Il est urgent que le Liban assume ses responsabilités pour convenir aux aides prévues par la communauté internationale.

Néanmoins, il est indispensable que nos responsables révisent la part du facteur humain en chacune des lourdes crises que subit notre pays. Le libanais souffre indéniablement du cumul de ses irresponsabilités citoyennes mais aussi de  gouvernances centrées sur les mêmes projets à compléter, engagées à soigner des préavis, assidues au fait accompli et réticentes à son entière participation pour le rétablissement de la nation.    

Que de professionnels libanais dûment qualifiés ont été déçus pour n’avoir été, ni écoutés ni appréciés ni sollicités pour participer au « changement » tant clamé. Leurs expériences sont des atouts économiques, issus de sages savoirs, de pragmatisme et d’innovations sur de multiples terrains et peuvent donc beaucoup servir notre pays. Le comble est lorsque ces bonnes volontés sont évincées par des intervenants et des consultants bien moins qualifiés car ils correspondent tout simplement à des convenances opportunes.

Ainsi, au delà des lectures statistiques, des avancées consensuelles en dernier recours, des cogitations sur les moyens de nous pourvoir des infrastructures matérielles élémentaires, –eau, électricité et routes sans trous- le propre d’une participation proactive du citoyen demeure tristement tributaire des décisions arbitraires.  

Que de représentants sont étrangers à l’idée même de se déplacer pour rencontrer la réalité de leurs électeurs et préfèrent recourir à des communications informelles, réparties en des intentions diffuses et des objectifs à rediscuter. Cependant, la crise actuelle nous concerne tous. Elle indique en premier des citoyens en profonds désarrois qui ne se soucient pas seulement des procédures à venir pour la vérification des comptes en attendant le jour des jugements indépendants.

Comment considérer certains « représentants » qui ne connaissent le coût du pain mais qui persistent de leurs sièges à évaluer de graves conditions de vie et des urgences individuelles et familiales ? 

Le récent gouvernement se démarque sur des sujets sensibles, dont la vérification des postes et la transparence des comptes. Ce début de parcours repositionne le droit de regard du citoyen sur les dépenses faites en son nom.

Néanmoins, de rares décisions sont prises pour dénoncer des comportements peu conformes au devoir du rapport humain dans la fonction et ce pour le respect rigoureux du citoyen.

Lui sait qu’il pourrait attendre longtemps une décision promise à terme ou pour ne pas recevoir de réponse à un dossier remis en temps voulu. Il sait surtout à l’avance qu’il est rarement inscrit aux normes du juste égard . 

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