Au delà des surfaces, se prendre en charge.

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«… tout est lié: ce sang-là a une relation — sans doute une petite goutte de sang — que, avec mon envie, ma jalousie, j’ai fait sortir quand j’ai détruit une fraternité: ce n’est pas le nombre qui détruit la fraternité, c’est ce qui sort du cœur de chacun de nous». Que le Seigneur nous aide aujourd’hui à répéter sa parole: “Où est ton frère?”». Et que «chacun de nous» pense «à tous ceux dont nous nous sommes détachés». Et «pensons aussi à tous ceux qui, dans le monde, sont traités comme des choses et non comme des frères».
Extrait du Pape François, Méditation matinale enLa chapelle de la maison Sainte-Marthe, L’histoire de Caïn et Abel, 13 février 2017.  

La planète se disloque et se transforme. Le va de soi ne fonctionne plus. Les systèmes en place ont avoué leurs faillites. Les balbutiements prévalent alors que les indicateurs économiques suivent la courbe des trouvailles pharmacologiques. Chacun individu et chaque État cherchent désormais à survivre à la pandémie du Coronavirus (COVID-19). 

Nous voilà comme revenus à ce temps où Adam et Eve découvrent pour la première fois le jardin merveilleux de Dieu. Il en reste ce lieu intime à explorer afin de sauver notre place d’humains sur terre. Il ne s’agit pas seulement de gérer le confinement mais de faire émerger les vécus sincères. Nous avons si longtemps décalé les élans et les rapports de bienveillance pour convenir à des objectifs diffus et à des rythmes effréné. Il s’agit maintenant de concilier en nous ce qu’on est et ce qu’on vaut vraiment afin de transformer les environnements noircis par nos mains. il s’agira désormais de se distancer du profit accaparent et des sécurités factices pour laisser cours au bon geste, indispensable pour soi et pour tout autre.

Aujourd’hui n’est plus une norme mais la donne méconnue d’une renaissance intérieure afin de répandre le bien et de nous prémunir de tout mal. Le retrait et le silence composent un nouvel ordre mondial longtemps bousculé. Le monologue bienveillant ne devra plus être interrompu pour devoir convenir à un train de vie agité et bourré  de fuites en avant. “Très peu de gens peuvent écouter sans parler. La plupart des gens peuvent parler sans écouter. Et si vous êtes occupé à parler, vous n’avez pas le temps d’écouter. Intégrer la parole à l’écoute est une chose vraiment rare.

La plupart des gens n’écoutent pas et ne donnent pas une réponse honnête, mais repoussent simplement les autres personnes avec une question. Au lieu d’écouter et de répondre, vient immédiatement une contre-attaque, une question ou quelque chose qui détourne, dévie, esquive. ”
Frederick S. Perls, Gestalt Therapy verbatim, 1969. 

Néanmoins, “Le silence nous apprend une grande règle de la vie spirituelle : La familiarité ne favorise pas l’intimité, au contraire, la juste distance est une condition de la communion.”
Cardinal Robert Sarah avec Nicolas DiatExtrait de La force du silence, 2016.

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