Dans un texte consacré à Maroun Youssef Ghannam, que Joseph Salloum présente comme le « voleur de tapis », l’auteur, ancien cadre du service des renseignements extérieurs des régions libres, dirigé par Pierre Rizk, alias « Akram », au sein de la milice du Dr Samir Geagea, revient sur plusieurs épisodes liés au parcours de Ghannam. Ce service des renseignements extérieurs des régions libres était rattaché au service de sécurité, de renseignements politiques intérieurs et extérieurs, d’espionnage et de contre-espionnage de la milice de Geagea. Salloum évoque ainsi plusieurs épisodes qu’il associe au parcours de Ghannam et met également en cause Samir Geagea, dont la photographie accompagne le texte.
Selon Salloum, Maroun Youssef Ghannam aurait été informateur auprès d’un responsable militaire libanais, avant de travailler sous le mandat de la Syrie. Il affirme également qu’il aurait ensuite été lié à Maurice Sehnaoui, présenté dans le texte comme ayant acheté la « Société Générale ».
Salloum affirme que Ghannam aurait été impliqué dans une affaire de vol et de falsification de chèques. Il évoque également des opérations d’« usure » et soutient que l’intéressé aurait bénéficié de protections lui permettant d’échapper à la détention.
Le récit de Joseph Salloum se déplace ensuite vers Samir Geagea. L’auteur affirme que celui-ci aurait pris la direction des Forces libanaises « dans le sang et le feu » et accuse son entourage d’avoir transformé une organisation qu’il décrit comme fondée sur une cause en une « société privée ».
Salloum évoque également le rôle attribué à l’épouse de Geagea et affirme qu’une institution aurait été constituée autour de biens qu’il présente comme appartenant à l’origine au peuple chrétien de la région orientale, dans le contexte de la guerre civile.
Deux récits de la guerre
Dans la dernière partie de son texte, Joseph Salloum oppose deux récits.
Il affirme que « le premier » aurait passé la guerre à voler les tapis des maisons, tandis que « le second » aurait livré une bataille contre une incursion israélienne avant que celle-ci ne se transforme en une fuite présentée sous le terme de « retrait tactique ».
Pour Salloum, ces deux parcours aboutiraient à une même conclusion : « falsifier les faits et réécrire l’histoire ».



