solutions durables se font attendre.
Le retrait israélien du sud du Liban toujours incertain
Le retrait israélien des zones frontalières du Liban, attendu après le conflit de 2024, demeure incertain. Israël invoque des préoccupations sécuritaires liées au Hezbollah pour justifier des délais possibles, tandis que la FINUL et l'ONU surveillent les préparatifs. Les pressions internationales, notamment des États-Unis et de l’Union européenne, cherchent à garantir la stabilité d’une région stratégique où les tensions et les enjeux géopolitiques continuent de dominer les discussions.
Marco Rubio, nouveau secrétaire d’état aligné sur Israël et l’Arabie saoudite
Marco Rubio, nouvellement nommé secrétaire d’État américain, apporte une vision diplomatique pragmatique, alignée sur l’administration Trump. Il se distingue par une approche équilibrée, favorisant les négociations et les sanctions économiques, notamment au Moyen-Orient et face à l’Iran. Connu pour son opposition à des engagements militaires massifs, Rubio privilégie les intérêts stratégiques des États-Unis tout en renforçant des alliances clés. Sa nomination intervient dans un contexte international complexe, où chaque décision diplomatique sera scrutée avec attention.
La formation du gouvernement Nawaf Salam à l’épreuve de la réalité politique
Le Liban vit une impasse politique prolongée, avec des tensions toujours croissantes autour de la répartition des ministères clés, entravant toute réforme essentielle.
Revue de presse du 20/01/25: Un espoir fragile pour le Liban avec la formation...
Le Liban, confronté à une crise économique et politique sans précédent, cherche des solutions à travers des réformes exigées par le FMI et ses partenaires internationaux. Parallèlement, les tensions régionales, notamment autour de Gaza et des sanctions contre l’Iran, influencent les dynamiques diplomatiques. Malgré les défis, la culture, le sport et les initiatives solidaires au Liban et au-delà illustrent une résilience remarquable face aux crises. Les enjeux internationaux, comme la course technologique et la crise climatique, redéfinissent également l’équilibre global.
Le FMI : « Les réformes structurelles sont non négociables pour débloquer l’aide »
Le FMI insiste sur des réformes structurelles non négociables pour débloquer l’aide au Liban. Parmi les priorités figurent la restructuration bancaire et la transparence financière. Cependant, des résistances internes et des désaccords sur la répartition des pertes financières retardent leur mise en œuvre. Sans un accord, l’accès aux financements internationaux reste bloqué, aggravant la crise économique. Le FMI et les bailleurs de fonds demandent également des garanties pour éviter la corruption.
Le Hezbollah : « La stabilité politique est notre priorité »
Le Hezbollah, affirmant que "la stabilité politique est notre priorité," joue un rôle central dans les négociations pour former un gouvernement au Liban. Tout en défendant une approche consensuelle, le groupe fait face à des critiques sur son implication dans le blocage politique et l’immobilisme institutionnel. Sa posture face aux pressions internationales et son rôle économique controversé soulèvent des questions sur l’avenir de sa participation dans un système politique en crise.
Nabih Berri : « Le consensus est la clé pour surmonter nos défis »
Nabih Berri, président du Parlement libanais, appelle au consensus pour surmonter la crise, mais ce principe, longtemps moteur du système politique, est également accusé d’avoir contribué à la corruption et à la paralysie des institutions. Alors que les négociations pour former un gouvernement stagnent, les critiques soulignent la nécessité de réformer un consensus devenu dysfonctionnel. Sans changement structurel, le consensus risque de perpétuer les crises et d’aggraver la situation socio-économique du pays.
Jeanine Hennis-Plasschaert en Israël : discussions sur la mise en œuvre de la résolution...
Jeanine Hennis-Plasschaert, coordonnatrice spéciale de l’ONU pour le Liban, s’est rendue en Israël pour rencontrer des responsables israéliens. Les discussions portent sur la consolidation du cessez-le-feu entre Israël et le Liban, entré en vigueur en novembre 2024, et sur l’application de la résolution 1701. Bien que des progrès aient été réalisés avec le redéploiement des forces armées libanaises au sud du pays, des défis subsistent, notamment les violations israéliennes et la question du désarmement du Hezbollah.
Gouvernement libanais : Nawaf Salam face aux défis de la répartition des portefeuilles
Le Premier ministre désigné Nawaf Salam s’efforce de former un gouvernement au Liban dans un paysage politique fragmenté. La répartition des portefeuilles, notamment les Finances et l’Intérieur, reflète les tensions entre blocs politiques, notamment le duo Hezbollah-Amal et les Forces libanaises. Les défis incluent l’application de la résolution 1701 et la gestion de la crise économique. Salam doit également composer avec les attentes de Joseph Aoun et un calendrier serré avant le retrait israélien prévu fin janvier.
Port de beyrouth : l’activité des conteneurs en baisse de 7,44 % à 700...
Le port de Beyrouth a enregistré une baisse de 7,44 % de son activité totale de conteneurs en novembre 2024, atteignant 700 974 EVP. L'activité de transbordement a chuté de 26,84 % à 186 633 EVP, en raison des tensions géopolitiques et de la hausse des primes d’assurance. Cependant, l'activité locale a augmenté de 2,41 % à 514 341 EVP, témoignant de la résilience du commerce intérieur libanais. Une reprise partielle a été observée en novembre grâce au cessez-le-feu.




















