Une mauvaise nouvelle pour le financement des déficits publics, les profits des 14 premières banques libanaises ont chuté de 6.6% durant la première moitié de l’année 2019. Cette chute affecterait également les dépôts auprès de ces établissements, indique un rapport publié par Bankdata Financial Services.

Par ailleurs, les établissements bancaires tentent de limiter leurs expositions aux risques inhérent à la crise économique en diminuant leur masse salariale et les prêts en livre libanaise…

Les bénéfices nets ont en réalité diminué de 6,6% au premier semestre de 2019 par rapport à la même période de l’année dernière. Les bénéfices intérieurs, qui représentent 85% des bénéfices consolidés, ont diminué de 8,1% au cours du premier semestre. Bien que les dépenses d’exploitation aient diminué de 3,3% dans le contexte des efforts de maîtrise des coûts des banques Alpha, le bénéfice d’exploitation s’est contracté de 8,2%, sous l’effet de la baisse de 11,3% du revenu net d’intérêt et de la contraction de 4,3% du produit net des commissions.

Facteur rassurant cependant, les actifs consolidés des banques Alpha sur leurs marchés intérieur et extérieur ont atteint 263,9 milliards de dollars à la fin juin, enregistrant ainsi une légère croissance de 1,6% au premier semestre de 2019, en partie grâce aux activités d’ingénierie financière menées par la Banque centrale avec les banques libanaises, de 2,2%, alors que les entités étrangères des banques libanaises ont enregistré une contraction de 1,8% sur la période

Les profits des banques alpha ont cependant baissé alors que le coût salarial de ces établissements a baissé. Ainsi, le nombre d’employés travaillant pour les banques alpha aurait diminué de 405 personnes, dont 304 au Liban même et 101 à l’étranger.

Contraction des dépôts privés et des prêts

Les dépôts de la clientèle ont connu une légère contraction au cours du premier semestre, tandis que les comptes fiduciaires ont enregistré une croissance de 10,5% sur la période. En fait, les dépôts consolidés se sont contractés de 0,8% sur la période, sous l’effet de la baisse des dépôts nationaux de 1,3% alors que les dépôts des entités étrangères ont augmenté de 2,4%.

La contraction la plus importante a été cependant celle des prêts consolidés (moins 6,3% sur le premier semestre), les banques Alpha suivant une stratégie de réduction des risques dans le contexte actuel de crise économique, avec une réduction de 7,5% des prêts intérieurs et de 2,6% des prêts accordés aux entités étrangères.

La dollarisation accrue des dépôts bancaires

Au niveau de la structure monétaire, le premier semestre a été marqué par une nouvelle hausse de la dollarisation des dépôts, qui a atteint son plus haut niveau en une décennie. Alors que les dépôts intérieurs en devise étrangère ne se contractaient que de 0,4%, les dépôts domestiques de LP [livre libanaise] chutaient de 3,2%. Parallèlement, les emprunts intérieurs en faveur des pays tiers ont diminué de 10,6% au cours du premier semestre, ce qui a favorisé la dollarisation des emprunts.

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