Les recettes douanières du Liban atteignent un record de 196,3 millions USD au T1...
Les recettes douanières du Liban ont atteint 17 569,2 milliards LBP au T1 2025, soit 196,3 millions USD, en hausse de 163,6 % par rapport à 2024. Cette progression historique s'explique par l’unification du taux de change à 89 500 LBP/USD. La TVA à l’importation constitue plus de 60 % des recettes. Bien qu’encourageant, ce rebond reste en grande partie nominal, sans réelle reprise des volumes d’importation, et soulève des questions sur la durabilité du modèle fiscal.
Le déficit commercial du Liban s’élargit de 13 % pour atteindre 5,1 milliards USD...
Le Liban a enregistré un déficit commercial de 5,1 milliards USD au premier quadrimestre 2025, en hausse de 13 % sur un an. Les importations ont progressé de 14 % à 6,22 milliards USD, tandis que les exportations ont augmenté de 18 % à 1,16 milliard USD. Le taux de couverture reste faible, à 18,7 %. Les importations non pétrolières dominent, et la Chine reste le principal fournisseur. Les réformes restent urgentes pour inverser la tendance.
Le Liban recule au 102e rang mondial de l’Indice de développement humain 2023, en...
Le Liban se classe 102e sur 193 pays à l’Indice de développement humain 2023, selon le PNUD, avec un score de 0,707. Il occupe la 12e position dans la région MENA, loin derrière les pays du Golfe. Ce classement reflète un recul marqué du revenu et de l’efficacité éducative, malgré une espérance de vie encore élevée. La détérioration des indicateurs sociaux pourrait rapidement sortir le Liban du groupe des pays à développement humain élevé.
La Banque du Liban encadre les portefeuilles électroniques, mais reste incapable de structurer une...
En mars 2025, la Banque du Liban a publié une circulaire encadrant les portefeuilles électroniques, désormais omniprésents dans les paiements quotidiens. Mais cette régulation tardive reste symbolique : la BDL ne contrôle ni les flux, ni les opérateurs, ni l’impact macroéconomique de ces instruments. Dans un État sans stratégie monétaire numérique, la croissance de ces outils consacre une économie dollarisée, fragmentée, et hors du champ d’action institutionnel.
Lufthansa a repris ses vols pour Beyrouth le 2 juin 2025, et Swiss devrait suivre le 10 juin
Lufthansa a repris ses vols vers Beyrouth, Swiss suivra le 10 juin. Face à la polémique sur les tarifs élevés de MEA, l’arrivée de low-cost comme Wizz Air Abu Dhabi et Air Arabia pourrait faire baisser les prix, redynamisant le tourisme et les liens avec la diaspora libanaise.
Crise bancaire au Liban : vers une restructuration différenciée sans transparence
Le Liban introduit une classification bancaire (Alpha, Beta, Gamma) sans cadre public clair, alimentant l’inquiétude sur une restructuration opaque. L’inaction du gouverneur de la Banque centrale et les liens d’intérêts entre politique et banques suscitent de vives critiques. Dans un contexte de pertes massives, d’absence de loi bancaire, et de méfiance populaire, cette segmentation apparaît comme une tentative d’éviter les réformes structurelles exigées depuis le début de la crise.
6,3 % en un mois : l’explosion des prix alimentaires précarise les ménages libanais
Le mois de mai 2025 a vu une hausse record de 6,3 % des prix à la consommation au Liban, tirée principalement par l’augmentation des denrées alimentaires importées. Le prix du pain a bondi de 12 %, et les familles consacrent désormais plus de 60 % de leur budget à se nourrir. Une situation d'urgence sociale marquée par une dépendance accrue aux distributions alimentaires et par des habitudes de consommation bouleversées.
Liban : blocage des investissements et infrastructures en déliquescence
Le Liban voit ses projets d’investissement suspendus ou abandonnés face à une administration paralysée par l’instabilité juridique et la lenteur bureaucratique. Les infrastructures essentielles, comme les réseaux d’eau, pâtissent d’un manque criant d’entretien. Le recours aux partenariats public-privé, pourtant envisagé comme solution, est bloqué par l’opacité des marchés et l’absence d’un cadre contractuel fiable.
Déficit public libanais : entre blocage fiscal et pari risqué sur la collecte
Le Liban fait face à un déficit budgétaire record, représentant 33 % du PIB. Privé de nouvelles ressources fiscales et d’un appui international suspendu, le gouvernement mise sur une amélioration hypothétique de la collecte pour stabiliser ses finances. Cette stratégie, perçue comme un pari risqué, révèle l’ampleur des blocages politiques et administratifs. Les perspectives d’un redressement durable s’éloignent sans refondation du pacte fiscal et engagement institutionnel fort.
Euro-obligations libanaises : statu quo persistant sur le marché, dans l’attente d’un accord avec...
Le marché des euro-obligations libanaises reste figé à 17,2 cents par dollar, malgré un rebond de +187 % depuis septembre 2024. Cette inertie reflète une attente tendue d’un accord avec le FMI et d’un cadre clair de restructuration. Les investisseurs internationaux se tiennent à l’écart en raison d’un manque de réformes concrètes, alors que les prix actuels intègrent déjà un optimisme fragile. Sans percée institutionnelle, le risque de rechute demeure.
La Banque du Liban augmente ses réserves en devises de 1 milliard USD depuis...
La Banque du Liban a augmenté ses réserves en devises de 1,038 milliard USD depuis janvier 2025, atteignant 11,2 milliards USD mi-mai. Toutefois, cette hausse est contrebalancée par une baisse de 922 millions USD de ses réserves d’or. Si ce signal rassure à l’international, le marché intérieur reste tendu avec un bond de la monnaie en circulation et des taux interbancaires. Sans réformes structurelles, ces gains pourraient rester transitoires.
Banque du Liban : pouvoir sans contrôle et rupture avec le FMI
Le Liban fait face à une crise bancaire aggravée par une gouvernance opaque de sa Banque centrale et la rupture de confiance avec le FMI. L’absence de réformes, la concentration des pouvoirs et le gel des financements internationaux plongent le pays dans une impasse économique sans précédent. Déposants piégés, dette incontrôlée, institutions paralysées : la crise révèle l’ampleur du défi structurel que le Liban doit affronter pour restaurer sa souveraineté monétaire.
Emplois en crise et inflation structurelle : le marché du travail libanais sous tension
Le chômage des jeunes au Liban atteint 43 %, poussant des milliers de diplômés à l’émigration. L’économie est paralysée par la hausse des coûts de production et des matières premières, touchant particulièrement les secteurs industriel et agricole. L’inflation des biens de base fragilise les ménages, tandis que l’absence de régulation efficace empêche toute stabilisation. Le marché du travail s’effondre, aggravant l’exode des compétences et la fracture sociale.
Banque du Liban : entre hégémonie monétaire et désorganisation institutionnelle
La Banque du Liban est de nouveau au cœur des critiques pour son autonomie excessive dans un contexte de crise monétaire aiguë. L’absence de coordination avec le ministère des Finances et les autres régulateurs alimente un climat de désorganisation institutionnelle. Le taux de change s’effondre, les mesures ponctuelles restent inefficaces, et la transparence fait défaut. Des experts dénoncent une gouvernance opaque masquant un effondrement monétaire progressif par des artifices comptables.




















