Cher monsieur le Président,
je regarde la photo dans laquelle vous vous semblez en « agréable »  compagnie du président syrien Bachar el Assad, à l’occasion du défilé militaire koweitien. Je vous félicite. Vous avez l’air heureux, souriant, relaxé, malgré tous les problèmes que vit le pays, dont vous êtes président, le Liban,  et son peuple.
Mais, je réfléchis 2 minutes, et je me pose une question. De quoi êtes-vous entrain de parler au moment où le photographe a  figé cette photo.
Serait-il possible pour libanais de savoir, quelles paroles de Mr Assad, ont dessiné sur votre visage ce sourire?
Avez- vous parlé des prisonniers libanais en Syrie entre autres? Ou c’est un dossier que vous avez effacé à jamais de votre agenda?
Nous, de nombreux libanais au Liban et dans le monde, souhaiterions avoir des nouvelles à ce sujet. Ne serait-ce qu’une lueur d’espoir, ou le deuil à jamais pour ces familles qui se trouvent dans un tunnel sans lumière depuis des années.
Je vous prie, Mr le président, de vous mettre à la place d’un papa qui a perdu son enfant, que votre épouse  se mette à la place d’une maman à qui on a enlevé ses enfants, que vos propres enfants, imaginent un seul instant, que leur papa se trouve enfermé dans une cellule, quelque part, sur terre syrienne.
Je suis consciente de la complexité du problème. « La diplomatie », me diriez-vous. Mais, comme un Tribunal  International a été installé pour l’investigation et la mise en cause des assassins de feu Mr Rafic Hariri,  peut-être, faudrait-il faire appel à la ligue des droits de l’homme pour une investigation profonde et détaillée sur les libanais enlevés arbitrairement  et emprisonnés.
Nous savons tous, Mr le Président, que  quelques libanais sont sortis des prisons syriennes dans les dernières années. Aussi, nous savons tous qu’il existe encore des libanais emprisonnés en Syrie. Nous savons tous aussi, que ce dossier est un sujet « tabou ».
Votre position en tant que Président de la République libanaise, même si depuis les maudits accords de  Taêf, le pouvoir du président a été réduit,  et votre devoir en tant que représentant du peuple libanais, vous mettent dans la presque obligation d’informer sur ce dossier. Une réponse, négative soit-elle  ou positive, mais une Réponse.
Merci.

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