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Dans les coulisses de l’accord‑cadre, l’armée libanaise face au test du Sud

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À Beyrouth, la grande salle du ministère de la Défense était en effervescence à la fin du mois de juin 2026. Le commandant des forces américaines pour le Moyen‑Orient, un officier reconnu pour son expérience en zones de conflit, a atterri dans la capitale pour rencontrer les autorités libanaises. Cette visite discrète mais symbolique a marqué le coup d’envoi d’une phase cruciale : la mise en œuvre de l’accord‑cadre signé à Washington entre le Liban et Israël. Celui‑ci prévoit, sous la supervision de Washington, un retrait séquencé de l’armée israélienne et un déploiement de l’armée libanaise dans des « zones pilotes » qui serviraient de test pour la suite. Mais derrière les réunions officielles et les déclarations convenues, une question traverse tous les esprits : l’armée libanaise, longtemps cantonnée à un rôle d’équilibriste entre factions rivales, peut‑elle devenir l’unique instrument de l’État au Sud ?

Brad Cooper à Beyrouth : un signal clair de la médiation américaine

Selon des sources militaires, l’officier américain s’est rendu à Beyrouth avec une mission précise : lancer la première étape d’un dispositif pensé à Washington. Dans les salons du palais présidentiel, il a rencontré Joseph Aoun, chef de l’État, et le commandant de l’armée Rodolphe Haykal. Cette visite a été interprétée comme un gage de soutien et une pression tacite. Les États‑Unis, médiateurs de l’accord tripartite, veulent s’assurer que le Liban respecte ses engagements en matière de désarmement des groupes non étatiques et qu’il déploie ses soldats le long de la frontière internationale. Le déplacement du général américain a aussi permis de préciser les modalités des « zones pilotes ». La première phase consistera à vérifier le retrait des combattants du Hezbollah dans deux secteurs, situés de part et d’autre du fleuve Litani, afin de créer des corridors sécurisés . Ces territoires, contrôlés par l’armée israélienne depuis des mois, doivent être remis à des unités libanaises formées et équipées à cet effet.

Le chef de l’État libanais a profité de cette rencontre pour rappeler la souveraineté du pays. D’après un compte rendu des échanges, il a affirmé que le Liban entend déployer son armée jusqu’à la ligne de démarcation et imposer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire . Le chef des armées libanaises, qui était présent, a exposé la liste des besoins logistiques et des réformes nécessaires pour mener à bien la mission. Les Américains, conscients des limites matérielles de l’institution, ont promis un soutien financier et technique conditionné au respect d’un calendrier serré. Un officier ayant assisté aux discussions explique que « Washington veut des résultats rapides : en deux mois, ils évalueront la capacité de l’armée à tenir les zones pilotes ». Au‑delà de l’aspect symbolique, cette visite pose les jalons d’un contrôle strict de la part de l’administration américaine, qui agira comme arbitre entre Tel‑Aviv et Beyrouth .

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Deux zones pilotes et un calendrier sous surveillance

L’accord‑cadre prévoit que l’armée israélienne se retire progressivement des positions qu’elle occupe en territoire libanais, tandis que l’armée libanaise se déploiera dans des secteurs définis à titre expérimental. Ces « zones pilotes » se situent de part et d’autre du Litani. L’une se trouve au nord, à proximité de Zawtar al‑Gharbiyeh, non loin du château de Beaufort ; l’autre est située au sud, vers Froun et Ghandouriyeh . Elles sont aujourd’hui en grande partie dévastées par des mois de bombardements. Les villages qui s’y trouvent ont été vidés de leurs habitants et leurs infrastructures sont en ruines. La remise en état nécessitera un effort massif de déminage et de reconstruction.

Les États‑Unis ont insisté pour que ces zones soient désignées de manière consensuelle et que leur transfert se déroule sous supervision internationale. Les unités libanaises qui y seront déployées devront répondre à des critères stricts. Des officiers de liaison américains seront chargés de vérifier le retrait des armes et la neutralisation des tunnels. Un ancien haut gradé libanais souligne que « les Américains veulent s’assurer que chaque maison, chaque verger, chaque route est débarrassé des armes du Hezbollah ». Cette exigence est au cœur de la controverse : pour que les troupes israéliennes quittent les lieux, il faudra démontrer que les combattants du parti chiite se sont retirés et que les armes ont été livrées à l’armée. Selon des experts, le premier transfert servira de test : s’il réussit, les autres secteurs suivront ; s’il échoue, le processus pourrait être suspendu . Certaines sources rapportent que des responsables israéliens ont déjà averti que le retrait prendrait du temps, même si les conditions sont remplies , renforçant la méfiance d’une partie de la classe politique libanaise.

La création de ces zones s’accompagne d’une surveillance aérienne et électronique. Des drones américains patrouillent déjà dans le ciel du Sud pour repérer tout mouvement suspect. Des centres de commandement conjoints, installés en dehors du territoire libanais, recevront en temps réel les images et les données transmises par les capteurs. Les autorités libanaises assurent que ces contrôles sont temporaires et nécessaires à la réussite du plan. Les opposants y voient un signe de mise sous tutelle. Ils rappellent que par le passé, des accords similaires n’ont pas été respectés et que la présence d’observateurs étrangers a parfois conduit à des incidents. Pour eux, la surveillance américaine risque de saper la confiance de la population locale et d’exposer l’armée à des accusations de collusion. Dans les villages concernés, les habitants espèrent surtout que le processus permettra la réouverture des routes et le retour des services essentiels. Des agriculteurs rencontrés dans la région affirment qu’ils n’osent pas retourner dans leurs champs tant que les combattants n’ont pas quitté les collines et que les bombes ne sont pas désamorcées.

Aoun et Haykal : souveraineté, armée et modération

Le président Joseph Aoun défend le projet comme un pas vers l’extension de la souveraineté. Lors de sa rencontre avec l’émissaire américain, il a rappelé que le déploiement de l’armée au Sud est un devoir constitutionnel et un droit du pays . Selon un proche de Baabda, il a insisté sur le fait que l’État doit redevenir maître de ses frontières et que la présence de troupes régulières est la meilleure garantie contre les incursions. Dans ses interventions publiques, il souligne que l’accord n’a été ni imposé ni dicté par l’étranger, mais négocié par des institutions légitimes dans l’intérêt national. Il mentionne également que le Liban demande depuis des années l’application des résolutions internationales, en vain ; l’accord‑cadre offrirait enfin un calendrier concret.

Le chef de l’armée, Rodolphe Haykal, se trouve en première ligne. Dans un discours prononcé devant des officiers, il a estimé que le rôle de l’institution est de « préserver l’unité nationale » et de s’en tenir aux décisions du pouvoir civil. Des propos rapportés par la presse indiquent qu’il a dénoncé les campagnes de diffamation visant l’armée et assuré que celle‑ci restera fidèle à sa mission . Selon une source proche du commandement, il a aussi averti que les bombardements israéliens continus au Sud empêchent les troupes de se concentrer sur le désarmement des milices. « Comment demander à nos soldats de confisquer des armes quand ils doivent se mettre à l’abri des frappes ? » a‑t‑il lancé en privé. Il a appelé à un cessez‑le‑feu complet et à un renforcement de la coopération internationale pour équiper l’armée en matériel de déminage et en véhicules blindés .

Pour Joseph Aoun comme pour Rodolphe Haykal, le principal défi est d’éviter que l’armée soit perçue comme un instrument d’une partie contre l’autre. Ils savent que la légitimité de l’institution repose sur sa neutralité et son enracinement dans toutes les régions du pays. Conscients des tensions communautaires, ils multiplient les messages d’apaisement et appellent les civils à ne pas céder à la provocation. Dans un discours aux militaires, le président a déclaré que « l’armée est la colonne vertébrale du pays » et qu’elle doit être soutenue par tous, quelles que soient les divergences politiques. Ses proches précisent qu’il refuse d’entraîner les forces armées dans un conflit interne et qu’il compte sur le dialogue pour faire avancer la mise en œuvre du plan. « Nous ne voulons pas une guerre civile », répète‑t‑il à ses interlocuteurs, tout en reconnaissant qu’il n’a pas de solution si certaines factions refusent de se désarmer.

Berri et Bassil : un front paradoxal pour la protection de l’armée

Dans les salons du Parlement, un autre acteur clé de la scène politique exprime sa méfiance. Nabih Berri, président de l’assemblée et chef du mouvement Amal, critique l’accord‑cadre. Selon des confidences rapportées par la presse, il le compare à l’accord du 17 mai 1983, signé puis rejeté sous la pression de la rue. Pour lui, le texte actuel menace la souveraineté et pourrait déclencher des troubles si on l’impose sans consensus. Il met toutefois en garde contre toute attaque contre l’armée : « Si quelqu’un s’en prend à l’institution militaire ou à son commandement, il ouvrira la porte à une catastrophe nationale », aurait‑il confié à des visiteurs . Cette position reflète un paradoxe : Berri s’oppose au contenu du texte tout en défendant l’armée comme un « sacrifice suprême ». Il préfère mener la bataille dans les institutions plutôt que dans la rue, espérant rassembler un bloc parlementaire pour modifier ou retarder la ratification .

Gebran Bassil, chef du courant patriotique libre, adopte une stratégie plus nuancée. Lors d’un point de presse après une réunion avec Berri, il a expliqué qu’il refuse à la fois une approbation sans réserve et un rejet total. « La guerre externe est plus facile que la guerre interne, a‑t‑il déclaré. Nous devons préserver l’unité nationale et ne pas transformer notre pays en champ de bataille des autres » . Il a rappelé que les destructions au Sud et le déplacement de centaines de milliers de personnes exigent une solidarité nationale et un front uni contre les ingérences . Il a également insisté sur la nécessité de protéger l’armée et de lui fournir les moyens pour accomplir sa mission. En coulisses, il cherche à ménager l’opinion chrétienne, attachée à la souveraineté, tout en évitant de rompre avec ses anciens alliés. Des observateurs estiment que son positionnement vise à se poser en arbitre capable de négocier des amendements et de prévenir un dérapage.

Les deux hommes, habituellement adversaires politiques, se retrouvent ainsi sur deux points : le refus de la sédition et le soutien à l’armée . Ils tentent de canaliser la colère de leurs bases et d’éviter des manifestations incontrôlées. Leur rencontre a été perçue comme un signal d’apaisement. Berri utilise la mémoire des villages détruits pour rappeler le coût de la guerre et mobiliser contre une solution imposée ; Bassil martèle que l’explosion sociale est un risque plus grave que l’accord lui‑même. Ensemble, ils cherchent à convaincre les critiques qu’un débat interne est possible sans agresser l’institution militaire. Pourtant, leurs calculs politiques divergent : le premier veut préserver son influence au Sud et protéger ses réseaux, le second espère récupérer des voix en se présentant comme un défenseur modéré de la souveraineté.

Risques de fracture : l’application de l’accord et la menace d’une crise intérieure

Les observateurs convergent sur un point : le danger principal réside moins dans l’affrontement avec Israël que dans l’explosion d’un conflit interne. La presse libanaise, dans sa diversité, souligne qu’une crise institutionnelle ou des protestations violentes pourraient faire échouer le processus . Les partisans du Hezbollah et d’autres groupes armés rejettent l’idée de remettre leurs armes à l’État. Certains responsables du mouvement chiite déclarent que « personne ne pourra les désarmer » et qualifient l’accord d’« humiliation ». Le parti brandit la menace d’une guerre civile si l’armée tente de confisquer ses arsenaux. Ce discours crée un climat de tension dans les banlieues et les régions où il est implanté. En parallèle, des militants pro‑souveraineté organisent des réunions et diffusent des vidéos sur les réseaux sociaux pour défendre l’accord. La polarisation s’accentue, et la présidence redoute qu’un incident isolé ne déclenche un engrenage incontrôlable.

Le risque est d’autant plus grand que les villages du Sud ont été transformés en champ de ruines. Des tunnels creusés sous les maisons, des cratères béants et des infrastructures détruites témoignent de l’intensité des combats . Les populations déplacées, installées depuis des mois dans des écoles ou chez des proches, n’ont pas la patience d’attendre des mois encore. Elles veulent retrouver leurs terres, reconstruire leurs maisons et reprendre leurs activités agricoles. Des ONG soulignent que l’accord ne peut se limiter au désarmement : il doit inclure un plan de reconstruction et des compensations. Si ces attentes ne sont pas satisfaites, la colère pourrait se retourner contre le gouvernement et l’armée, accusés de privilégier la sécurité sur la vie quotidienne.

La tension se manifeste également au sein des institutions. Certains députés de l’opposition remettent en cause la légitimité de l’accord, arguant qu’il n’a pas été débattu et voté au Parlement. Ils réclament une discussion publique et menacent de saisir le Conseil constitutionnel. Le gouvernement, de son côté, insiste sur le caractère exécutif du texte, affirmant qu’il s’agit d’un cadre sécuritaire et non d’un traité politique. Ce flou juridique alimente les spéculations. Dans ce contexte, la moindre bavure de soldats ou l’interpellation d’un milicien peut prendre des proportions dramatiques. Les responsables religieux appellent à la prudence et prient pour que « le sang des Libanais ne soit pas à nouveau versé pour des causes qui dépassent le pays ».

Washington et Tel‑Aviv : attentes, pressions et inconnues

Le rôle des États‑Unis dépasse la médiation. Ils financent la modernisation de l’armée libanaise et posent des conditions strictes. Un document officiel indique qu’ils ont promis un remboursement de 30 millions de dollars pour l’achat d’équipements et d’armes, à condition que le désarmement des groupes non étatiques soit vérifié . Les diplomates américains martèlent que cette vérification est indispensable pour convaincre le Congrès et l’opinion publique de financer davantage. Certains analystes y voient une forme de « bâton et carotte » : sans progrès, l’aide pourrait être suspendue. Les observateurs notent également que Washington suit de près les négociations indirectes entre l’Iran et les États‑Unis, et que le dossier libanais n’est qu’un élément d’une mosaïque plus large . La Maison‑Blanche souhaite éviter que le front nord d’Israël ne s’enflamme et menace les élections américaines.

Du côté israélien, la méfiance demeure. Plusieurs responsables politiques affirment que leurs troupes resteront en place tant que le Hezbollah ne sera pas désarmé . Le ministre de la Défense a même évoqué la possibilité de maintenir une zone de sécurité au Sud pour une durée indéterminée . Cette position inquiète les Libanais, qui craignent de voir l’accord se transformer en statu quo à leur détriment. Ils rappellent l’expérience de la zone occupée entre 1985 et 2000, où une autorité parallèle avait été imposée. Les Américains, pour leur part, promettent d’exercer des pressions sur Tel‑Aviv pour que les retraits se réalisent conformément au calendrier. Toutefois, la rhétorique israélienne, axée sur la « menace existentielle » du Hezbollah, laisse penser que le bras de fer sera long.

Des diplomates européens, présents lors des discussions, soulignent que l’accord est lié à des enjeux régionaux. Il s’inscrit dans des pourparlers plus larges entre Washington et Téhéran, avec l’appui du Qatar. Des sources rapportent qu’une cellule de « désescalade » a été créée pour traiter spécifiquement du Liban et éviter que le pays ne serve de monnaie d’échange . Ces tractations se déroulent à huis clos et alimentent les rumeurs. Certains politiques libanais craignent que leur pays ne devienne un théâtre secondaire des négociations sur le nucléaire iranien et les sanctions. D’autres espèrent que la convergence des intérêts permettra d’obtenir des garanties solides. Quoi qu’il en soit, la signature du cadre ne marque pas la fin du chemin, mais le début d’une route semée d’obstacles.

Une question centrale : l’armée peut‑elle redevenir l’instrument unique de l’État au Sud ?

À la fin des réunions et des déclarations, une interrogation persiste : l’armée libanaise pourra‑t‑elle devenir l’unique force armée au Sud, comme le prévoit la Constitution ? Depuis la fin de la guerre civile en 1990, le pays a vécu sous un équilibre fragile où des groupes armés, principalement le Hezbollah, coexistent avec les institutions. La résolution 1701 du Conseil de sécurité, adoptée en 2006, avait déjà prévu le déploiement de l’armée jusqu’au fleuve Litani, sans succès. L’accord‑cadre de 2026 ambitionne de franchir ce cap. Les partisans de cette initiative affirment qu’elle offre une chance historique de récupérer le monopole de la force et de sortir du cycle de violence. Ils estiment que l’armée est mieux formée qu’il y a vingt ans, qu’elle a gagné en professionnalisme et qu’elle bénéficie aujourd’hui d’un soutien international inédit.

Les sceptiques répliquent que les obstacles sont immenses. Le Hezbollah dispose d’un arsenal puissant, de tunnels et de positions fortifiées, et il est soutenu par une partie de la population chiite. Les appels à son désarmement sont perçus comme une agression. De plus, l’armée manque de moyens financiers et matériels pour sécuriser une région aussi vaste. Les officiers doivent composer avec des salaires insuffisants, des casernes délabrées et des effectifs réduits. Par ailleurs, l’institution militaire elle‑même reste marquée par des fractures communautaires qui pourraient ressurgir en cas de crise. Un ancien ministre de la Défense résume la situation : « La mise en œuvre de l’accord est un test existential pour l’armée. Soit elle parvient à s’imposer comme force neutre et souveraine, soit elle se retrouve prise en étau entre les milices et une population désabusée ».

L’équation est d’autant plus complexe que la réussite du plan dépend aussi de la reconstruction et de la relance économique. Les civils ne se contenteront pas de voir des uniformes ; ils veulent des maisons reconstruites, des écoles réouvertes et des champs cultivés. Sans un soutien financier massif, l’armée sera perçue comme un instrument de contrôle, et non comme un facteur de stabilité. Des analystes insistent donc sur la nécessité d’intégrer les programmes de sécurité à des projets de développement. Ils rappellent que c’est en améliorant les conditions de vie que l’on réduit l’attrait des armes. Les partenaires internationaux ont promis des fonds, mais ces promesses sont conditionnées à la réussite des premières étapes. Les Libanais se trouvent ainsi dans une course contre la montre : ils doivent prouver que l’État peut redevenir le seul acteur de la sécurité pour bénéficier de l’aide extérieure.

Les prochains mois diront si l’accord‑cadre est l’acte fondateur d’une nouvelle ère ou un épisode supplémentaire dans une longue série d’accords avortés. La visite de l’émissaire américain à Beyrouth a lancé le processus, mais sa réussite dépend d’un délicat équilibre entre désarmement, souveraineté, solidarité nationale et reconstruction. L’armée libanaise, sur qui tout repose, doit démontrer qu’elle est capable de relever ce défi sans se laisser entraîner dans une confrontation interne. La réponse à cette question déterminera si le Sud pourra enfin tourner la page des conflits et si l’État parviendra à s’imposer comme le seul garant de la sécurité.

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Newsdesk Libnanews
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