Le Palais Présidentiel de Baabda. Source Photo: Facebook
Le Palais Présidentiel de Baabda. Source Photo: Facebook

Des sources officielles auraient indiqué à l’agence de presse Reuters que le budget 2022 prendrait en considération un taux de change situé entre 15 000 LL/USD à 20 000 LL/USD pour les dépenses publiques.

Cette information, si elle se confirme, devrait amener à une hausse des tarifs de certains services publics comme ceux de l’électricité ou encore des télécommunications, une des conditions posées par la communauté internationale pour l’équilibrage du budget et le déblocage de l’aide économique alors que le Liban traverse actuellement l’une des plus graves crises économiques depuis la moitié du XIXème siècle selon un rapport de la Banque Mondiale.

Parmi les 56 autres dossiers sur la table du conseil des ministres, une aide sociale aux fonctionnaires y compris à ceux des hôpitaux publics serait annoncée, tout comme la hausse des indemnités des transports qui leur sont accordés à hauteur de 65 000 LL par jour. Pour les membres des services de sécurité et de l’armée libanaise, une aide financière devrait être également adoptée, ce qui pourrait cependant augmenter les dépenses publiques.

La prolongation des contrats des employés par intérim des administrations publiques devrait être mise en place.

La mise en place de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption figure également sur l’agenda du prochain conseil des ministres.

Pour rappel, le projet de budget 2022 devrait être examiné ce lundi lors de la première réunion du conseil des ministres de l’année après que le mouvement Amal et le Hezbollah ont annoncé la reprise de la présence de leurs ministres. Le gouvernement Mikati ne s’était pas réuni depuis le 14 octobre 2021, en dépit de l’urgence de la situation causée par la crise économique que traverse le Pays des cèdres.

Si la hausse de la parité officielle de la livre libanaise est confirmée, des informations contradictions circulent concernant l’absence par le Liban de propositions concrètes concernant le plan de relance avec le FMI et la répartition des pertes du secteur bancaire. Celle-ci ne pourrait être résolue qu’après les élections législatives de mai 2021, indiquent certaines sources, les partis politiques traditionnelles proches des intérêts des banques, à l’image du premier ministre Najib Mikati lui-même, actionnaire d’une des principales banques locales souhaitant faire porter une grande partie de ces pertes aux déposants. De nombreux actionnaires des banques ont annoncé la liquidation de leurs établissements si ces dernières devaient supporter une partie des pertes, indiquent ces mêmes sources.

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1 COMMENTAIRE

  1. C’est vraiment la meilleure!Les banques qui liquident pour cause qu’ils auront à payer leurs fautes ;Les dindons de la farce seront les déposants….Il est vrai que nous ne sommes pas civilisés car il existe au moins un pays qui a EMPRISONNE les dirigeants de ses banques… TOUS!!
    La loi libanaise prévoie t elle une telle sanction?? Si oui qu’on les privent de fuir leurs responsabilités en rejetant sur les déposants qui ont tout perdu,le dur labeur pour aider leurs enfants à poursuivre des études.Tout leur avenir réduit à néant,pourvu que les voleurs soient saufs et digèrent tranquillement le produit de leur larcin…..

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