Electricité du Liban affiche 55,2 millions USD de pertes opérationnelles en février 2025, avec...
Electricité du Liban a affiché 55,2 millions USD de pertes en février 2025. Sa production a chuté de 17 %, et son taux de recouvrement est tombé à 17,1 %. Subventionnée par le Trésor, EDL ne couvre qu’une part marginale des besoins électriques du pays. Faute de réforme, elle pèse lourdement sur les finances publiques. Les institutions internationales pointent son inefficacité comme un obstacle majeur à toute relance économique viable.
Prélèvements, injustices et propagande : comment la fiscalité libanaise pénalise les plus vulnérables
Le système fiscal libanais repose sur des impôts indirects qui pénalisent les plus vulnérables, tandis que les élites économiques échappent largement à la contribution commune. Faute de services publics efficaces, la population paie sans contrepartie. La parole médiatique, influencée par les banques, façonne un discours qui bloque toute réforme équitable. La perception de l’impôt comme injustice alimente le rejet, la fraude et la fragmentation sociale, révélant une rupture profonde du contrat fiscal.
Indicateurs monétaires M1 à M4 : comprendre les déséquilibres structurels de la liquidité libanaise
La masse monétaire M2 au Liban a augmenté de 20,5 % au premier trimestre 2025, dans un contexte de stagnation du crédit et d’inefficacité monétaire. Les agrégats M1 à M4 montrent une expansion nominale sans effet sur l’activité réelle. La dollarisation massive, l’absence de politique monétaire fonctionnelle et la paralysie bancaire contribuent à un déséquilibre structurel de la liquidité. La circulation informelle de devises échappe aux canaux classiques, affaiblissant les instruments de régulation.
Tarification sauvage : comment les hausses de prix étranglent les ménages libanais
La hausse incontrôlée des prix au Liban en juin 2025 frappe durement les ménages. L’inflation galopante, l’absence de régulation et la spéculation sur les biens essentiels mettent à mal le quotidien. Entre stockage illégal, absence de contrôle public et tarification en devises, la population s’enfonce dans la précarité. Cette spirale témoigne d’un effondrement systémique où l’État semble impuissant face à la loi du marché.
Réforme bancaire, rigueur budgétaire et soutien extérieur : ce que le FMI attend vraiment...
Le FMI exige du Liban une réforme complète de son secteur bancaire, un cadre budgétaire rigoureux pour 2026, et des engagements clairs sur la gouvernance. La restructuration de la dette, la consolidation des recettes fiscales et la transparence institutionnelle sont indispensables pour débloquer un soutien international. La mission du FMI réaffirme que la stabilité économique passe par des décisions structurelles urgentes et une coopération renforcée entre autorités locales et partenaires internationaux.
La diplomatie iranienne réaffirme sa présence au Liban tout en appelant à un dialogue...
La visite du ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi à Beyrouth marque une volonté de Téhéran de redéfinir ses relations avec le Liban. En affirmant son soutien à la souveraineté libanaise et en privilégiant les relations étatiques, l'Iran semble adopter une approche plus institutionnelle. Cette démarche intervient alors que des discussions nationales sur le désarmement du Hezbollah émergent, dans un contexte de négociations nucléaires tendues entre l'Iran et les États-Unis.
Joseph Aoun : entre consensus et mise en garde, un président en quête d’équilibre
Joseph Aoun, président du Liban depuis 2024, poursuit une stratégie de stabilité. Entre appels au dialogue, silence sur certains dossiers sensibles, et diplomatie mesurée, il s’impose comme une figure d’équilibre. Ancien chef de l’armée, il capitalise sur sa popularité pour maintenir la cohésion nationale. Son positionnement modéré, parfois critiqué comme trop prudent, lui permet de conserver un rôle central dans une scène politique libanaise fragmentée et sous tension.
Retour de Le Drian : diplomatie française, nouveaux équilibres et résistances locales
La visite de Jean-Yves Le Drian au Liban en juin 2025 marque une nouvelle tentative de médiation française. Si Paris espère relancer les négociations politiques et institutionnelles, sa démarche rencontre des résistances locales. Le Drian prône une approche inclusive, mais fait face à la méfiance de plusieurs partis. Entre volonté de stabilisation, critiques d’ingérence et attentes internationales, la diplomatie française cherche à maintenir son influence dans un paysage libanais profondément fragmenté.
Entre trêve politique et méfiance stratégique : Nawaf Salam face à l’épreuve du Hezbollah
La rencontre entre Nawaf Salam et le Hezbollah, décrite comme une tentative de construction de confiance, illustre l'impasse institutionnelle du Liban. Entre pressions internationales pour le désarmement et réalités politiques internes, l'État peine à affirmer son autorité face à une formation politico-militaire enracinée. Cette trêve fragile, dépourvue de réels engagements, révèle un pouvoir divisé sur les questions de souveraineté, de sécurité et de légitimité armée.
Les dépôts bancaires en devises atteignent 88 milliards USD malgré le règlement soutenu des...
Au premier trimestre 2025, les dépôts bancaires en devises au Liban ont atteint 88 milliards USD malgré la poursuite du règlement des lollars. En parallèle, les dépôts en livres progressent à 870 millions USD. La dollarisation reste extrême et les fonds propres poursuivent leur recul. Toutefois, la liquidité en devises s’améliore à 5,7 milliards USD et les euro-obligations bancaires atteignent 2,3 milliards USD. La balance des paiements affiche un excédent réel de 1,2 milliard USD.
Désarmement des camps palestiniens : tensions entre promesses, pressions et réalités
Le désarmement des camps palestiniens au Liban, prévu pour mi-juin, suscite des tensions après une demande de report formulée par l’OLP, invoquant l’absence de mécanismes clairs. La déclaration de Samir Geagea accusant le Hezbollah de blocage politise davantage le dossier. Tandis que le gouvernement tente de préserver l’équilibre sécuritaire, l’absence de calendrier crédible et les pressions croisées remettent en question la faisabilité d’un désarmement consensuel et ordonné.
La confiance des Libanais envers leur système bancaire s’effondre à 7 %, selon Arab...
Selon le rapport 2024 d'Arab Barometer, la confiance des Libanais envers leur système bancaire est au plus bas, avec seulement 7 % exprimant une confiance élevée ou très élevée. Cette défiance s'étend à d'autres institutions, telles que le gouvernement et le système judiciaire. La crise économique persistante, l'opacité des institutions financières et la perception généralisée de la corruption alimentent cette méfiance, compromettant l'inclusion financière et la stabilité économique du pays.
Le Liban enregistre un excédent réel de 1,2 milliard USD au T1 2025 dans...
La balance des paiements libanaise affiche un excédent nominal de 5,4 milliards USD au T1 2025, mais 4,2 milliards proviennent de la revalorisation comptable de l’or. Le solde réel s’établit à 1,2 milliard USD, principalement alimenté par les transferts privés. Ce chiffre masque une économie toujours fragile, sans redressement structurel. Le besoin d’un cadre macroéconomique crédible reste urgent pour consolider les équilibres extérieurs.
Médicaments falsifiés au Liban : l’arrestation du frère d’Ali Hassan Khalil met la classe...
L’arrestation de Mohammad Khalil, frère du député Ali Hassan Khalil, dans l’affaire des médicaments anticancéreux falsifiés, secoue la classe politique libanaise. Sa détention et la fuite de son épouse, désignée comme la principale responsable, jettent une lumière crue sur les failles du système sanitaire. Le mouvement Amal se retrouve fragilisé, tandis que Nabih Berri prend ses distances. La justice semble vouloir affirmer son indépendance dans une affaire hautement sensible.





















