Je parle de la mère libanaise qui, privée d’un de ses droits essentiels, se trouve incapable d’accorder la nationalité à ses enfants; La discrimination dans la loi actuelle sur la nationalité au Liban l’oblige de prendre la file, comme une étrangère, chaque fois qu’elle veut faire les formalités des cartes de séjour à ses enfants.

Je parle de la mère libanaise qui, une fois divorcée après de longues démarches au coût exorbitant et prohibitif, crie vainement sa colère chaque fois qu’elle réclame son droit sur ses enfants dont elle a été privée, au profit du père, au nom de lois rétrogrades.

Je parle de la mère libanaise qui, après avoir fait le tour des pharmacies, se tourne inévitablement vers le marché noir pour pouvoir acheter du lait infantile.

Je parle de la mère libanaise, qui au lieu d’ essayer de continuer à vivre, se bat chaque jour pour trouver la vérité et obtenir la justice six mois après la mort de son enfant – victime – dans les explosions de Beyrouth.

Je parle de la mère libanaise, qui malgré les marques de temps qu’elle porte sur le visage, poursuit courageusement et sans ennui son combat quotidien depuis des décennies : la revendication du sort de son fils détenu ou disparu depuis la guerre.

Je parle de la mère libanaise qui, en dépit de tout cela, demeure déterminée, pétillante, décidée…belle.
GMM

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