Le Premier Ministre Saad Hariri s’est déclaré optimiste quant aux résultats des négociations israélo-libanaises portant sur la délimitation des frontières maritimes et terrestres entre les 2 pays. Il s’est également déclaré en faveur de la médiation américaine à ce sujet.

Après une rencontre avec le secrétaire d’état américain, Mike Pompeo, le premier ministre a estimé que le résultat de ces négociations pourrait intervenir dès septembre. Pour sa part, le responsable américain a déclaré espérer voir des “des discussions portant sur le fond, concernant des questions importantes, dont la résolution serait très bénéfique pour le Liban et pour la région au sens large”.

Une zone de plus de 800 kilomètres carrés se trouve être revendiquée par les 2 pays.
Une partie des blocs libanais 8, 9 et 10 se trouvent ainsi au centre de la polémique.
La situation s’est aggravée par la découverte d’un potentiel important de gisements gaziers et pétrolier dans cette zone.
Le Liban indique disposer de cartes prouvant que la zone lui appartiendrait. Par ailleurs, la ligne Hoff du nom du médiateur américain qui s’était déjà saisi du dossier en 2011, accorde 560 kilomètres carrés au Liban et le solde à Tel Aviv.
Ainsi en février 2019, les autorités libanaises ont informé Rex Tillerson accompagné par l’envoyé spécial américain au Proche Orient, David Satterfield, avoir rejeté ce plan.

Ces négociations visent à éviter un conflit entre les 2 pays alors que Beyrouth et Tel Aviv envisagent tous 2 l’exploitation des richesses pétrolières et gazières potentielles dans leurs zones économiques respectives. Cependant, les revendications des uns et des autres pourrait décourager cette exploitation. Le dernier conflit entre les 2 pays est intervenu en 2006 et s’est achevé avec l’adoption de la résolution 1701 du Conseil de Sécurité de l’ONU.

À l’origine, ces négociations devaient débuter au mois de juin. Cependant, les autorités israéliennes refusaient que l’ONU, tout en hébergeant les délégations libanaises, israéliennes et américaines, soit co-médiatrice aux côtés de Washington.

Saad Hariri semble ainsi faire quelque peu marche arrière concernant le rôle de l’ONU, acceptant la seule médiation des Etats-Unis.

Par ailleurs, le secrétaire d’état américain a également abordé la question du Hezbollah, considéré comme mouvement terroriste par Washington. Des sources américaines indiquent que des sanctions pourraient prochainement être prises à l’encontre du mouvement chiite et de ses sympathisants, provoquant des inquiétudes notamment au niveau du système financier libanais.

Mike Pompeo, tout en réaffirmant son soutien à la sécurité et à la stabilité du Liban, a indiqué avoir de sérieuses inquiétudes vis-à-vis du rôle du Hezbollah. Il a également assuré que les sanctions américaines le visant se poursuivront.

Pour sa part, le Premier Ministre Libanais a indiqué oeuvrer afin d’épargner au Liban tout impact négatif de ces sanctions américaines contre le Hezbollah, reconnaissant que la position américaine à ce sujet demeure inflexible.

Il a également souligné les violations israéliennes continues de la résolution 1701 du Conseil de Sécurité de l’ONU, qui avait permis la conclusion d’un cessez-le-feu lors du conflit de juillet 2006.

Pour plus de précisions

Ainsi, les fermes de Chébaa pourraient constituer le point d’achoppement principal entre les 2 pays.

Selon l’état hébreu, elles font parties de ce plateau annexé en 1981 par Israël et dont la souveraineté israélienne a été reconnue par le Président Américain Donald Trump. À l’issue du retrait israélien de mai 2000, les Nations Unis ont également considéré ce territoire comme faisant partie de la Syrie, alors que les habitants de la région possèdent des biens depuis l’époque ottomane de ce territoire enregistrés auprès du cadastre de Saïda, au Sud Liban et estiment, avec le Liban, ce territoire comme appartenant au Pays des Cèdres.

Les autorités libanaises indiquent être en possession de cartes dont certaines issues des autorités mandataires françaises montrant que ce territoire leur appartient.

Outre les fermes de Chébaa, Beyrouth accuse Israël de toujours occuper une partie de son territoire, dont les fameuses collines de Kfarshouba, la partie libanaise du village de Ghajar village à l’origine occupé par des personnes appartenant à la communauté druze syrienne et qui s’est développé pour 1/3 de sa superficie actuelle en territoire libanais à la faveur de l’occupation du Sud Liban de 1978 à 2000. Ces derniers ont été depuis naturalisés israéliens.

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