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Le Liban confirme des failles humaines et économiques si longtemps cumulées. Elles ont abouti à perpétuer des semblants de citoyens, des façades de responsables et des  convenances aux opportunités dans les secteurs publics et privés. Le rapport à la citoyenneté a été conjointement gardé sous la tutelle des ententes apparentes et des services sous jacents.

Cet inextricable sous engagement de faux citoyens et de tant de rapaces dits représentants perdure jusqu’à ce jour. Ainsi c’est bien ce même libanais qui privilégie le leitmotiv des plaintes et l’exigence d’être servi de suite. On le rencontre dans des espaces de vie et de travail de plus en plus réservés ou chaotiques. Dans les divers contextes, officiels et politiques, publics et privés, civils et religieux il continue de défendre un magnifique pays des Cèdres en dérive et ce, à travers les meilleures intentions verbales et affectives.

C’est bien là où concourent des politiciens prêts à s’entendre quand les affaires battent de l’aile et quand les caisses publiques ne se remplissent toujours pas.

Eux demeurent absents du poste assumé quand la gouvernance consensuelle est la règle ordinaire. Néanmoins, ils répondent toujours présents afin de prévaloir des stratégies où fusent les manigances verbales prometteuses, accusatrices ou ponctuellement conciliantes.

Le discours utilisé reste cependant d’un mauvais cru. Celui du savoir unilatéral qui pense et parle au nom des autres. Il est censé tranquilliser “les gens” car “le pays tient bon”. Évidemment, il ne faudrait tenir compte de tout recours “populiste” mais des lumineuses intelligences décidées à tour de rôle.

Pour des personnages déconnectés de la pratique et de la participation citoyenne, la rescousse du pays se résume par cet acte:Le pouvoir exceptionnel des mots qui sert à enseigner aux libanais comment agir pour comprendre et comme faire pour s’appliquer en classe alors que beaucoup parmi nous sombrent déjà de par leurs immaturités citoyennes, leurs absences, leurs soumissions aux médiocrités, leurs inconséquences et leurs abstentions dans l’inconnu ou dans le noir total ! 

La verticalité n’existe que pour sauver tout individu en mal de reconnaissance.Il la manie selon la prévalence arbitraire au lieu de convenir à des rapports utiles où le dialogue, continu, ouvert et fructueux, se passe de la ferveur expressive pour composer des réponses tangibles avec des mentalités différentes, proactives et constructives ! 

Les fausses traditions se suffisent du déballage des formes et des parades obligées. Les vrais et les valeureux héritages perdurent par la présence effective de toutes celles et ceux qui inspirent confiance par des actes justes et des exemples bienveillants !
Les premiers signes d’un espoir inespéré émanent d’une réelle compassion partagée.

Elle ne requiert que de nous dissocier de nos cloisonnements afin de devenir enfin des êtres humains déterminés grâce à une raison honnête et à la volonté de servir gratuitement tant d’autres. Ceci dit, à quand des gestes généreux visibles vers une population qui gémit de faim, de froid et de tant de vides humains et matériels et ce, au delà des habits soignés, des apparences ciblées et médiatisées, du savoir avisé, des cohabitations distantes et des coexistences de nom ?

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