La progression des mouvements issus de la société civile et des candidats indépendants indique des voies  pré-électorales bien particulières. Elles exposent une façon radicalement différente du va de soi agréé et orchestré pour des grands pères, des fils et des familles de politiciens. Le changement de cap serait d’assumer la responsabilité d’une fonction telle qu’elle se définit, la crédibilité de la parole par des actes et la bonne réputation selon les degrés de convenances et de performances au service du travail bien accompli.

Cependant, au delà des accusations et des avant-gardes prometteuses, l’indicateur le plus flagrant de la catastrophe où nous sommes n’est ni le nombre de suiveurs cuisinés puis répartis dans des régions, ni la courbe des nouveaux venus qui sont désormais le seul espoir potentiel de changement.

Il s’agit surtout de considérer que d’ici le délai fixé pour les prochaines élections parlementaires et bien après, l’espace de souffrance psychologique, physique et financière d’une grande part de la population reste étranger à tant de ceux qui pourraient les représenter!

On parle au nom des besoins du libanais tous  les jours et on décide pour lui. Mais connaissons nous ses états, l’impensable logistique de son quotidien, le poids des multiples handicaps, de son silence et de ses propres vécus?!. On y correspond les justificatifs de nombreux hauts responsables qui se vantent encore de désigner des accords préparés sans avoir concerté des personnes concernées et appropriées. Des résultats bâclés, incomplets, inadéquats vont conduire nécessairement à des injustes applications, des réactions justifiées et des révisions obligées. On nous répète, à chaque cumul de retard qu’il “est temps d’appliquer” les justes principes, les devoirs légitimes, les règles d’excellences et les droits légitimes du citoyen. D’autre part, les décisions restrictives vont bon train et le gouffre socio-économique des gens se creuse encore plus! Eux doivent encore payer, non seulement les conséquences des erreures d’incompétents responsables mais aussi, ce qui leur reste à court terme et à haut taux. On va nous offrir de respirer une politique socio-économique où les mesures contre les corruptions sont voulues balbutiantes dans un environnement de plus en plus provoqué et toxique!!

Attention aux nouveaux venus!
“Nous avons entendu, mais nous ne changerons rien, nous avons pour nous la légitimité démocratique, nous avons été élus pour mener la politique que nous menons», répètent à l’envie les gouvernants, assurés de la position dominante que leur donnent le sens et l’exercice des responsabilités.” Marc Crépon, Philosophe à l’ENS, Libération 2017.

Joe Acoury.

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